L'homme qui en savait trop

Publié le par Adriana Evangelizt

Pour Sam et David, on a retrouvé l'article.... tout concorde avec les articles posés précédemment. D'autres suivent. Les services secrets français sont complètement infiltrés par les agents d'une puissance étrangère.   

Secret défense - Espionnage


L'homme qui en savait trop

02/05/2003 - © Le Point - N°1598

Un jeune journaliste est mis en examen pour atteinte à la sûreté de l'Etat, dans une curieuse affaire concernant le réseau de communication interministériel Rimbaud.

Etrange friture sur les lignes du téléphone interministériel. Le 13 mars, le juge antiterroriste Gilbert Thiel a mis en examen un journaliste de 27 ans, Jean-Paul Ney, pour « vol et atteinte au secret de la défense nationale » dans une curieuse affaire concernant le réseau Rimbaud (Réseau interministériel de base uniformément durci), qui permet à 4 000 abonnés au sein de l'Etat de se joindre en toute discrétion.

Auteur du livre « Terreurs virtuelles » aux éditions Carnot, Jean-Paul Ney revendique d'être spécialiste des services de renseignement. Le jeune reporter indépendant se targue auprès de ses proches de liens avec la National Security Agency (NSA) des Etats-Unis et le Mossad israélien. Navigateur assidu sur le Web, il a eu maille à partir avec d'autres surfeurs et a même été mis en examen en janvier pour « menaces de mort réitérées » sur le Net par une magistrate de Nanterre.

Ce jeune homme se retrouve au centre d'une délicate affaire. La Direction de la surveillance du territoire (DST) enquête depuis juin 2002 sur la disparition d'une carte d'accès au Rimbaud - format carte de crédit -, dérobée à Dominique Perreau, alors directeur au ministère des Affaires étrangères. A l'époque du délit, Jean-Paul Ney travaillait pour une société de sécurité et officiait comme vigile au Quai d'Orsay.

A la fin du printemps 2002, le journaliste contacte un ancien membre de la Direction centrale de la sécurité et des systèmes d'information (DCSSI), une direction dépendant du Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN). Ney, qui a souvent fait des appels du pied auprès des services secrets français, qui le fascinent, avise son interlocuteur que « le Rimbaud a été cassé » . Pour prouver qu'il ne plaisante pas, Ney montre même la carte dérobée. Les enquêteurs la retrouveront d'ailleurs en sa possession.

Le « contact » de Ney est en fait Hubert Marty-Vrayance, commissaire principal issu de la Direction centrale des Renseignements généraux. Ce fonctionnaire bien noté a été mis à la porte de la DCSSI en avril 2002, car sa direction avait repéré ses initiales dans les remerciements du livre de Thierry Meyssan, « L'effroyable imposture ». Ce best-seller défendait la thèse abracadabrante selon laquelle aucun avion ne s'était écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001. A titre de témoins, dans l'affaire du Rimbaud, Marty-Vrayance a été entendu par le juge Thiel et Meyssan l'a été par la DST. Le contre-espionnage a d'ailleurs profité de l'occasion pour interroger Meyssan sur ses contacts dans les pays arabes, où son ouvrage se vend comme des petits pains. Un ancien commissaire de la DST spécialisé dans l'informatique a lui aussi été entendu par le magistrat en raison de ses liens avec le journaliste. Contacté, Jean-Paul Ney n'a pas souhaité réagir aux informations du Point et son avocat, en guise de réponse, a juste averti qu'il enverrait un droit de réponse. Au SGDN, gestionnaire du réseau Rimbaud, on assure que « la carte en question a été aussitôt désactivée, que le secret des conversations interministérielles n'a pas été mis en péril » et que, par ailleurs, la puce ne contient pas de clé de chiffrement qu'un service secret étranger pourrait décrypter.

Le dossier est d'autant plus sensible qu'entre le 16 et le 23 avril 2002 des documents classés « confidentiel défense » concernant le Rimbaud ont disparu du bureau d'un magistrat de la Cour des comptes effectuant une mission de contrôle au SGDN. Il s'agit d'un exemplaire du rapport Hirel, « L'évolution du réseau interministériel », d'une note datée du 2 avril 2002 et de documents répertoriant les crédits affectés au conseil interministériel du renseignement de 1993 à 2001. Quelques jours plus tard, la DST repérait qu'un site Internet basé à Auckland, en Nouvelle-Zélande, faisait état de failles du système Ranch, qui fait partie du Rimbaud. Les auteurs semblaient s'être inspirés de la page 9 du rapport Hirel.

Sources Le Point

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LES COUPS DU MOSSAD

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