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AL QAÏDA ????????????

Mardi 26 juillet 2005

ATTENTATS DE LONDRES : QUI SAVAIT QUOI (ET QUAND) ?

Le chroniqueur Justin Raimondo de Antiwar.com rapporte dans un article solidement documenté de nombreux faits occultés dans la couverture des attentats de Londres par les autres médias (London Terror Mystery), à savoir que l’ex-premier ministre et actuel ministre des Finances israélien Benjamin Netanyahu qui effectuait un séjour à Londres, aurait été prévenu à l’avance des attentats. Étrangement, les premières dépêches de l’Associated Press faisant état de cette mise en garde ont par la suite été corrigées, les autorités israéliennes qui dans un premier temps confirmaient l’avertissement se rétractent, et la police britannique nie toute l’affaire.

La première dépêche de l’Associated Press rapportait que selon un responsable israélien, la police britannique (Scotland Yard) avait informé l’ambassade d’Israël à Londres, quelques minutes avant les explosions, qu’elle avait reçu des avertissements relatifs à une possible attaque terroriste à Londres. Netanyahu avait prévu assister à une conférence sur l’économie qui se tenait dans un hôtel jouxtant une des stations de métro ciblées par les attaques et où il y avait retenu une chambre. Selon le responsable israélien, sur la foi de cet avertissement, Netanyahu a décidé de ne pas quitter sa chambre d’hôtel, et ne l’a fait qu’après les explosions. Par la suite, les dépêches de l’Associated Press ne mentionnent plus Scotland Yard, et font état d’un avertissement que Netanyahu n’aurait reçu qu’après les déflagrations.

Cette information sur un avertissement préalable est par ailleurs confirmée par Tommy Preston, un expert en terrorisme, qui dirige son cabinet conseil Preston Global.

Raimondo cite également le site du cabinet d’analyse stratégique Stratfor (reprise du texte sur un autre site) qui reprend la déclaration du ministre israélien des Affaires extérieures, Silvan Shalom, qui dément que l’ambassade israélienne à Londres ait reçu un avertissement de Scotland Yard.

Mais Stratfor affirme qu’en fait la situation est bien différente. « Contrairement aux affirmations initiales selon lesquelles Israël avait été informée “quelques minutes” avant la première explosion, des rumeurs non confirmées circulant dans le milieu du renseignement indiquent que c’est le gouvernement israélien qui a en fait prévenu les autorités britanniques de l’imminence d’une attaque “quelques jours” auparavant.[...] Le gouvernement britannique ne voulait pas perturber la tenue du sommet du G-8 à Gleneagles en Écosse, ni annuler la visite de dignitaires étrangers à Londres, espérant qu’il s’agissait d’une fausse alerte. »

Selon les analystes de Stratfor, les gouvernements britannique et israélien ont convenu de ne pas divulguer tous les faits entourant l’affaire, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’on exige du premier ministre britannique Tony Blair des explications sur son échec à prévenir l’attaque terroriste du 7 juillet.

La question se pose donc à savoir qui savait quoi sur ces attentats avant qu’ils ne se produisent, et comment cette information a-t-elle (ou non) circulé.

Pour Justin Raimondo, il ne fait aucun doute que Netanyahu était la cible des attentats, malgré le communiqué « officiel » du groupe qui a revendiqué les attentats et qui cible la participation britannique à l’occupation irakienne. Il écrit : « Je ne crois pas que Scotland Yard savait quoi que ce soit sur ces attentats, ni quelques jours ou quelques minutes avant qu’ils ne se produisent. Toutefois, ce qui semble hors de tout doute, c’est que Netanyahu en avait été informé. La question est de savoir qui l’a prévenu. »

Raimondo est l’auteur du livre The Terror Enigma : 9/11 and the Israeli Connection

dans lequel il soutient que les services de renseignement israéliens savaient qu’une attaque terroriste se préparait en sol étasunien en septembre 2001, mais n’avaient pas communiqué cette information à Washington.

Il reprend ce thème dans son article de ce matin. « Quand on y pense, l’idée que Netanyahu ait été prévenu des attaques n’est pas si improbable. Après tout, Israël dépend pour sa survie de la capacité de ses services de renseignement à suivre à la piste les agissements d’Oussama ben Laden et de ses alliés à l’échelle de la planète. Cependant, on ne peut tenir pour acquis qu’elle partagera ces renseignements avec ses alliés naturels dans la “guerre au terrorisme”. Et sa décision de ne pas le faire, tant dans le cas de New York que de Londres, se comprend bien compte tenu des intérêts d’Israël. »

Bref, au cours des jours et des semaines qui viennent, attendons-nous à un débat sur qui savait quoi, et quand.

__________________________

MISE A JOUR :

Justin Raimondo revient sur la nouvelle voulant que le ministre israélien des Finances Benjamin Netanyahu qui effectuait un séjour à Londres ait été prévenu des attentats « quelques minutes » avant qu’ils ne se produisent (London Terror Tip-off : Timeline Refutes Israeli Denial).

Le ministre des Affaires extérieures, Silvan Shalom, affirme : « Après la première explosion,  notre ministre des Finances a reçu instruction de ne pas se déplacer. » Or, écrit Raimondo, le problème avec cette version des faits est que ce n’est qu’après la troisième explosion que la police londonienne s’est rendue compte qu’elle faisait face à une attaque terroriste. Jusqu’alors, elle croyait à une suite d’incidents provoqués par une saute de courant dans le métro, comme l’indique la chronologie des événements dressée par le Autralian Times-Herald.

« Même si on prête foi aux déclarations du ministre Shalom » dit Raimondo, « il y a cependant une étrange anomalie : il aura fallu une heure entière à la ville de Londres pour constater qu’elle était sous le coup d’une attaque, alors que Netanyahu en a été informé bien avant tout le monde, y compris le premier ministre Tony Blair. Que savait Netanyahu, et quand et comment l’a-t-il appris ?[...] Ces questions méritent des réponses franches. Comment se fait-il que personne ne les pose ? »

Par ailleurs, le New Zealand Herald rapporte que selon un employé néo-zélandais de l’agence Reuters, deux de ses collègues britanniques ont été témoins d’un incident à l’extérieur de l’immeuble de la HSBC dans le secteur de Canary Wharf à Londres. La police aurait fait feu sur deux commandos suicides porteurs de bombes à 10h30 (heure de Londres), soit près de deux heures après la première explosion. Par la suite, on a demandé aux 8 000 occupants de l’immeuble de 44 étages de s’éloigner des fenêtres et de ne pas quitter l’immeuble pour au moins six heures. La présence d’un très grand nombre de policiers sur les lieux à ce moment est par ailleurs confirmée par le Globe and Mail de Toronto qui cite Brendan Spinks, un courtier en placement canadien qui travaille dans l’immeuble de la HSBC.

Jusqu’à présent, la police londonnienne n’a émis aucune déclaration sur l’« incident » de Canary Wharf.

Encore des questions.

Sources :  AGORA VOX

 

Par Nikita Colonna-Santana
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Mercredi 27 juillet 2005

LES ATTENTATS DE LONDRES

 

par WOTRACE

7 juillet 2005 : attentats à la bombe dans le métro et dans un bus de Londres - 56 morts et 700 blessés. Planifiés et organisés par les terroristes de l'infâme réseau israélicain* avec l'appui logistique du criminel Tony Blair, ces attentats servent à relancer la psychose anti-arabe et à "prouver" la "nécessité" d'une guerre permanente "contre la terreur islamiste".

Les larbins de la presse aux ordres, un peu en manque depuis Madrid, peuvent enfin s'en donner à coeur joie. Un exemple parmi beaucoup d'autres : un certain Alain Hertoghe, journaliste "indépendant" qui se faisait encore passer pour un "adversaire" de la guerre américaine en Irak un an plus tôt, appelle aujourd'hui, quelques heures après le massacre de Londres, à "l'union sacrée des dirigeants du G8" contre la "barbarie djihadiste" (lu sur Yahoo France). Alors que le monde bascule peu à peu vers une barbarie mondialisée qui n'a vraiment rien de "djihadiste", on ne soulignera jamais assez la responsabilité et la complicité des représentants des médias dans ce processus.


*Selon Associated Press, Benjamin Nétanyahou, ministre israélien des Finances, qui devait participer à une conférence dans un hôtel de Londres situé juste au-dessus d'une des stations de métro visées par les attentats, a été averti peu de temps auparavant et a annulé sa participation. Les autres médias, quand ils reprennent la nouvelle, la déforment complètement en prétendant que Nétanyahou a été informé après la première explosion et qu'Israël a prévenu les Britanniques avant les attentats. Sans s'attarder sur le manque de logique de cette "rectification", tout le monde est d'accord pour dénoncer une "théorie de la conspiration" forcément "antisémite". En revanche, le fameux "message d'Al-Qaïda" revendiquant la paternité des attentats est tout ce qu'il y a de plus "authentique". (L'ex-premier ministre Nétanyahou est une personnalité influente en Israël ; il était donc certainement au courant de ce qui se tramait, sans pour autant connaître les détails opérationnels comme l'heure et le lieu exact des explosions.)

Les "sites islamistes" qui ont revendiqué les attentats étaient en réalité hébergés au Maryland et au Texas.


What's Behind the London Attacks ?  par Matt Hutaff.



Al-Qu'eda or Al-a'diversion ?  par William Bowles, Global Research, Canada.


