Al Qaïda : l'omerta est rompue

Publié le par Adriana Evangelizt

Al Qaïda : l’omerta est rompue

Me Alan M. Dershowitz plaide dans le Jerusalem Post contre le prince régent Abdallah d’Arabie saoudite. Il l’accuse de développer l’antisémitisme dans son pays pour protéger les membres de la famille royale impliqués avec les terroristes d’Al Qaïda. Ce faisant, il commet une grave erreur stratégique : jusqu’à présent, la presse occidentale rapportait en les caviardant les propos du prince et l’opinion publique ignorait leur véritable teneur. En les révélant, Me Dershowitz ne peut que susciter le soupçon de manipulation médiatique et développer l’incrédulité. Les agences de presse atlantistes se sont appliquées jusqu’ici à indiquer qu’Abdallah avait dénoncé la main d’Al Qaïda derrière les attentats et émeutes qui viennent de secouer le royaume. Elles se sont bien gardées d’indiquer que le régent avait explicitement déclaré que, selon ses informations, fiables à 99 %, Al Qaïda n’est pas une organisation islamiste, mais une manipulation du Mossad. Certains de ses conseillers ont complété le message en indiquant que le Mossad agissait ici en sous-traitance de la CIA.

« Les boucs émissaires des Saoudiens »

Auteur Alan M. Dershowitz

Source Jerusalem Post (Israël)

Référence « Saudi scapegoating », par Alan M. Dershowitz, Jerusalem Post, 30 juin 2004.

Résumé Ce n’est pas étonnant que les Saoudiens ne trouvent pas les terroristes qui décapitent, tuent par bale, posent des bombes ou organisent des kidnappings dans leur pays : ils cherchent au mauvais endroit et les mauvaises personnes. En effet, le prince régent Abdallah a attribué les attaques sur le royaume au « sionisme »et aux « disciples de Satan » (il faut comprendre par là les chrétiens et les juifs, les Américains et les Israéliens). Toutefois, les sionistes restent pour lui les principaux responsables.

Ce n’est pas une tocade d’un dirigeant isolé car le ministre des Affaires étrangères saoudien a également affirmé que les réseaux sionistes disséminés dans le monde menaient une campagne contre l’Arabie saoudite. Les autorités syriennes ont également ce type de discours et ils ont récemment accusé le Mossad d’être derrière une tentative de meurtre d’un dirigeant du Hamas dans un camp de réfugiés sur leur territoire. À les croire, les sionistes et le Mossad sont derrière Al Qaïda et le terrorisme en général. Si c’est le cas, pas la peine de mener des enquêtes dans le royaume où presque tout le monde est anti-sioniste. Pourquoi regarder les liens de certains membres de la famille royale avec les terroristes ? Pourquoi regarder la haine des non-musulmans qui est enseigné dans les écoles saoudiennes ? Pourquoi s’intéresser aux sondages décrivant le soutien dont bénéficie Ben Laden ? Regardons plutôt le bouc émissaire traditionnel : les juifs.

La décapitation de Paul Johnson va pousser les autorités à s’intéresser à leurs extrémistes, mais ça ne durera pas car les combattre réellement reviendrait à devoir s’intéresser aux forces de sécurité du royaume et même à la famille royale. L’Arabie saoudite ne sera jamais une nation tant qu’Abdallah sera en poste. Elle restera une station à essence familiale, mais malheureusement le successeur d’Abdallah pourrait bien être pire.
 
Quel charmant endroit !
 
Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans AL QAÏDA

Commenter cet article