Au sujet de l'assassinat d'Atef Bseiso en France 1

Publié le par Adriana Evangelizt

Un article de 1992 -nous en posons un autre en suivant- qui montre déjà l'infiltration sur notre sol du Mossad. Il nous est même permis de penser qu'ils ont carrément infiltré nos services secrets vu que les cours de krav marga sont donnés au GIGN par un Israélien. Cequi nous met la puce à l'oreille pour l'assassinat du Palestinien Atef Bseiso, c'est qu'il avait rendez vous avec les autorités policières françaises et que ce voyage était secret. De surcroit, il vivait en Allemagne. Ceci prouve qu'il y a des "fuites" dans l'appareil policier français. C'est même une certitude.

UN CRIME DE PROFESSIONNELS

par Françoise Germain-Robin

Le 9 juin 1992


Atef Bseiso, adjoint du chef des services de sécurité de l’OLP Abou Iyad, lui même abattu par le Mossad l’an dernier a été exécuté devant l’hôtel Méridien. Un groupe raciste israélien a revendiqué l’attentat

LE Mossad a-t-il, une fois encore, frappé en plein Paris et en toute impunité, comme l’affirmait hier l’OLP ? Ce sont en tout cas des professionnels du crime qui ont assassiné, en pleine nuit, un dirigeant palestinien de passage à Paris, Atef Bseiso. Il a été tué par balles avec une arme munie d’un silencieux devant l’hôtel Méridien-Montparnasse, où il venait de dîner avec des amis. Les agresseurs se sont enfuis et la police française, chargée de l’enquête, n’a pas retrouvé leur trace. La seule revendication est venue d’un interlocuteur anonyme qui a téléphoné à l’agence de presse américaine AP et affirmé parler au nom du Kakh, mouvement d’extrême droite raciste israélien : « Nous sommes responsables du meurtre de ce terroriste et nous allons tuer chaque membre de l’OLP que nous estimons dangereux pour la nation juive », a-t-il dit, ajoutant encore : « Nous espérions que le Mossad le ferait, comme il ne l’a pas fait, nous l’avons fait. » Le gouvernement israélien a démenti toute implication dans ce meurtre, mais le chef des services de renseignement militaire d’Israël, Ury Saguy, a affirmé lundi qu’Atef Bseiso avait été mêlé à l’attentat commis en septembre 1972 contre les athlètes israéliens lors des jeux Olympiques de Munich.

Atef Bseiso, dont le nom est peu connu, occupait une haute fonction à l’OLP puisqu’il était chargé des problèmes de sécurité au sein de l’organisation et se trouvait être, à ce titre, l’adjoint direct du président Yasser Arafat. Agé de quarante-quatre ans, il avait travaillé avec Abou Iyad, chef des services de sécurité de l’OLP et était devenu son adjoint. Il lui avait succédé de facto, sans que cela soit dit officiellement, après son assassinat, le 14 janvier 1991 à Tunis, par un commando israélien venu de la mer.

Issu d’une des plus grandes familles palestiniennes de Gaza, où il était né en 1948, il avait fait ses études à Beyrouth. Il s’était engagé dans l’OLP à dix-sept ans et avait travaillé avec Ali Hassan Salameh, également responsable de la sécurité de l’OLP, lui aussi assassiné à Beyrouth en 1979, puis avec Abou Iyad. Il était devenu membre du Conseil révolutionnaire du Fatah, la principale composante de l’OLP et portait le titre de « responsable de l’OLP pour les opérations extérieures sur la scène européenne », ce qui recouvrait, entre autres, la sécurité des personnalités palestiniennes en Europe. Il vivait le plus souvent à Tunis, où se trouve le siège de l’OLP, avec son épouse et ses trois enfants. Il était arrivé d’Allemagne en voiture dimanche et devait rester quelques jours à Paris pour des contacts avec les autorités policières françaises à propos de la sécurité de responsables palestiniens en France.

Yasser Arafat, qui se trouve à Amman (Jordanie) où il a présidé hier une réunion conjointe du Conseil exécutif de l’OLP et du Conseil central palestinien, a accusé les services de renseignement israéliens, le Mossad, d’être responsables de cet assassinat. Il a même confié à un groupe de journalistes avoir « conseillé à Atef Bseiso avant qu’il ne se rende en Europe d’être sur ses gardes car il était visé par le Mossad ». « J’ai mis en garde mes frères de la direction palestinienne et leur ai dit d’être aux aguets car le Mossad nous poursuivra un à un, surtout avant les élections israéliennes, a-t-il ajouté. Nous avons perdu un héros, mais le Mossad doit comprendre qu’il n’aura pas toujours la voie libre. »

Le représentant de l’OLP au Caire, Saïd Kamal, a confirmé pour sa part l’existence de menaces précises. Il a dit hier qu’il avait eu connaissance, par « des services de renseignement étrangers », de l’existence d’un plan israélien visant à « assassiner des responsables et des cadres de la centrale palestinienne » avant les élections législatives en Israël, le 23 juin. Ces informations avaient même été communiquées à la Ligue arabe la semaine dernière au cours d’une réunion à huis clos présidée par le secrétaire général de l’organisation, Ismat Abdel Meguid. Il a refusé d’en préciser l’origine, mais l’agence égyptienne Mena croyait savoir qu’il s’agissait des services d’un pays de l’Est.

Le représentant palestinien a encore affirmé que, selon les informations en sa possession, ce plan émanait du parti du premier ministre israélien Yitzhak Shamir, le Likoud, et avait pour objectif de renforcer la position de cette formation politique avant les élections. Il a exprimé la crainte que l’assassinat d’Atef Bseiso ne marque « le début de la mise à exécution de ce plan ».

Une délégation de l’OLP était attendue hier soir à Paris venant de Tunis pour récupérer le corps de la victime et s’informer auprès des enquêteurs des circonstances exactes de l’attentat. Une chose est certaine : Paris semble être l’un des lieux d’activité préférés des assassins armés par Israël -directement ou non - pour la liquidation des dirigeants palestiniens. Ce qui pose tout de même de sérieuses questions.

Sources
L'Humanité

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans MOSSAD EN FRANCE

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