Les attentats de Londres sont à coup sûr le résultat d'une "opération hybride" faisant intervenir à la fois les services secrets (pour le choix des cibles, la préparation, l'assistance technique et le financement) et des groupes islamistes infiltrés ou créés de toutes pièces (pour la "main-d'oeuvre", les "colis" à transporter, les "traces" et autres "pistes" que révèlera "l'enquête" policière).

En pareil cas, si les services secrets font bien leur "travail" (on peut leur faire confiance), les fantassins du terrorisme ne s'aperçoivent pas qu'ils sont manipulés et croient agir pour la "bonne cause". A la limite, ils n'ont même pas conscience "d'agir". Ils prennent le métro comme chaque matin, avec leur petit sac à dos, sans savoir ce qu'il contient, tout simplement parce que "Mr. Ali" leur a demandé de le faire et qu'il faut bien rendre service. Et puis, au moment décisif, Ali est tout près d'eux sans qu'ils le sachent. Il reste sur le quai du métro tandis la rame disparaît dans le tunnel. Quelques secondes plus tard il appuie sur le bouton, et voilà que les "kamikazes" qui s'ignorent ont "frappé" pour le compte "d'Al-Qaïda". Ali (Chaïm de son vrai nom) peut faire son rapport et sera félicité par ses chefs - et peut-être même par le ministre. Voilà de l'avancement en perspective.

Cette façon de procéder peut varier selon les circonstances, le principe lui-même reste constant - lire ici ce que disait l'ancien ministre allemand Andreas von Bülow en janvier 2002 à propos des attentats du 11 septembre.

N'oublions pas que la devise du Mossad israélien est "By way of deception", c'est-à-dire par la ruse, par la tromperie. (Il est vrai que ces gens sont à la fois fiers de tromper le monde et "profondément indignés" lorsque quelqu'un - par définition un "antisémite" - ose venir le rappeler.)

Comme le fait remarquer Sacha Sher, historien et sociologue, sur son blog Ne plus faire fausse route, les informations les plus contradictoires s'entremêlent à propos de ces attentats. Ainsi, par exemple, huit jours après les explosions, alors que 42 des victimes n'étaient pas encore identifiées, on connaissait déjà les noms et adresses de tous les porteurs de bombes. Le hasard fait vraiment bien les choses.

Autre "coïncidence", signalée ici par le Réseau Voltaire : "Le 7 juillet 2005, Visor Consultants, une société spécialisée dans la 'gestion de crise', organisait un important exercice de simulation d'attentats terroristes, au même moment et au mêmes endroits que les véritables attentats, ce qui n'est pas sans rappeler les simulations qui ont permis aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington de neutraliser les procédures de sécurité du contrôle aérien." Les "terroristes musulmans" participaient-ils à ces "grandes manoeuvres", s'interroge Sacha Sher, leur avait-on fait croire qu'ils transportaient de faux explosifs que les agents de sécurité étaient censés trouver ?  On ne le saura sans doute jamais, mais la thèse est assez plausible...

Voulait-on, avec ces attaques terroristes, se donner un prétexte pour intervenir plus vite contre l'Iran ?  Le 31 mai, quelques semaines avant les attentats, George Galloway, député britannique indépendant, opposé à la guerre de Bush-Blair-Sharon, avait déclaré dans le "show radiophonique" d'Alex Jones, aux Etats-Unis : "Je suis persuadé que l'opinion publique est tout à fait en mesure d'empêcher une nouvelle agression comme celle qui se prépare contre l'Iran - à moins qu'un attentat terroriste organisé par le complexe militaro-industriel et imputé aux dirigeants de Téhéran, ne vienne tout changer." (Malheureusement, le 7 juillet, au Parlement de Londres, Galloway oublie ce qu'il a dit précédemment et accuse Al-Qaïda.)

Le journaliste américain Wayne Madsen, de son côté, écrit le 8 juillet : "Si, par hasard, on devait découvrir que du RDX/C4 a été utilisé dans les attentats, l'appareil de propagande des néo-cons pourrait rapidement passer de la piste Al-Qaïda à la piste iranienne, arguant que Téhéran dispose de très grandes quantités de cet explosif."  L'avenir dira ce qu'il en est...

En attendant, dans les jours qui suivent les attentats, les attaques contre les musulmans se multiplient un peu partout en Grande-Bretagne. On signale même plusieurs incendies de mosquées.

Le 11 juillet, il se trouve que la caste politico-médiatique "célèbre" le dixième anniversaire du "massacre" de Srebrenica, en Bosnie. Comme l'écrit à juste titre le journaliste allemand Jürgen Elsässer à cette occasion (dans le quotidien junge Welt) : "La presse a atteint un tel niveau de schizophrénie que le public est depuis longtemps incapable d'y voir clair. D'un côté (Srebrenica), on présente les musulmans comme des victimes par excellence ; de l'autre (attentats de Londres), ils sont tous classés dans la catégorie des 'natural born killers'. On offre simultanément au lecteur deux images totalement contradictoires de l'Islam : ici, cible innocente d'un 'fascisme' serbe particulièrement brutal ; là, source monstrueuse d'un 'fascisme' aussi brutal, voire plus brutal encore : 'l'islamo-fascisme'. Certains éditorialistes demandent même en toute innocence que l'on applique aux musulmans des mesures d'épuration ethnique semblables à celles dont se seraient rendus coupables les 'chefs serbes' de Bosnie Radovan Karadzic et Ratko Mladic. Une société islamique parallèle ne saurait être tolérée..."

Comme les attentats de Madrid, et comme tous les précédents, ceux de Londres obéissent à la fois à des objectifs internationaux et à des considérations locales. Au niveau purement britannique, ils ont pour but de consolider le pouvoir de Tony Blair, affaibli par les scandales* (malgré sa réélection**), de faciliter le renforcement du fichage systématique et de la surveillance policière dans le pays, et de désamorcer le mouvement pacifiste.

* Notamment l'affaire du Downing Street Memo. Le locataire du 10 Downing Street y exposait, en 2002, la nécessité pour son gouvernement de fabriquer une justification "légale" à l'invasion de l'Irak.

** En mai 2005, grâce au système électoral majoritaire à un tour, les travaillistes de Tony Blair (Labour) obtiennent 36 % des voix (contre 33 % pour les conservateurs et 23 % pour les libéraux-démocrates), mais raflent néanmoins 57 % des sièges. Si l'on considère qu'il y a eu 40 % d'abstentions, on voit que Blair n'est soutenu que par 22 % des Britanniques - et encore, beaucoup d'électeurs travaillistes n'ont pas voté "pour Blair" mais pour leur député du Labour. L'écrasante majorité de la population est contre la guerre et pour le retrait des troupes.

Pour ce qui est de la date des attentats, on ne peut s'empêcher de remarquer que le timing était presque parfait. Si les explosions s'étaient produites fin avril ou début mai, Blair aurait sans doute subi le sort de son collègue Aznar, et la ville de Londres n'aurait pas été choisie pour organiser les Jeux Olympiques de 2012, la décision étant tombée la veille des attentats. On peut seulement se demander pourquoi on n'a pas laissé aux Londoniens le temps de fêter leur victoire. Le Mossad voulait-il "prouver" que les islamistes sont sans pitié ?...

21 juillet - les docteurs de l'ordre nouveau soumettent la population anglaise à une vaccination de rappel contre le syndrome de l'oubli : quatre pétards explosent dans les transports en commun de la capitale. Par manque d'imagination ou pour frapper les esprits, on a encore une fois pris pour cible trois stations de métro et un autobus. La presse nous explique que, cette fois, les quatre "bombes humaines" ont raté leur coup. C'est comme ça dans le monde du terrorisme suicidaire : ou bien ça marche à 100 %, ou bien ça foire complètement...  Mais pour rendre service aux "enquêteurs", les "kamikazes" ont quand même laissé plein de traces partout. Scotland Yard les remercie...

Le lendemain, pour montrer qu'elle ne reste pas les bras croisés, la police britannique assassine en plein jour, de cinq balles dans la tête à bout portant, un jeune Brésilien "suspect" qui "donnait l'impression" de transporter une bombe. En fait, il n'avait pas de bombe sur lui, mais comme on l'avait pris pour un Pakistanais, il était bel et bien suspect. Le maire de Londres, Ken Livingstone, approuve et justifie cet acte de terrorisme d'Etat - et pourtant, il y a quelques jours, il était encore pacifiste.

Les commanditaires de la terreur ont d'ores et déjà atteint un de leurs objectifs : le mouvement anti-guerre anglais tourne à vide.


Une des caractéristiques du terrorisme actuel, c'est que personne n'a vraiment le temps d'analyser les incohérences de la désinformation officielle. A peine commence-t-on à se pencher sur un des attentats, que le suivant lui enlève déjà toute actualité. C'est ainsi que le 22 juillet, à Charm-el-Cheikh, en Egypte, plusieurs explosions tuent près de 90 personnes.

Les organisateurs du terrorisme-spectacle veulent que le public cesse de se poser les "mauvaises" questions. En multipliant les vraies attaques et les fausses alertes, ils ne lui laissent plus aucun répit. La terreur omniprésente a aussi pour but d'étouffer la réflexion, le doute et la critique.

En 1988, Guy Debord écrivait dans ses Commentaires sur la Société du spectacle : "Cette démocratie si parfaite fabrique elle même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L'histoire du terrorisme est écrite par l'État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique."

Depuis 1988, le terrorisme fabriqué par la "démocratie" s'est développé à la vitesse grand V. Il serait intéressant de savoir quel jugement Guy Debord, qui nous a quittés en 1994, porterait sur la situation actuelle s'il revenait aujourd'hui.

