Tu marcheras sur l'eau

Publié le par Adriana Evangelizt

A propos d'un film sorti en 2004... où il est question du Mossad...

Tu marcheras sur l'eau


Eyal est un agent du Mossad. Sa mission est de retrouver la trace d'un ancien officier nazi, Alfred Himmelman. Pour mener son enquête, il va servir de guide touristique au petit-fils d'Himmelman, Axel, venu en Israël rendre visite à sa soeur. Celle-ci vit en effet dans un kibboutz depuis qu'elle s'est brouillée avec sa famille. Axel veut essayer de la convaincre de revenir avec lui en Allemagne pour l'anniversaire de leur père.Malgré leurs personnalités contrastées, Eyal sympathise avec Axel. Même si parfois le machisme et le conservatisme d'Eyal se heurtent aux vues libérales d'Axel, en particulier quand ce dernier lui révèle qu'il est homosexuel. S'installent alors des relations tendues entre les deux hommes.Alors qu'Axel rentre en Allemagne sans sa soeur, le Mossad suspecte l'ex-nazi Himmelman de vouloir refaire surface pour la fête d'anniversaire du père d'Axel…

Réalisé par Eytan Fox

Avec Lior Ashkenazi, Knut Berger, Caroline Peters

Film britannique, israélien, allemand. Genre : Drame, Policier

Durée : 1h 44min. Année de production : 2004

Titre original : Walk on water



« tu marcheras sur l'eau » ou comment ne pas être un juste

par Laurent le vaguerèse

 


S'il est un cri qui retentit depuis la nuit des temps et se répète chaque jour sorti de mille voix c'est bien celui qui appelle à la justice qu'elle soit des hommes ou, qu'en désespoir de cause elle soit réclamée aux Dieux. Elle anime les foules qui battent le pavé et sort de la bouche de l'enfant et de l'adolescent en un cri de révolte qui résonne comme un appel « C'est pas juste »

Car s'il est bien un constat que chacun de nous fait au jour le jour c'est bien qu'en effet dans la vie, « c'est pas juste » et il nous faut prendre la mesure de cette donnée incontournable. Les actions les plus vertueuses se retrouvent ignorées ou reçoivent en retour une récompense inverse de celle attendue alors que nos faits les plus méprisables sont souvent appréciés voir loués et nous apportent des bénéfices tout à fait indus. Les religions l'ont bien compris qui dès l'origine ont promis aux hommes la récompense pour leur conduite vertueuse. Car si comme Job sur terre le fruit des bonnes actions peut se retourner contre son auteur jusqu'à le plonger dans l'abîme et les catastrophes en tout genre, fruit de la volonté insondable du Tout-puissant, il n'en sera pas de même au ciel ou le méchant sera puni et le juste récompensé.

 



Les Égyptiens pour leur part pesaient les âmes. Il en est de multiples représentations dont certaines se trouvent au musée du Louvre ou l'on peut les admirer à loisir, mais aussi au sein du papyrus dénommé « le livre des morts ». La psychostasie dont les Grecs puis les chrétiens se sont évidemment inspirés pour la représentation du jugement dernier figure l'image de la balance dont la justice reprendra le symbole pour bien marquer que sa fonction s'inspire dans son principe de celle des Dieux, même si au quotidien il faut être bien fou pour se laisser prendre à un tel subterfuge.

Sur la figuration du livre des morts l'âme (représenté par le cœur est mise en balance par Anubis, gardien de la mort, et celui-ci en vérifie la justesse. Thoth, le scribe se contente de noter le verdict. En arrière figure le monstre Ammit »dévoreur de la mort » dont l'aspect suffit à effrayer le plus brave. Au-dessus de la scène douze des principaux dieux juge siègent devant une table d'offrande.

De tout ceci que reste-t-il au bout d'une vie. Parfois seulement un désir inexpugnable de meurtre et de vengeance. C'est celle que poursuit le père d'Eyal, dont l'unique pensée va à ce vieillard qui vit en amérique du sud et qui fût responsable de la mort de tant de juifs en Allemagne et qui plus est de ses propres parents. Eyal lui, de cette histoire ancienne, il n'a que faire. Ce qui lui reste ce n'est plus l'objet de la haine c'est la haine elle-même. C'est un agent du Mossad israélien qui se contente de faire froidement et impeccablement son travail qui consiste à tuer les nouveaux ennemis du peuple juifs les Palestiniens du Hamas. Mais la mort le guette à son retour d'une mission réussie. Sa femme s'est suicidée en laissant un mot : tu sèmes la mort chez tous ceux qui t'approchent ; dès lors la machine de la haine se fendille et le voici confronté aux questions de la vie qui jusque-là l'ont épargné. L'idéalisme d'un Israël devenu désuet avec ses danses folkloriques et ses kibboutz ou les jeunes allemands viennent soutenir un idéal disparu ou bien enfoui. Ce jeune allemand petit fils du tortionnaire et qui plus est homosexuel qui décidément dérange toutes ses idées sur l'humanité et la vie.

Que ce film par l'entremêlement de ses thèmes ou la violence est partagée par tous les peuples mais s'exprime de façons différentes, nous fasse simplement réfléchir et peut–être, pour les plus déraisonnables d'entre nous, espérer n'est pas une mince réussite. Car si la justice n'est pas de ce monde vouloir à tout prix qu'elle le soit ne peut nous conduire à l'évidence qu'aux pires catastrophes.

Sources : Oedipe org

. Il en est de multiples représentations dont certaines se trouvent au musée du Louvre ou l'on peut les admirer à loisir, mais aussi au sein du papyrus dénommé « le livre des morts ». La dont les Grecs puis les chrétiens se sont évidemment inspirés pour la représentation du jugement dernier figure , même si au quotidien il faut être bien fou. Sur la figuration du livre des morts l'âme (représenté par le cœur est mise en balance par , gardien de la mort, et ., le scribe se contente de noter le verdict. En arrière figure le monstre »dévoreur de la mort » dont l'aspect suffit à effrayer le plus brave. Au-dessus de la scène douze des principaux dieux juge siègent devant une table d'offrande. De tout ceci que reste-t-il au bout d'une vie. Parfois seulement un désir inexpugnable de meurtre et de vengeance. C'est celle que poursuit le père d'Eyal, dont l'unique pensée va à ce vieillard qui vit en amérique du sud et qui fût responsable de la mort de tant de juifs en Allemagne et qui plus est de ses propres parents. Ce qui lui reste ce n'est plus l'objet de la haine c'est la haine elle-même. Mais la mort le guette à son retour d'une mission réussie. Sa femme s'est suicidée en laissant un mot : dès lors la machine de la haine se fendille et le voici confronté aux questions de la vie qui jusque-là l'ont épargné. ou les jeunes allemands viennent soutenir un idéal disparu ou bien enfoui. Ce jeune allemand petit fils du tortionnaire et qui plus est homosexuel qui Que ce film par l'entremêlement de ses thèmes ou la violence est partagée par tous les peuples mais s'exprime de façons différentes, nous fasse simplement réfléchir et peut–être, pour les plus déraisonnables d'entre nous, espérer n'est pas une mince réussite. Sources :

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