LA MANIPULATION DE LONDRES

Publié le par Nikita Colonna-Santana

LES ATTENTATS DE LONDRES

 

par WOTRACE

7 juillet 2005 : attentats à la bombe dans le métro et dans un bus de Londres - 56 morts et 700 blessés. Planifiés et organisés par les terroristes de l'infâme réseau israélicain* avec l'appui logistique du criminel Tony Blair, ces attentats servent à relancer la psychose anti-arabe et à "prouver" la "nécessité" d'une guerre permanente "contre la terreur islamiste".

Les larbins de la presse aux ordres, un peu en manque depuis Madrid, peuvent enfin s'en donner à coeur joie. Un exemple parmi beaucoup d'autres : un certain Alain Hertoghe, journaliste "indépendant" qui se faisait encore passer pour un "adversaire" de la guerre américaine en Irak un an plus tôt, appelle aujourd'hui, quelques heures après le massacre de Londres, à "l'union sacrée des dirigeants du G8" contre la "barbarie djihadiste" (lu sur Yahoo France). Alors que le monde bascule peu à peu vers une barbarie mondialisée qui n'a vraiment rien de "djihadiste", on ne soulignera jamais assez la responsabilité et la complicité des représentants des médias dans ce processus.


*Selon Associated Press, Benjamin Nétanyahou, ministre israélien des Finances, qui devait participer à une conférence dans un hôtel de Londres situé juste au-dessus d'une des stations de métro visées par les attentats, a été averti peu de temps auparavant et a annulé sa participation. Les autres médias, quand ils reprennent la nouvelle, la déforment complètement en prétendant que Nétanyahou a été informé après la première explosion et qu'Israël a prévenu les Britanniques avant les attentats. Sans s'attarder sur le manque de logique de cette "rectification", tout le monde est d'accord pour dénoncer une "théorie de la conspiration" forcément "antisémite". En revanche, le fameux "message d'Al-Qaïda" revendiquant la paternité des attentats est tout ce qu'il y a de plus "authentique". (L'ex-premier ministre Nétanyahou est une personnalité influente en Israël ; il était donc certainement au courant de ce qui se tramait, sans pour autant connaître les détails opérationnels comme l'heure et le lieu exact des explosions.)

Les "sites islamistes" qui ont revendiqué les attentats étaient en réalité hébergés au Maryland et au Texas.


What's Behind the London Attacks ?  par Matt Hutaff.



Al-Qu'eda or Al-a'diversion ?  par William Bowles, Global Research, Canada.


Les attentats de Londres sont à coup sûr le résultat d'une "opération hybride" faisant intervenir à la fois les services secrets (pour le choix des cibles, la préparation, l'assistance technique et le financement) et des groupes islamistes infiltrés ou créés de toutes pièces (pour la "main-d'oeuvre", les "colis" à transporter, les "traces" et autres "pistes" que révèlera "l'enquête" policière).

En pareil cas, si les services secrets font bien leur "travail" (on peut leur faire confiance), les fantassins du terrorisme ne s'aperçoivent pas qu'ils sont manipulés et croient agir pour la "bonne cause". A la limite, ils n'ont même pas conscience "d'agir". Ils prennent le métro comme chaque matin, avec leur petit sac à dos, sans savoir ce qu'il contient, tout simplement parce que "Mr. Ali" leur a demandé de le faire et qu'il faut bien rendre service. Et puis, au moment décisif, Ali est tout près d'eux sans qu'ils le sachent. Il reste sur le quai du métro tandis la rame disparaît dans le tunnel. Quelques secondes plus tard il appuie sur le bouton, et voilà que les "kamikazes" qui s'ignorent ont "frappé" pour le compte "d'Al-Qaïda". Ali (Chaïm de son vrai nom) peut faire son rapport et sera félicité par ses chefs - et peut-être même par le ministre. Voilà de l'avancement en perspective.

Cette façon de procéder peut varier selon les circonstances, le principe lui-même reste constant - lire ici ce que disait l'ancien ministre allemand Andreas von Bülow en janvier 2002 à propos des attentats du 11 septembre.

N'oublions pas que la devise du Mossad israélien est "By way of deception", c'est-à-dire par la ruse, par la tromperie. (Il est vrai que ces gens sont à la fois fiers de tromper le monde et "profondément indignés" lorsque quelqu'un - par définition un "antisémite" - ose venir le rappeler.)