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Le rôle des Anglo-Américains dans l'apparition et le développement de l'islamisme : The Muslim Brotherhood - The Globalists' Secret Weapon

A propos d'une forme particulièrement virulente de terrorisme:
Farid Abboud  ambassadeur libanais aux Etats-Unis, répond à la chaîne américaine Fox News de Rupert Murdoch

Faut-il aimer Saddam Hussein pour soutenir l'Irak contre l'agression américaine ?
Faut-il aimer Arafat et le Hamas pour soutenir les Palestiniens ?
Quelles armes les opprimés ont-ils le droit d'utiliser pour se défendre?
Lire ici l'opinion de
Jean Bricmont, professeur à l'Université Catholique de Louvain.

Attaque terroriste


Qui est responsable de la terreur ?
Un sondage peut-être plus sérieux qu'il n'y paraît au premier abord

Sources : l'excellent site WOTRACE




Par Nikita Colonna-Santana
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Vendredi 9 juin 2006

Terrorisme, la piste du Mossad

par Chérine Abdel-Azim

Plus d’un mois après l’attentat de Dahab qui a fait 20 morts le 24 avril dernier dans cette station balnéaire de la mer Rouge, le ministère de l’Intérieur a révélé cette semaine l’identité des auteurs de cet acte. Il s’agit d’une quarantaine de militants intégristes appartenant à Al-Tawhid Wal Guihad, un groupe intégriste local dirigé par Khaled Mossaad puis par Nasr Khamis après la mort du premier. Ce groupe est également responsable, selon le ministère de l’Intérieur, des deux attaques contre les forces multinationales dans la région d’Al-Gora. 22 suspects ont été arrêtés. 7 autres sont morts dans des affrontements avec la police. 5 sont des kamikazes morts durant les attentats.

Ces cinq militants ont reçu un entraînement sur le maniement des explosifs et l’usage des armes dans les territoires palestiniens occupés. D’après les aveux des suspects arrêtés, trois membres d’Al-Tawhid Wal Guihad, les frères Mounir, Aymane et Yousri Mohareb ont réussi à ouvrir des canaux avec des membres de groupes fondamentalistes palestiniens. Ces derniers auraient visité Al-Arich et fourni à leurs homologues égyptiens un soutien financier. Ils auraient même proposé de fournir des kamikazes.

Les autorités égyptiennes n’ont pas précisé le nom de ce mouvement palestinien, ce qui a poussé le ministre des Affaires étrangères issu du Hamas, Mohamad Al-Zahhar, à déclarer que ni son mouvement ni le Djihad ne sont impliqués dans le triple attentat. « Ni le Hamas ni le Djihad islamique ne font partie des groupes fondamentalistes mentionnés par le ministère égyptien de l’Intérieur », a déclaré Al-Zahhar.

Ces terroristes palestiniens auraient bénéficié d’un soutien par des organismes étrangers. C’est ce que explique Diaa Rachwan du CEPS d’Al-Ahram. « Certains veulent prouver qu’il y a une présence d’Al-Qaëda dans le Sinaï. Ainsi, l’Egypte sera amenée à accepter de coordonner avec Israël », explique Rachwan faisant allusion à une éventuelle implication du Mossad. « En montrant que l’Egypte est incapable de protéger son territoire, ce qui menace les frontières avec les pays voisins, ainsi il sera possible de faire pression sur Le Caire pour coopérer sur la question du terrorisme », assure Rachwan. D’autres analystes s’interrogent : pourquoi c’est toujours le Sinaï, alors que dans l’histoire du terrorisme il est connu que le même endroit n’est jamais attaqué plus d’une fois ? Et pourquoi à chaque fois avant les attentats, Israël demande-t-il à ses citoyens de ne pas aller dans le Sinaï ?.

hebdo.ahram.org.eg

Sources : Geostrategie

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

Les Français et les « alliés des croisés »,

nouvelles cibles des islamistes algériens


Le GSPC, allié d’Al-Qaida, affirme se développer



Dans un communiqué publié ce mardi sur Internet, le Groupe salafiste pour le combat (GSPC) algérien confirme sa volonté de frapper la France, « l’Amérique » et leurs « alliés croisés » en Algérie. Le 10 décembre dernier, quelques semaines après avoir prêté allégeance à Al-Qaida, le groupe terroriste avait attaqué les employés d’une firme américaine de construction à l’ouest d’Alger.

Que se passerait-il si le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) kidnappait aujourd’hui des touristes occidentaux, comme il l’a fait au début de l’année 2003, dans le Sahara algérien ? La question est cruelle pour un pays qui commence tout juste à rompre un isolement long de plus de dix ans. Mais elle est d’actualité. En août 2003, après des mois de tractation, le groupe terroriste algérien avait libéré les derniers otages européens qu’il avait encore entre ses mains. Il s’enorgueillit depuis sa formation, en 1998, de ne pas viser les civils algériens mais les forces armées et les agents de l’Etat. Mais depuis son allégeance à Al-Qaida à la fin de l’année 2006, le GSPC préconise la mort pour « les alliés des croisés ».

« Combattez les ressortissants de France et les agents des croisés qui occupent notre terre », demande au « peuple algérien musulman » son chef, Abou Moussaab Abdel Ouadoud, dans un message mis en ligne ce mardi sur Internet. Le groupe terroriste avait déjà revendiqué l’attentat mortel perpétré le 10 décembre dernier, près de Bouchaoui, à l’ouest d’Alger, contre le bus d’une firme américaine de construction. Il répondait ainsi aux sommations du numéro 2 d’Al-Qaida, Ayman al-Zaouahiri, qui, le 11 septembre dernier, enjoignait son nouveau satellite à être « un os dans la gorge des croisés américains et français ».

L’ennemi français, américain et algérien

Dans le communiqué publié aujourd’hui, Abou Moussaab Abdel Ouadoud, dit Abdelmalek Droukdal, s’en prend également au Président algérien, accusé d’être le complice de la France et de « l’Amérique » dans « la spoliation de nos richesses et le contrôle de nos destinées ». « Ô Bouteflika, ses agents généraux et ses maîtres croisés, sachez que nous venons à vous avec la volonté et le pouvoir de Dieu. Nous aimons mourir autant qu’ils aiment boire », menace-t-il.

Le GSPC est l’un des derniers groupes islamistes algériens à posséder une réelle capacité de nuisance en Algérie. C’est pourquoi le Président Bouteflika l’a récemment de nouveau appelé à déposer les armes dans le cadre de la loi sur la concorde civile : « Nos coeurs restent ouverts pour vous accueillir », leur a-il lancé. En réponse, Abdelmalek Droukdal a expliqué samedi dernier dans un autre communiqué que son groupe est « dans l’obligation de poursuivre (son) combat initié depuis la chute de l’Andalousie, la trahison de la Palestine et la création, par les agresseurs, de frontières fictives entre les Etats musulmans ».

L’internationale GSPC

Lorsqu’elles évoquent le GSPC, les autorités algériennes parlent d’un « terrorisme résiduel » et affirment que le mouvement compterait de 500 à 600 hommes. Mais dans la lettre publiée samedi, le chef du GSPC met au défi le ministre algérien de l’intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, de donner « le chiffre réel des jeunes qui ont rejoint le champ de bataille ces derniers mois ». Des jeunes qui « s’enthousiasment à porter les armes et à rejoindre les maquis de l’intérieur », assure-t-il, mais aussi « de l’extérieur du pays ».

C’est en raison de la possible présence du GSPC au nord du Mali que deux étapes du Dakar 2007 ont ainsi été annulées en décembre dernier. Dans le journal Sud-Ouest du 7 janvier, le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière prévient également que le risque d’attentats en France « reste élevé ». Il cite en exemple le récent démantèlement d’un réseau qui avait des objectifs à Paris. « Nous avons affaire à des individus opérant en France et qui, après un séjour sur le théâtre syro-irakien, reviennent (…) pour commettre des attentats en Europe, et notamment en France et au Maghreb ». Evoquant le GSPC, il explique que « le principal mouvement islamiste insurrectionnel d’Afrique du Nord affiche de plus en plus sa vocation internationaliste. Il est aujourd’hui la matrice des candidats maghrébins au djihad. »

Sources Afrikacom

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

AL QAÏDA,  LABEL OU ORGANISATION

 

par Olivier ROY

L’organisation Al-Qaida existe-t-elle vraiment ? La question, sérieusement envisagée par de bons auteurs tel Jason Burke (1), mérite d’être posée compte tenu de tout ce que l’on attribue au groupe de M. Oussama Ben Laden depuis le 11 septembre 2001 : les attentats de Madrid en mars 2004, les actions menées en Irak par M. Abou Moussab Al-Zarkaoui (qui serait basé à Fallouja, mais qui a aussi été mis en cause dans l’attaque de Madrid), les attentats de Bali (octobre 2002), de Casablanca (mai 2003), d’Istanbul (novembre 2003), et tout récemment ceux qui ont touché l’Arabie saoudite (mai 2004). A cela s’ajoute l’arrestation au Royaume-Uni et au Pakistan de présumés responsables du réseau d’Al-Qaida (août 2004). Quels sont les liens entre tous ces événements ?

Le parcours des personnes impliquées dans des attentats ou des tentatives d’attentats permet de prendre la mesure de la sphère d’influence d’Al-Qaida, car le réseau a déjà une histoire. La prudence est cependant de mise : les charges retenues contre des individus étiquetés combattants d’Al-Qaida, internés à Guantanamo (comme les quatre Français extradés vers Paris en juillet 2004) ou bien déférés devant les tribunaux (M. Mounir Al-Motassadeq en Allemagne (2) se sont souvent révélées très fragiles et n’ont pas tenu devant des tribunaux ordinaires.

