Le Maroc et le Mossad ont des liens anciens

Publié le par Adriana Evangelizt

Pauvre Maroc... s'il croit que le Mossad est son ami, il se trompe lourdement. Mais en attendant, l'infiltration connait des sommets optimums.

Le Maroc et le Mossad : des liens anciens

L'intérêt du Mossad pour “l'objectif Maroc” ne date pas d'aujourd'hui. Non sans raison. De par sa situation géographique, le Maroc, trait d'union entre l'Afrique et l'Europe, mais aussi entre le Maghreb arabo-musulman et le Vieux Continent, constitue depuis des siècles un carrefour stratégique.


C'est en outre en cette terre d'accueil musulmane, que, s'ajoutant aux milliers de Juifs berbères autochtones, sont venus se réfugier les Israélites chassés d'Andalousie lors de la Reconquista chrétienne en 1492.


Au fil des siècles, la communauté judéo-marocaine est allée grandissante, atteignant environ 270.000 âmes en 1948. C'est vers cette époque, date de la naissance d'Israël, que certains analystes et historiens font remonter les premières relations entre le Royaume chérifien et le Mossad, créé en 1951. Avec l'avènement de l'indépendance, des agents du Mossad auraient ainsi conclu un accord tacite avec le Maroc pour permettre aux Juifs Marocains de quitter leur terre natale vers Israël.


Mais, à en croire Agnès Bensimon, auteur de l'ouvrage Hassan II et les Juifs (octobre 1991, Le Seuil), les liens entre le Maroc et le Mossad se sont réellement renforcés lorsque ce dernier a livré au Palais des renseignements détaillés sur une conspiration visant à assassiner, en février 1960, le prince héritier Hassan Ben Mohammed. D'autres soutiennent que les rapports entre le Royaume et les services israéliens ont véritablement débuté en 1963, avec la rencontre entre le Général Mohamed Oufkir, alors patron des services secrets, et l'officier du Mossad Yaakov Karoz. Et, que dans les années qui suivirent, les services extérieurs des deux pays échangèrent renseignement et savoir-faire dans de nombreux dossiers. D'aucuns voient même dans le rapt de Mehdi Ben Barka, le 29 octobre 1965 à Paris, la main invisible du Mossad. Aujourd'hui, plus d'un demi-siècle après l'exode massif des Juifs marocains vers Israël, l'Europe et l'Amérique, ceux-ci conservent leur nationalité d'origine et le statut conféré par leur marocanité. Chaque année, la diaspora judéo-marocaine et ses enfants (plus d'un million de membres en tout dans le monde et environ 800.000 résident actuellement en Israël) vient en pèlerinage chez leurs saints enterrés au Maroc. Ou en simples touristes nostalgiques.


Autant d'éléments socio-culturels susceptibles de faciliter l'entrée au Maroc d'éléments des services secrets israéliens. Il ne faut pas oublier non plus que le Maroc a joué et continue à jouer un rôle majeur dans les tentatives de stabilisation de la région proche et moyen-orientale en particulier, et dans le rapprochement d'Israël avec le monde arabe en général. Le Maroc, sous le règne de Hassan II, a ainsi abrité de nombreux sommets arabes et islamiques. Dont la rencontre du 25 septembre 1969 à Rabat, au lendemain de l'incendie criminel de la Mosquée Al-Aqsa d'Al Qods, par un terroriste juif, le 21 août 1969. Réunion qui aboutira à la naissance, en mars 1970, de l'Organisation de la Conférence islamique.


Et c'est dans la capitale marocaine également, le 26 octobre 1974, lors du huitième sommet arabe, que l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) sera reconnue par les États membres de la Ligue arabe comme « seul et légitime représentant du peuple palestinien». Quoi qu'il en soit, une chose est sûre: les services secrets marocains et israéliens ont toujours eu à coopérer depuis des décennies. Encore plus, à l'heure des menaces planétaires communes et grandissantes représentées par le terrorisme et l'intégrisme islamiste, ils ont mené ensemble des opérations ponctuelles sous l'égide de la CIA, notamment du 11 septembre 2001. Le monde du renseignement a, par nature, des raisons où la sensibilité n'a pas de raison d'être.

 Sources Maroc Hebdo

Posté par Adriana Evangelizt

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