Comme le fait remarquer Sacha Sher, historien et sociologue, sur son blog Ne plus faire fausse route, les informations les plus contradictoires s'entremêlent à propos de ces attentats. Ainsi, par exemple, huit jours après les explosions, alors que 42 des victimes n'étaient pas encore identifiées, on connaissait déjà les noms et adresses de tous les porteurs de bombes. Le hasard fait vraiment bien les choses.

Autre "coïncidence", signalée ici par le Réseau Voltaire : "Le 7 juillet 2005, Visor Consultants, une société spécialisée dans la 'gestion de crise', organisait un important exercice de simulation d'attentats terroristes, au même moment et au mêmes endroits que les véritables attentats, ce qui n'est pas sans rappeler les simulations qui ont permis aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington de neutraliser les procédures de sécurité du contrôle aérien." Les "terroristes musulmans" participaient-ils à ces "grandes manoeuvres", s'interroge Sacha Sher, leur avait-on fait croire qu'ils transportaient de faux explosifs que les agents de sécurité étaient censés trouver ?  On ne le saura sans doute jamais, mais la thèse est assez plausible...

Voulait-on, avec ces attaques terroristes, se donner un prétexte pour intervenir plus vite contre l'Iran ?  Le 31 mai, quelques semaines avant les attentats, George Galloway, député britannique indépendant, opposé à la guerre de Bush-Blair-Sharon, avait déclaré dans le "show radiophonique" d'Alex Jones, aux Etats-Unis : "Je suis persuadé que l'opinion publique est tout à fait en mesure d'empêcher une nouvelle agression comme celle qui se prépare contre l'Iran - à moins qu'un attentat terroriste organisé par le complexe militaro-industriel et imputé aux dirigeants de Téhéran, ne vienne tout changer." (Malheureusement, le 7 juillet, au Parlement de Londres, Galloway oublie ce qu'il a dit précédemment et accuse Al-Qaïda.)

Le journaliste américain Wayne Madsen, de son côté, écrit le 8 juillet : "Si, par hasard, on devait découvrir que du RDX/C4 a été utilisé dans les attentats, l'appareil de propagande des néo-cons pourrait rapidement passer de la piste Al-Qaïda à la piste iranienne, arguant que Téhéran dispose de très grandes quantités de cet explosif."  L'avenir dira ce qu'il en est...

En attendant, dans les jours qui suivent les attentats, les attaques contre les musulmans se multiplient un peu partout en Grande-Bretagne. On signale même plusieurs incendies de mosquées.

Le 11 juillet, il se trouve que la caste politico-médiatique "célèbre" le dixième anniversaire du "massacre" de Srebrenica, en Bosnie. Comme l'écrit à juste titre le journaliste allemand Jürgen Elsässer à cette occasion (dans le quotidien junge Welt) : "La presse a atteint un tel niveau de schizophrénie que le public est depuis longtemps incapable d'y voir clair. D'un côté (Srebrenica), on présente les musulmans comme des victimes par excellence ; de l'autre (attentats de Londres), ils sont tous classés dans la catégorie des 'natural born killers'. On offre simultanément au lecteur deux images totalement contradictoires de l'Islam : ici, cible innocente d'un 'fascisme' serbe particulièrement brutal ; là, source monstrueuse d'un 'fascisme' aussi brutal, voire plus brutal encore : 'l'islamo-fascisme'. Certains éditorialistes demandent même en toute innocence que l'on applique aux musulmans des mesures d'épuration ethnique semblables à celles dont se seraient rendus coupables les 'chefs serbes' de Bosnie Radovan Karadzic et Ratko Mladic. Une société islamique parallèle ne saurait être tolérée..."

Comme les attentats de Madrid, et comme tous les précédents, ceux de Londres obéissent à la fois à des objectifs internationaux et à des considérations locales. Au niveau purement britannique, ils ont pour but de consolider le pouvoir de Tony Blair, affaibli par les scandales* (malgré sa réélection**), de faciliter le renforcement du fichage systématique et de la surveillance policière dans le pays, et de désamorcer le mouvement pacifiste.

* Notamment l'affaire du Downing Street Memo. Le locataire du 10 Downing Street y exposait, en 2002, la nécessité pour son gouvernement de fabriquer une justification "légale" à l'invasion de l'Irak.