Bien sûr, certains affirment que l’on ne connaît qu’une toute petite partie de l’iceberg : Al-Qaida serait une organisation tentaculaire structurée avant le 11-Septembre, conservant depuis des réseaux dormants prêts à agir sur instructions du centre envoyées par des messages furtifs circulant sur Internet. Est-ce crédible ? Pourquoi Al-Qaida attendrait-il pour agir ? A moins justement que les conditions techniques ne soient pas remplies (recrutement, obtention du matériel, contournement des mesures de sécurité), ce qui montrerait que l’organisation est plus affaiblie que l’administration Bush ne veut l’admettre.

Al-Qaida ne semble pas avoir un calendrier fondé sur une stratégie politique précise (frapper à tel moment pour influer sur le cours des événements), mais au contraire une vision activiste et opportuniste : frapper à tout moment pour maintenir un climat de terreur et démontrer que toutes les interventions militaires, de l’Afghanistan à l’Irak, sont inefficaces. L’attentat de Madrid ne constitue pas une exception, comme le souligne Lawrence Wright (3) : la programmation des attaques n’est liée que par accident aux échéances politiques espagnoles – et, n’eût été la maladresse insigne du gouvernement de M. José Maria Aznar, elle aurait pu produire l’effet contraire sur l’opinion.

Pour simplifier, on peut classer les attentats attribués à Al-Qaida en deux catégories : les « internationalistes » et les « locaux ». Les premiers sont effectués par des équipes de nationalités diverses qui agissent toutes hors du territoire de leur pays d’origine (à New York et à Washington, à Madrid, ainsi que lors des attentats déjoués de Los Angeles, Paris et Strasbourg) ; les seconds sont menés par des équipes « nationales » agissant sur leur propre territoire mais visant des cibles « occidentales » (Casablanca, Istanbul, Bali). Jusqu’à présent, les « internationalistes » sont avant tout des anciens combattants d’Afghanistan ; les « locaux » relèvent, eux, d’une politique de franchisage. Le cas de l’Irak est moins aisé à analyser, l’origine et l’appartenance organisationnelle des volontaires étrangers qui seraient présents à Fallouja restant indéterminées.

Tout indique que la mouvance Al-Qaida est en mutation, essentiellement en raison de changements dans le recrutement. Il sera de plus en plus difficile d’en parler en termes d’organisation structurée. En revanche, le « label » a de beaux jours devant lui dans la mesure où il permet d’assurer un impact maximum à l’action entreprise.

Ce que l’on appelle Al-Qaida est d’abord fondé sur une association d’anciens combattants de la guerre (ou plutôt des guerres) d’Afghanistan. Depuis l’occupation de ce pays par les forces américaines, non seulement ce noyau ne se renouvelle plus, mais il se rétrécit, du fait des morts et des arrestations. Il est composé de deux catégories : d’une part, les cadres et la garde rapprochée de M. Oussama Ben Laden, dont certains le suivent depuis les années 1980, et, d’autre part, la vague de jeunes « internationalistes » arrivés dans les années 1990, et surtout entre 1997 et 2001. Un vivier limité et facile à identifier.

Des militants du Proche-Orient dans les années 1980 et au tout début des années 1990, pour lutter contre les Soviétiques, constituent le noyau dur. Déjà politisés, souvent impliqués dans les mouvements radicaux de leur pays d’origine et venant de milieux très croyants, ils ont suivi M. Ben Laden dans ses pérégrinations au Yémen et au Soudan, pour revenir en même temps que lui, en 1996, en Afghanistan. Nombre d’entre eux ont été tués ou arrêtés : Cheikh Mohammed Cheikh, Wadih El-Hage, Mohammed Odeh, Abou Hafs Al-Masri (Mohammed Atef), Souleyman Abou Gayth, Abou Zoubeyda... Ils ont partagé la vie de M. Ben Laden, habité avec leur famille dans les mêmes compounds et sont parfois unis par des liens matrimoniaux (M. Ben Laden avait « donné » sa fille en mariage à Atef). De ce groupe, il ne reste guère que l’Egyptien Ayman Al-Zawahiri.

Une « jeune garde », au profil différent, a fait son apparition après 1992, et surtout à partir de 1996 et la prise du pouvoir par les talibans. Sauf les Saoudiens, ces jeunes « internationalistes » se sont, pour la plupart, radicalisés en Occident, dont ils suivent d’ailleurs le mode de vie (par leurs études, mais aussi par leurs comportements et leur mariage, quand ils ne sont pas célibataires). Ils sont venus en Occident soit très jeunes, soit pour faire des études. Certains sont nés en Europe et beaucoup ont acquis une nationalité occidentale. Ils deviennent des « born again », c’est-à-dire qu’ils rompent souvent avec leur famille et se radicalisent politiquement dans la foulée de leur « retour » au religieux – on peut d’ailleurs supposer que ce « retour » s’effectue dans un contexte de radicalisation politique. Parmi eux, les quatre pilotes des attentats du 11-Septembre, mais aussi M. Mohammed Ressam (4), le réseau Beghal (5), M. Zacarias Moussaoui (6) et M. Mohammed Sliti Amor (7). Certains sont des convertis (M. Richard Colvin Reid (8), M. José Padilla (9). Curieusement, très peu de militants viennent directement de pays musulmans (à l’exception de certains auteurs de l’attentat d’Istanbul en novembre 2003, originaires de Turquie.)

Les membres de cette génération ne retournent pratiquement jamais dans le pays d’origine de leur famille. Aucun de ceux qui sont issus d’Algérie par exemple n’a rejoint le Groupe islamique armé (GIA). Ils partent pour les djihads périphériques (Afghanistan, Bosnie et plus tard Tchétchénie, voire Cachemire), et non pour le Proche-Orient ou le Maghreb, puis ils reviennent en Europe. Le djihad et le voyage en Afghanistan deviennent des rites de passage : le vétéran qui en revient est auréolé du prestige de moudjahid, même si son séjour a été très court.

Soucieux de mettre un peu d’ordre dans l’afflux de volontaires étrangers qui créaient souvent des tensions avec la population locale, les talibans ont confié à M. Ben Laden (sans doute au début de 1997) le monopole du contrôle des camps des « Arabes », y compris les convertis, tandis que les Ouzbeks et les Pakistanais conservaient leurs structures propres. Par conséquent, tout volontaire musulman qui n’est ni pakistanais ni originaire d’Asie centrale et qui a voyagé en Afghanistan entre 1997 et 2001 est forcément passé par les camps d’Al-Qaida (ou, pour quelques-uns d’entre eux, par ceux des organisations pakistanaises radicales). Cela n’implique pas que toute personne ayant séjourné dans ces camps est un terroriste en puissance.

Combattants « internationalistes »

Aucun des jeunes de cette nouvelle génération d’« Afghans », contrairement à la vieille garde, n’est proche de M. Ben Laden. Les volontaires étaient soumis à un filtrage : les meilleurs étaient sélectionnés pour retourner en Occident commettre des attentats, le séjour afghan servant à les entraîner, mais surtout à forger l’« esprit de corps » qui ferait la force du réseau. Les autres, c’est-à-dire le plus grand nombre, étaient affectés à la brigade étrangère qui combattait aux côtés des talibans contre le commandant Massoud. D’où la difficulté pour les justices occidentales de trouver des chefs d’accusation pertinents pour ceux des prisonniers de Guantanamo dont le seul tort est de s’être trouvés dans les troupes des talibans.

C’est cette nouvelle génération qui fournit l’essentiel des cadres ayant commis les attentats « internationalistes ». C’est elle qui a fait jusqu’ici l’efficacité et la force de l’organisation. Par définition, ces réseaux sont à la fois internationaux et fondés sur d’étroites relations personnelles : ils concilient la globalisation et la cohésion d’un petit groupe homogène d’hommes qui se connaissent bien. Cette solidarité d’anciens combattants « internationalistes », ayant partagé les mêmes camps et les mêmes combats, fait la souplesse et la fiabilité des réseaux. Or, comme l’a analysé Marc Sageman (10), cet esprit de corps se retrouve aux deux bouts du voyage initiatique vers le djihad afghan. C’est en effet au sein d’un petit groupe de « copains » que l’on se radicalise (dans une cité universitaire, un quartier, une mosquée) et que l’on prend la décision de partir. Et, en Afghanistan (ou en Bosnie, en Tchétchénie), on rencontre d’autres « frères » qui peuvent être de Malaisie ou du Pakistan et qu’on ira éventuellement retrouver dans leur pays.

Les membres du réseau se comportent souvent en dépit de toute logique régissant une véritable clandestinité. On partage les appartements et les comptes bancaires, on est témoin au mariage du copain, on cosigne le testament d’un autre, etc. L’étanchéité vient de l’effet de groupe, pas des techniques de l’action secrète.

L’état-major, les cellules de base, les réseaux transnationaux et la chaîne de commandement d’Al-Qaida sont ainsi fondés sur des liens personnels, forgés soit en Afghanistan, soit au niveau local, et qui se transposent ensuite dans une dimension transnationale et « déterritorialisée » (voyages, installation dans d’autres pays, nationalités multiples, etc.). La camaraderie joue un rôle très important, parfois doublée de liens matrimoniaux qui n’ont rien de « traditionnel » : on épouse la sœur de son copain – et non la femme choisie par ses parents –, ce qui implique souvent un rapport de couple moderne, comme en témoigne l’épouse du meurtrier du commandant Massoud, qui raconte comment son mari reprisait lui-même ses vêtements (11). Ces liens très personnels font la force mais aussi la faiblesse des réseaux.

Il suffit parfois à la police de dévider la pelote à partir d’un militant connu (quitte à mettre en cause des innocents ayant pour seul tort d’avoir partagé une chambre ou fréquenté la même mosquée). Ainsi, l’un des responsables de l’attentat de Madrid, M. Jamal Zougam, avait été signalé par la police française à la police espagnole et brièvement incarcéré en novembre 2001. Même s’il n’y a pas encore de base de données sur les volontaires partis en Afghanistan, il est certain qu’un nombre croissant sera identifié (par les documents saisis sur place, les arrestations, les faux passeports utilisés, etc.). Mais, surtout, avec la perte du sanctuaire afghan, il n’existe quasiment plus de lieu où reconstituer cette solidarité de vétérans. Et si on évoque la Tchétchénie, le Sahel, les zones tribales pakistanaises, voire... Fallouja, aucun de ces endroits – même si on peut y bénéficier de complaisances dans les administrations locales – ne peut constituer un sanctuaire durable du fait de la surveillance et des frappes ponctuelles. En un mot, la génération des anciens combattants d’Afghanistan se réduit (la technique de l’attentat-suicide y contribue évidemment) et peine à se renouveler.

Pour éviter la marginalisation, Al-Qaida doit donc élargir son recrutement et forger des alliances. Mais il ne dispose pas de relais, car il ne constitue pas un mouvement politique avec une direction politique, une structure militaire, des compagnons de route, des organisations de sympathisants, etc. Réseau de militants, il n’existe que dans la mesure où ceux-ci commettent des attentats. Aucune sortie vers le politique ne semble donc envisageable. Autrement dit, Al-Qaida ne peut s’allier qu’avec des groupes combattants (même si ceux-ci peuvent avoir une dimension politique, comme dans le cas des talibans ou des Tchétchènes).

Trois stratégies de recherche d’alliances, ou simplement de passage de relais, sont possibles : le franchisage, les associations et le banditisme.

Le franchisage est déjà à l’œuvre. Les auteurs d’attentats « locaux », c’est-à-dire commis par des militants sur leur propre territoire, qu’ils aient ou non effectué un voyage en Afghanistan, entrent dans cette catégorie. Un groupe local, sans lien direct avec l’état-major d’Al-Qaida, comme à Casablanca (ou connecté indirectement, comme dans le cas de l’attentat de Djerba ou celui d’Istanbul), agit au nom de l’organisation ou voit son action revendiquée par celle-ci. Il suffit d’ailleurs que l’opinion publique ou les autorités locales attribuent l’action à Al-Qaida pour que l’effet soit le même. Les cibles sont suffisamment larges (tout ce qui relève de la présence occidentale, du judaïsme ou des intérêts américains) pour qu’il se passe toujours quelque chose quelque part, donnant ainsi l’impression qu’Al-Qaida est partout.

De tels relais locaux peuvent aller d’une organisation structurée et radicalisée (le Jemaah Islamiyah en Indonésie, ou bien les groupes extrémistes pakistanais, dont des membres sont allés avec Al-Qaida en Afghanistan, voire le groupe Zarkaoui en Irak) à une « bande » où révolte juvénile, banditisme et phénomène de secte se conjuguent autour d’un leader local, comme dans le cas de l’attentat de Casablanca. Des cellules peuvent aussi se constituer parmi les internautes éduqués et polyglottes, et se réclamer d’Al-Qaida. L’« al-qaïdisme » pourrait donc survivre à la disparition d’Al-Qaida.

Ce franchisage est d’autant plus aisé qu’il a toujours existé une mouvance radicale recrutant et opérant selon des schémas similaires à ceux d’Al-Qaida, mais sans lui être liée organiquement, tels, en France, le réseau Kelkal (12) et la « bande de Roubaix (13) » en 1995 et 1996. On peut aussi imaginer que des membres de mouvements néofondamentalistes mais non djihadistes (comme des tablighis (14), voire le Hizb-ut-Tahrir (15) décident de passer à l’action individuellement sous l’étiquette Al-Qaida. Ainsi, les attentats de Tachkent de juillet 2004 contre les ambassades américaine et israélienne peuvent avoir été le fait soit de membres du Mouvement islamique d’Ouzbékistan qui ont combattu avec Al-Qaida contre les Américains en Afghanistan, soit de dissidents du Hizb-ut-Tahrir, même si la première hypothèse paraît la plus vraisemblable.

Des anciens « Afghans » peuvent aussi s’autonomiser, comme M. Al-Zarkaoui (quelle que soit la réalité du rôle qu’on lui attribue). Les volontaires étrangers qui seraient présents à Fallouja ont intérêt à bénéficier du label et à faire croire à l’existence d’une organisation internationale plus structurée qu’elle ne l’est.

Inconnue saoudienne

Le cas saoudien est plus complexe. D’un côté, on compte beaucoup d’anciens volontaires d’Afghanistan parmi les radicaux qui ont lancé des attaques en 2004 (les Saoudiens sont surreprésentés parmi les volontaires musulmans ayant combattu sur tous les fronts, de l’Afghanistan à la Tchétchénie en passant par la Bosnie). Compte tenu de l’origine saoudienne de M. Ben Laden et de son rôle dans le passage de Saoudiens en Afghanistan, dans les années 1980, quand il avait encore l’oreille des services secrets de son pays (la rupture entre lui et le régime, au début toute relative, date de 1991), il est probable qu’il connaît personnellement bien des chefs des groupes radicaux.

Les attaques menées en Arabie visent plus les étrangers (y compris arabes) et les symboles de la présence étrangère que l’appareil d’Etat. Elles s’apparentent donc aux actions menées par Al-Qaida. Même si les terroristes souhaitent clairement la disparition de la monarchie, la méthode employée ne va pas dans le sens d’une stratégie révolutionnaire. D’un autre côté, dans cette mouvance proprement saoudienne, ne se retrouve aucun volontaire étranger, et ses militants n’ont pas de parcours mondialisé, à part un passage en Afghanistan ou en Tchétchénie, contrairement aux autres militants d’Al-Qaida. Enfin, elle ne signe par ses actions Al-Qaida, même si elle ne récuse pas l’appellation.

L’omniprésence de ce label s’explique par deux logiques contradictoires : la volonté des régimes, de Tachkent à Moscou, de voir la main d’Al-Qaida partout afin de se présenter en membres de droit du club de l’antiterrorisme, et faire oublier leur politique de répression. Mais les militants ont aussi intérêt à faire croire qu’Al-Qaida se trouve partout : M. Ben Laden pour apparaître comme le grand chef d’orchestre, et les « petits » pour être assurés du retentissement de leur action.

Il s’agit bien d’une politique de franchisage : l’organisation mère a défini le concept et prête son label aux franchisés. C’est d’autant plus facile qu’Al-Qaida n’a jamais été une organisation « léniniste », soucieuse du contrôle étroit de ses membres : ces derniers ont beaucoup d’autonomie, et le centre délègue facilement l’initiative à des jeunes, voire à des convertis (ce qui est totalement nouveau dans une organisation islamiste radicale).

Quant à la recherche d’alliances, elle se fait aux dépens de la pureté idéologique. Mais Al-Qaida n’aura guère le choix s’il ne veut pas s’isoler. Ses militants se sont régulièrement alliés à des groupes musulmans ayant des objectifs purement locaux : les talibans, les radicaux tchétchènes ou sunnites irakiens, mais tous se réclamaient du concept de djihad.

La place des convertis

Ces alliances pourraient s’étendre selon trois directions.

– L’alliance avec des mouvements nationalistes ou ethniques, comme en Bosnie, en Tchétchénie et, semble-t-il, en Irak. Mais, dans ces trois cas, les « internationalistes » ne développent pas de stratégie propre et servent seulement d’avant-garde militaire, dans un contexte où l’action ne s’exerce que sur un territoire national. Ils servent alors de « légion étrangère » dont on se débarrasse une fois la guerre finie, comme cela s’est produit en Bosnie et pourrait se reproduire en Irak.

Toutefois, on ne peut exclure que certaines franges radicales des mouvements nationalistes décident, par désespoir, d’internationaliser la lutte, à l’instar de ce que firent les Palestiniens dans les années 1970. Tous les mouvements de libération nationale, quelle que soit la place qu’y tient l’islam (Hamas palestinien, Tchétchènes de M. Chamil Bassaïev), maintiennent leur lutte sur leur territoire et sur celui de ceux qu’ils perçoivent comme la puissance occupante. Aucun membre d’Al-Qaida n’a agi sur le territoire israélo-palestinien et aucun Palestinien (vivant à Gaza ou dans les territoires occupés) n’a participé à des actions d’Al-Qaida. Pourtant, on ne peut exclure que, face à la répression et à l’isolement international, certains groupes ne décident d’étendre le conflit en s’alliant avec les « internationalistes » de la mouvance.