** En mai 2005, grâce au système électoral majoritaire à un tour, les travaillistes de Tony Blair (Labour) obtiennent 36 % des voix (contre 33 % pour les conservateurs et 23 % pour les libéraux-démocrates), mais raflent néanmoins 57 % des sièges. Si l'on considère qu'il y a eu 40 % d'abstentions, on voit que Blair n'est soutenu que par 22 % des Britanniques - et encore, beaucoup d'électeurs travaillistes n'ont pas voté "pour Blair" mais pour leur député du Labour. L'écrasante majorité de la population est contre la guerre et pour le retrait des troupes.

Pour ce qui est de la date des attentats, on ne peut s'empêcher de remarquer que le timing était presque parfait. Si les explosions s'étaient produites fin avril ou début mai, Blair aurait sans doute subi le sort de son collègue Aznar, et la ville de Londres n'aurait pas été choisie pour organiser les Jeux Olympiques de 2012, la décision étant tombée la veille des attentats. On peut seulement se demander pourquoi on n'a pas laissé aux Londoniens le temps de fêter leur victoire. Le Mossad voulait-il "prouver" que les islamistes sont sans pitié ?...

21 juillet - les docteurs de l'ordre nouveau soumettent la population anglaise à une vaccination de rappel contre le syndrome de l'oubli : quatre pétards explosent dans les transports en commun de la capitale. Par manque d'imagination ou pour frapper les esprits, on a encore une fois pris pour cible trois stations de métro et un autobus. La presse nous explique que, cette fois, les quatre "bombes humaines" ont raté leur coup. C'est comme ça dans le monde du terrorisme suicidaire : ou bien ça marche à 100 %, ou bien ça foire complètement...  Mais pour rendre service aux "enquêteurs", les "kamikazes" ont quand même laissé plein de traces partout. Scotland Yard les remercie...

Le lendemain, pour montrer qu'elle ne reste pas les bras croisés, la police britannique assassine en plein jour, de cinq balles dans la tête à bout portant, un jeune Brésilien "suspect" qui "donnait l'impression" de transporter une bombe. En fait, il n'avait pas de bombe sur lui, mais comme on l'avait pris pour un Pakistanais, il était bel et bien suspect. Le maire de Londres, Ken Livingstone, approuve et justifie cet acte de terrorisme d'Etat - et pourtant, il y a quelques jours, il était encore pacifiste.

Les commanditaires de la terreur ont d'ores et déjà atteint un de leurs objectifs : le mouvement anti-guerre anglais tourne à vide.


Une des caractéristiques du terrorisme actuel, c'est que personne n'a vraiment le temps d'analyser les incohérences de la désinformation officielle. A peine commence-t-on à se pencher sur un des attentats, que le suivant lui enlève déjà toute actualité. C'est ainsi que le 22 juillet, à Charm-el-Cheikh, en Egypte, plusieurs explosions tuent près de 90 personnes.

Les organisateurs du terrorisme-spectacle veulent que le public cesse de se poser les "mauvaises" questions. En multipliant les vraies attaques et les fausses alertes, ils ne lui laissent plus aucun répit. La terreur omniprésente a aussi pour but d'étouffer la réflexion, le doute et la critique.

En 1988, Guy Debord écrivait dans ses Commentaires sur la Société du spectacle : "Cette démocratie si parfaite fabrique elle même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L'histoire du terrorisme est écrite par l'État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique."

Depuis 1988, le terrorisme fabriqué par la "démocratie" s'est développé à la vitesse grand V. Il serait intéressant de savoir quel jugement Guy Debord, qui nous a quittés en 1994, porterait sur la situation actuelle s'il revenait aujourd'hui.

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Le rôle des Anglo-Américains dans l'apparition et le développement de l'islamisme : The Muslim Brotherhood - The Globalists' Secret Weapon

A propos d'une forme particulièrement virulente de terrorisme:
Farid Abboud  ambassadeur libanais aux Etats-Unis, répond à la chaîne américaine Fox News de Rupert Murdoch

Faut-il aimer Saddam Hussein pour soutenir l'Irak contre l'agression américaine ?
Faut-il aimer Arafat et le Hamas pour soutenir les Palestiniens ?
Quelles armes les opprimés ont-ils le droit d'utiliser pour se défendre?
Lire ici l'opinion de
Jean Bricmont, professeur à l'Université Catholique de Louvain.

Attaque terroriste


Qui est responsable de la terreur ?
Un sondage peut-être plus sérieux qu'il n'y paraît au premier abord

Sources : l'excellent site WOTRACE




Publié dans AL QAÏDA

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