–La conjonction entre Al-Qaida et une frange de l’ultragauche radicale et violente, héritière de la « bande à Baader », d’Action directe ou des Brigades rouges, etc., voire de l’extrême droite. L’ennemi est le même : l’ordre mondial caractérisé par « l’impérialisme américain ». Al-Qaida fascine ceux qui sont en quête d’une rupture avec l’ordre établi et profite de la quasi-disparition de l’extrême gauche radicale marxiste, reconvertie dans un altermondialisme qui ne touche pas les véritables espaces d’exclusion sociale. Jusqu’à présent, pour se joindre à Al-Qaida, il fallait se convertir, mais la condition peut très bien disparaître. D’ailleurs, les objectifs de l’organisation ne sont jamais religieux, et son antisémitisme ressemble davantage à l’antisémitisme européen classique qu’à sa version musulmane (l’ancien avocat de Baader, M. Horst Mahler, après son passage à l’extrême droite, s’est ainsi retrouvé en octobre 2002 dans un meeting du parti islamiste radical Hizb-ut-Tahrir à Hambourg, également violemment antisémite).

Les convertis constituent sans doute un bon indicateur de mutations futures : le passage qu’ils ouvrent entre jeunes Occidentaux et radicaux islamistes pourrait être réversible. On pourrait ainsi assister au « retour » de jeunes convertis dans leurs milieux d’origine, pour trouver des alliances, soit pour des activités criminelles, soit pour des actions politiques. M. Ilich Ramírez Sánchez, dit Carlos, s’est converti à l’islam en prison et fait l’éloge de M. Ben Laden dans son dernier livre, L’Islam révolutionnaire (16), tandis que Nadia Desdemona Lioce, la survivante d’un groupe des Brigades rouges italiennes, lors de son arrestation par la police en Italie, en février 2003 s’est déclarée solidaire de la lutte de tous les musulmans. Beaucoup de conversions à l’islam dans les banlieues sont plus proches d’un engagement militant que d’une rencontre mystique : il s’agit plutôt de « conversions de protestation ».

– Enfin, troisième méthode, la mercenarisation ou le banditisme. Si le centre d’Al-Qaida finit par être neutralisé, un certain nombre d’anciens « Afghans » ou de membres potentiels de l’organisation mettront les techniques apprises, les réseaux établis et l’image de marque sur le marché. Ils pourraient se lier à des réseaux mafieux ou se transformer eux-mêmes en mafia ; ils pourraient aussi servir de mercenaires à des services secrets, comme le firent en leur temps le Palestinien Abou Nidal et Carlos.

Aucun Etat ne s’aventure pour l’instant dans la voie d’une telle collaboration par crainte d’une réaction américaine directe. Mais la situation pourrait changer si un enlisement en Irak faisait apparaître les Etats-Unis en position de faiblesse et si la déréliction des réseaux Al-Qaida ainsi que la confusion sur la fin et les moyens de la « guerre contre le terrorisme » finissaient par ouvrir une zone grise où l’on ne saurait plus trop qui est qui. De telles évolutions pourraient s’effectuer d’autant mieux que les espaces où se meuvent les militants « internationalistes » supposent connexions et soutiens provenant de réseaux de trafiquants, avec de possibles complicités dans l’appareil d’Etat (régions tribales au Pakistan, par exemple).

Dans tous les cas, le phénomène Al-Qaida, comme ses avatars, apparaît avant tout transnational et n’a que des liens circonstanciels avec le Proche-Orient. La dynamique de mobilisation et d’action n’est qu’indirectement liée aux conflits de la région, qui s’inscrivent avant tout dans des logiques nationalistes. On tend à « sur-islamiser » Al-Qaida et à négliger sa dimension globale, anti-impérialiste et tiers-mondiste. La logique du mouvement sera sans doute d’incarner moins la défense de l’islam que l’avant-garde de mouvements de contestation de l’ordre établi et de l’hyperpuissance américaine.

(1) Al Qaeda, Casting a shadow of Terror, I. B. Tauris, Londres, 2004.

(2) Il est spouçonné d’avoir servi de base arrière aux terroristes du World Trade Center

(3) Lawrence Wright, « The Terror Web, were the Madrid bombings part of a new Al Qaeda strategy, driven by the Internet ? », The New Yorker, 2 août 2004.

(4) Arrêté à la frontière entre les Etats-Unis et le Canada, en décembre 1999, avec des explosifs. Il a depuis « collaboré » avec la justice américaine.

(5) Mis en examen en France en 2001, soupçonné d’avoir préparé un attentat contre l’ambassade américaine à Paris.

(6) Français arrêté aux Etats-Unis, accusé d’avoir participé à la préparation des attentats du 11-Septembre.

(7) Dit « Abou Omar », est accusé par la justice belge d’avoir accueilli et guidé les deux kamikazes tunisiens qui devaient tuer le commandant Massoud le 9 septembre 2001.

(8) Condamné pour avoir tenté de mettre le feu à un explosif caché dans sa chaussure lors du vol Paris-Miami, le 22 décembre 2001.

(9) Arrêté à l’aéroport de Chicago en mai 2002. Il est accusé d’avoir fourni à Al-Qaida des informations pour construire une bombe radioactive. Lire Augusta Conchiglia, « Dans le trou noir de Guantanamo », Le Monde diplomatique, janvier 2004.

(10) Marc Sageman, Understanding Terror Networks, University of Pennsylvania Press, 2004.

(11) Malika El-Aroud, Les Soldats de lumière, A. S. B. L. Les Ailes de la Miséricorde, rue de l’Eglise-Sainte-Anne 93, 1081 Koekelberg-Bruxelles, Belgique, 2003.

(12) Réseau dirigé par Khaled Kelkal, abattu par les gendarmes et soupçonné d’être à l’origine d’une vague d’attentats en France, dont celui du métro Saint-Michel en juillet 1995.

(13) Le « gang » a commis plusieurs braquages avec fusillades dans la région en 1996.

(14) Ou Jamaat al tabligh, société pour la propagation de l’islam, présent en Arabie saoudite, au Maroc et dans les pays de l’océan Indien.

(15) Le parti de la libération, basé à Londres. Lire « L’islam au pied de la lettre », Le Monde diplomatique, avril 2002.

(16) Editions du Rocher, Paris, 2003.

Sources : http://www.monde-diplomatique.fr/2004/09/ROY/11440


Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

Irak : Al Qaïda revendique l'enlèvement des deux Marocains

le 29 octobre 2005

 

Alors que la branche militaire d'Al Qaïda en Mésopotamie a revendiqué hier soir sur un site islamiste l'enlèvement des deux ressortissants marocains en Irak, c'est toujours l'émoi et l'incompréhension chez les familles des disparus.


En apprenant par le biais de la télévision Al Jazzera qu'un dénommé Abou Maïssara Al-Iraqi avait reconnu que les éléments d'Al Qaïda étaient derrière le rapt des deux employés de l'ambassade du Maroc à Bagdad, les proches d'Abdelkrim El Mouhafidi ont crié toute leur douleur en appelant toutes les composantes de la société civile à s'organiser pour demander la libération des deux Marocains.

Abdelkrim El Mohafidi qui a disparu jeudi dernier sur la route entre Amman et Bagdad est né en 1956 au quartier Boukroun à l'ancienne médina de Rabat. Il est parti la première fois en Irak en 1982 par le biais du bureau des placements.


Il a travaillé alors comme chauffeur dans les compagnies de transport des produits pétroliers.

En 1987, il cesse de donner tout signe de vie avant de réapparaître deux années plus tard en réponse à un avis de divorce émis par son ex-femme sur les ondes de la radio nationale.

En 1992, El Mouhafidi rentre d'Irak où il a épousé une employée de l'ambassade marocaine. Il raconte à son entourage les affres de la guerre irako-iranienne.


Tout le monde garde de lui l'image d'un homme simple, discret et surtout intelligent.

C'est à partir de 1992 qu'il commence une carrière de chauffeur à l'ambassade. Il est le chauffeur attitré de l'ambassadeur.


Chose tout à fait normale puisque Abdelkrim El Mouhafidi connaît l'Irak sur les bouts des doigts. Il porte la nationalité de son pays d'accueil. Il finit même par épouser une Irakienne avec qui il se rend pour la dernière fois au Maroc en mars 2003.

D'après ses amis, il semble à la fois heureux et fier de son travail et de sa vie de famille. Depuis, ils n'ont plus aucune nouvelle de lui même s'ils n'arrêtent pas de lui envoyer des lettres à l'adresse de l'ambassade du Maroc que lui-même leur a donnée.

Les missives étaient expédiées à la boîte postale 6936, avenue Al Mansour à Bagdad. Ils ne savaient pas qu'il allait se rappeler à eux d'une manière tragique.


Aujourd'hui, alors que les autorités marocaines ont envoyé mardi une délégation à Amman pour effectuer les contacts nécessaires, les proches et amis attendent toujours des nouvelles de Abdelkrim El Mouhafidi et Abderrahim Boualam. Ils se refusent à se laisser aller à la résignation et espèrent que les efforts déployés par le Maroc donneront leurs fruits.

Sources : LE MATIN MA

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

Une vidéo empoisonnée

L’affaire Nicholas Berg

 

L’insoutenable violence de la vidéo de l’assassinat de Nicholas Berg a suscité des réactions immédiates, passionnelles et contradictoires. Pourtant, une analyse rigoureuse met en évidence la complexité réfléchie de la scénarisation et la polysémie délibérée des images. Loin d’être le témoignage brut d’une mise à mort, cette production a été conçue pour renforcer les préjugés et les antagonismes de la guerre des civilisations. Il ne s’agit pas d’un reportage, mais d’un outil élaboré de propagande.

Une séquence vidéo de l’assassinat de Nicholas Berg a été diffusée par trois grandes chaînes de télévision anglo-saxonnes, le 12 mai 2004. Le lendemain, son authenticité a été confirmée par la CIA qui a précisé avoir identifié le meurtrier en la personne d’Abou Moussab Zarkaoui.

Cependant l’interprétation d’un document suppose une analyse rigoureuse.

Origine de la vidéo

L’existence de ce document a été rapportée par le bureau de Reuters à Dubaï, le 12 mai. Il aurait été trouvé sur le site arabophone http://www.al-ansar.biz/. Dans l’heure qui suivit, il était diffusé par Fox news, CNN et la BBC. Cependant, les chaînes arabes qui souhaitaient se le procurer ne le trouvaient pas sur le site indiqué. Toutes les versions actuellement disponibles proviennent des trois grandes chaînes anglo-saxonnes.

Le site internet de référence était hébergé par une société malaise. Devant l’afflux de connections, celui-ci l’a retiré de sorte qu’il a disparu aujourd’hui. Le nom de domaine était la propriété d’Arab Press House, une respectable société de presse basée à Londres et sans lien avec des islamistes.

Style littéraire de la vidéo

Le document, d’une durée de 5 minutes 37 secondes, est d’une trop faible définition pour permettre la lecture de détails. Il est composé de deux séquences distinctes (la présentation et l’exécution). Il a été monté pour limiter la scène de la décapitation, mais le montage son est distinct du montage image. La bande semble avoir été post-sonorisée, de sorte qu’il est impossible de savoir si la voix que l’on entend lire le communiqué est celle de l’assassin, ni si les cris sont ceux de sa victime. Cependant, la désynchronisation peut être une conséquence de la compression de la vidéo pour la diffuser sur le Web. La caméra est d’abord posée sur un pied, puis elle est portée à l’épaule pendant les deux plans du meurtre pour renforcer le stress du spectateur.

La mise en scène est à double lecture selon les publics :

- Pour les uns, Nicholas Berg s’identifie en donnant les prénoms de ses parents, frère et sœur, laissant entendre qu’il est juif. Puis des islamistes encagoulés dénoncent les États-Unis et le président pakistanais. Ils le décapitent alors pour venger « les abus sataniques d’hommes et de femmes musulmans à la prison d’Abu Ghraib ». La violence difficilement soutenable de la scène induit le spectateur à penser que la barbarie des meurtriers est sans commune mesure avec les abus des GI’s. Les islamistes paraissent incarner le Mal.

- Pour les autres, Nicholas Berg est vêtu d’un pyjama orange identique à celui des détenus de Guantanamo et porte une barbe comme les islamistes. Il se présente assis sur une chaise identique à celles visibles sur les photos de tortures à Abu Grahib. Des personnages encagoulés, se présentant comme des islamistes, déversent un torrent de haine. L’un d’entre eux, portant une bague en or ce qui est strictement prohibé chez les fondamentalistes, sort un couteau et l’égorge. En reproduisant le sacrifice abrahamique, mais un substituant un homme à l’agneau, il commet un sacrilège. La violence difficilement soutenable de la scène induit le spectateur à penser que les États-Unis sont prêts à n’importe quelle barbarie contre leurs propres ressortissants pour stigmatiser les musulmans.

Incohérences du document

L’accoutrement des ravisseurs évoque moins des résistants au milieu d’une guerre sanglante qu’une nécessité d’« uniformes » de terroristes tous identiques pour les besoins du tournage.

Deux des « terroristes arabes » portent leur main gauche au visage durant la séquence. C’est un geste qui n’est pas courant, même par inadvertance, dans la culture arabe où la main gauche, réservée à l’hygiène, ne doit pas être portée au visage.

La méthode employée, soit un découpage à l’aide d’un couteau-scie militaire vise à reproduire le rituel abrahamique et est inadapté à la situation. Les décapitations sont généralement effectuées d’un coup sec à l’aide d’une lame lourde et bien affûtée, qu’il s’agissent d’une hache ou d’un sabre.

Le corps de la victime ne bouge pratiquement pas lors de la décapitation, ou plutôt du découpage de sa tête. Il n’éprouve pas les convulsions qui sont habituellement observées lorsqu’on décapite un être humain ou un animal.

La quantité de sang qui s’échappe du corps et de la tête semble très faible. Cet effet est peut-être dû au montage vidéo, le time code laissant supposer une coupure vidéo de 9 minutes. Le sang se serait écoulé lors de la séquence supprimée.

Identification de l’assassin

La CIA n’a pas indiqué à partir de quels éléments elle avait identifié l’assassin comme étant Abou Moussab Zarkaoui. Depuis plusieurs mois, l’Agence s’efforce de présenter cet individu comme le successeur d’Oussama Ben Laden.

On ne comprend pas pourquoi M. Zarkaoui, si c’est lui, cacherait son visage qui est reproduit sur des milliers de tracts proposant 10 millions de dollars de récompense pour son arrestation.

Dans des rapports précédents, la CIA avait indiqué qu’Abou Moussab Zarkaoui avait perdu une jambe lors d’un bombardement en Afghanistan. Il a également été précisé que des points étaient tatoués sur sa main gauche. Or, l’assassin n’est ni handicapé, ni tatoué.

M. Zarkaoui est réputé avoir un accent jordanien. Ce qui n’est pas le cas de la voix que l’on entend. Mais si la vidéo est post-sonorisée, cette voix n’est pas forcément celle de l’assassin.

Identification d’Al Qaïda

La traduction de la bande son diffusée dans les médias états-uniens fait référence à Al Qaïda. Il s’agit en fait d’une erreur qui a été rectifiée depuis par le National Virtual Translation Center.

Identification de la victime

Les forces de la Coalition ont découvert avant la diffusion de la vidéo un corps décapité qu’elles ont identifié comme étant celui de Nicholas Berg. Il a été rapatrié aux Etats-Unis et inhummé.

La famille du défunt l’a reconnu sur la vidéo.

Profil de la victime

L’entreprise de la famille Berg (père et fils) figurait dans la liste des « ennemis de l’État » publiée sur le site pro-Bush freerepublic. Le père s’était engagé dans le mouvement anti-guerre A.N.S.W.E.R., présidé par Ramsey Clark.

Lors d’un séjour d’études dans l’Oklahoma, Nick Berg aurait prêté son adresse de messagerie avec son mot de passe à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, qui lui-même l’aurait prêté à un proche de Zacarias Moussaoui, le Français accusé d’avoir participé à l’organisation des attentats du 11 septembre. Berg avait par la suite été interrogé par le FBI qui avait conclu à une coïncidence et donc à son innocence. Pourtant, Carol Devine-Molin (enterstageright.com) affirme qu’il avait de nouveau été interrogé bien après le 11 septembre, ainsi que lors de sa détention précédant sa disparition. Le FBI aurait dans cette hypothèse de sérieux doutes sur lui.

Nick s’était rendu en Israël auparavant, sans prendre soin de demander aux douanes israéliennes de ne pas apposer de tampon, comme le font par prudence beaucoup d’États-uniens voyageant au Moyen-Orient.

Selon le Seattle Post-Intelligencer, « Berg a d’abord travaillé en Irak en décembre et janvier avant d’y retourner en mars. Il inspectait les installations de communication, dont certaines étaient détruites par la guerre ou les pillards. Lors de ces séjours en Irak, il a travaillé sur une tour d’Abou Ghraib, prison dans laquelle ont été commises des tortures. » Il l’a fait en compagnie de Aziz Kadoory Aziz, également connu sous le nom de Aziz al-Taee, avec qui il avait lancé son entreprise de tours de communications. Or, M. Kaddory Aziz est le fondateur du Conseil irako-américain. Farouche partisan de l’invasion, il intervenait parfois sur Fox News et organisait des manifestations de soutien aux troupes avant la guerre. Il est réputé agent de la CIA.
Selon le Guardian, la société de Berg venait de se voir attribuer un contrat dans le cadre du consortium Iraqi Media Network (un programme de la NED/CIA).
Seuls des sociétés de confiance pouvaient soumissionner aux marchés des télécommunications à Abu Ghraib et pour l’Iraqi Media Network.

Nicholas Berg a été arrêté sans papiers par le commandement de la Coalition à Mossoul, le 25 mars. Il a été incarcéré prétendument pour le temps de son identification. La famille Berg a fait appel vainement au consulat pour le faire libérer. Puis, elle a porté plainte, le 5 avril, contre les autorités US pour détention illégale, mentionnant le fait que les diplomates n’avaient plus aucun pouvoir pour intervenir sur son cas. Il a été relâché peu après, le 8 avril. Pendant cette période, il a été interrogé par trois fois par le FBI. Les autorités ont déclaré avoir tenté de le persuader de quitter le pays pour sa propre sécurité, sans pour autant l’avoir rapatrié de force.

Conclusion

L’histoire de la victime donne l’impression qu’elle a d’abord été proche d’un islamiste et des milieux anti-guerre, puis qu’elle a été retournée jusqu’à travailler avec un agent de la CIA, sans que les services états-uniens aient été certains de sa fidélité. Cette dualité ouvre la possibilité de nombreuses interprétations de l’événement.

Compte tenu de son parcours, de son montage, de sa scénarisation et de ses incohérences, on ne peut considérer cette vidéo comme un témoignage au premier degré. Au contraire, sa violence et sa mise en scène polysémique traduisent une volonté d’égarer le spectateur. Elle apparaît dès lors comme un outil de propagande de la guerre des civilisations, suscitant une lecture différente selon les groupes culturels et renforçant les antagonismes.

Sources : RESEAU VOLTAIRE

Posté par Adriana Evangelizt

 
Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

 

Un autre son de cloche sur Al Qaïda

 

par Sacha SHER

 

(extraits de http://onzeseptembre.bravehost.com/legrandbluffintro.html)

" (...) il est intéressant de constater qu’un nombre croissant d’instructions judiciaires visant des suspects dits importants aboutissent à des libérations 3, ou traînent indéfiniment, à l’image de celle du Français Zaccharias Moussaoui, un des nombreux « 20e » pirates rapportés par les médias. M. Moussaoui fut arrêté officiellement pour une infraction de visa mais peut-être simplement pour son attitude suspecte dans une école de pilotage. Peut-être pour cette dernière raison ou pour des raisons plus sombres, il fut incarcéré sans que les policiers locaux ne soient autorisés à fouiller son ordinateur portable et ne fut inculpé que le 11 décembre. Les objets trouvés avec lui, pour peu qu’ils lui aient bien appartenu, sont des documents sur les 747-400 (les avions les plus gros de la série 747 à 767), un manuel pour piloter un petit avion d’épandage (crop-duster) et un CD sur l’application aérienne des pesticides 4. Quant à l’intéressé, il clame tout haut qu’il ne faisait pas partie de l’opération du 11-septembre, que le FBI aurait pu empêcher cette dernière en arrêtant d’autres suspects également surveillés, mais que le gouvernement en avait besoin comme excuse pour envahir l’Afghanistan. On ne sait d’ailleurs pas tout de ses déclarations car une partie des requêtes (motions) qu’il a formulées restent encore classifiées. L’agent du FBI Colleen Rowley soupçonne également les autorités de n’avoir rien fait pour empêcher les attaques, et s’étonnait, dans un courrier adressé le 26 février 2003 à son chef Robert Mueller, que l’on n’eût toujours pas interrogé MM. Moussaoui et Richard Reid 5 (le converti arrêté pour possession de produits explosifs dans ses chaussures, apparemment sans détonateur). Un an et demi plus tard, rien n’a changé. M. Moussaoui devrait comparaître au début de l’année 2005, mais sans pouvoir appeler à la barre les témoins qu’il souhaitait faire parler.

L’administration Bush retient les informations à un point tel que le New York Times l’a comparé au Kremlin sous Brejnev. Dans le cadre du procès El-Motassadeq en Allemagne, les Etats-Uniens se sont longtemps montrés réticents à transmettre les comptes rendus d’interrogatoires en leur possession ou à autoriser leurs prisonniers à témoigner. Toutefois, le 11 août 2004, ils consentirent à révéler que selon les dires supposés de chefs présumés de l’opération du 11-septembre, le ressortissant marocain n’avait pas été mis dans le secret de la préparation des attentats 6. Il s’agit là de l’unique exception à leur façon de garder tout sous clef et sous les verrous pour accréditer du mieux qu’ils le peuvent la thèse du complot islamiste. Rien de vrai ne semble pouvoir sortir de la machine judiciaire américaine. Même les avocats de M. Moussaoui lui ont proposé de raconter que le 11-septembre était une opération conjointe de Mohamed Atta et des services irakiens ! Quant aux certitudes statistiques du directeur du FBI sur l’identité des pirates (quinze Saoudiens, deux originaires des Emirats Arabes Unis, un du Liban et un d’Egypte 7), elles sont contredites par le fait que le FBI cherche encore à confirmer leur identité réelle 8. Le but semble de pouvoir faire pression sur une Arabie Séoudite qui était de plus en plus tentée de sceller des contrats pétroliers avec d’autres puissances et de réclamer des droits pour le peuple palestinien. Quant aux témoignages des prisonniers Ramzi Binalchibh et Khalid Sheikh Mohammed (ancien étudiant aux Etats-Unis, « n°3 d’Al Qaida », et pion de la CIA ?), les cerveaux et financiers présumés de l’opération, ils ne sont mentionnés qu’allusivement dans les rapports de la commission d’enquête officielle, ce qui permet toutes les manipulations. Il en sera sans doute longtemps ainsi puisque les documents rassemblés par ladite commission seront directement versés aux archives nationales et rendus inaccessibles pour des décennies 9. (...)

Il peut être extrêmement facile de faire passer un musulman en auteur d’attentat suicide : on lui dit d’embarquer dans un avion, de se tenir debout prêt d’une voiture piégée, ces véhicules sont détruits, puis l’on envoie une revendication islamiste fabriquée sur internet, « information » immédiatement reprise en chœur par les médias de masse. En vérité, combien de personnes seraient prêtes à se suicider pour leur cause, surtout si cela implique de tuer d’autres musulmans ou des touristes plutôt que des militaires ou des colons ? Car, regardons du côté des victimes : pourquoi diable si peu d’Etats-uniens ont-ils été tués avant et après le 11 septembre 2001 par l’Armée Islamique pour la Libération des Lieux Saints (qui est le nom du groupe d’activistes entourant M. Ben Laden, lequel ne parle jamais au nom d’ « Al-Qaïda », une simple référence, dans certains textes, à la « base » de données de l’Organisation de la Conférence Islamique créée en 1969 33) ? Les Yankees ne sont-ils pas les ennemis numéro un des résistants dits islamistes ? En 1998, sur les onze morts de l’ambassade de Dar es Salam, on ne comptait aucun ressortissant des Etats-Unis, et à Nairobi, l’attaque à l’arrière de l’ambassade n’en tua que douze sur deux cents victimes (en fait, le repérage avait été effectué par un possible agent des Etats-Unis, Ali Mohammed 34). Il y eut certes l’explosion du navire de guerre USS Cole, mais elle n’aurait pas été filmée par les fidèles de M. Ben Laden, car, nous avancent des officiels US, l’homme chargé de filmer l’opération s’était endormi 35 ! Ce n’est qu’en mai 2003, à Riyad, en Arabie Séoudite, que le ratio morts Etats-uniens/total des victimes commença à signifier quelque chose politiquement : une dizaine sur trente-cinq tués dans un quartier habité par des Occidentaux. Et encore… Par ailleurs, assez curieusement, le journal Al Ahram Weekly se demandait si les islamistes avaient des relais dans l’appareil de sécurité du royaume puisque le nouveau chef du groupe « Al Qaïda » dans la péninsule arabique serait Saleh al-Oufi, un ancien policier vétéran de la guerre d’Afghanistan. Et si c’était l’inverse, la police qui manipulerait des extrémistes ? Enfin, des questions se font de plus en plus insistantes : « Pourquoi Al-Qaida attendrait-il pour agir ? ». Pourquoi « aucun membre d’Al Qaida n’a agi sur le territoire israélo-palestinien » 36, alors qu’en octobre 2001, M. Ben Laden disait que, puisque le peuple états-unien n’était que l’esclave des Juifs, « la punition devrait toucher Israël », et alors qu’en avril 2002, la « mouvance » aurait mis pour la première fois l’accent sur les cibles israéliennes dans un communiqué publié après les attentats de Djerba 37? Danny Rubinstein, du journal israélien Haaretz, se pose aussi la question le 6 septembre 2004, et pense qu’ « Al Qaïda », qui est de tendance wahabite saoudienne et tue d’autres musulmans (saoudiens) n’a simplement pas les mêmes affinités idéologiques que le Hamas, inspiré des Frères Musulmans égyptiens 38

Tout ceci donne à penser que la véritable Armée Islamique pour la Libération des Lieux Saints (comme se réfèrent eux-mêmes 39 les proches de M. Ben Laden) est finalement très diplomate, tandis que ceux qui commettent des actes aussitôt imputés à « Al Qaïda » servent visiblement les intérêts états-uniens en agissant dans des terres convoitées pour leurs richesses ou leur emplacement stratégique (Tchétchénie, Balkans, Afghanistan). Il semble donc assez peu approprié de désigner l’organisation de cette _expression effrayante : « Front Islamique Mondial pour le Djihad contre les Juifs et les Croisés » (_expression favorisée par le médiatique spécialiste de la dénonciation de Ben Laden, Rohan Gunaratna, qui n’hésite pas à affirmer qu’« Al Qaïda » « nie sa propre existence pour rester dans l’ombre », ce que l’on peut concevoir, mais laisse aussi « planer le doute sur ses véritables motivations », et « ne revendiquait jamais ses opérations » dans les années quatre-vingt dix, ce qui paraît aberrant) 40."

Sources:

3 En Allemagne, Abdelghani Mzoudi puis Mounir El-Motassadeq furent libérés. Le premier avait partagé une chambre avec un dénommé Mohamed Atta et le second était soupçonné d’avoir tenu un compte en banque utilisé par les terroristes supposés MM. Atta et Al-Shehhi. Signalons également les libérations de Maher Aran, Lotfi Raïssi, et Abdallah Higazy, dans la chambre duquel une radio d’avion avait été frauduleusement placée par un gardien.

4 http://911review.org/Wiki/InHisOwnWords.shtml. « Annotated Timeline of the 9/11 Hijackers (…) », http://freerepublic.com/focus/news/683026/posts.

5 http://xymphora.blogspot.com, March 10, 2003.

6 www.hrw.org/backgrounder/usa/use1004 citant Mark Landler, « German 9/11 Retrial Gets Exculpatory Evidence from U.S. », New York Times, August 12, 2004. Chroniques de Guantanamo, http://gwadaoka.org/guantanamo.htm. Le 1er septembre 2004, l’avocat d’El-Motassadeq, Josef Graessle-Muenscher, a été percuté à moto par une voiture qui avait fait une embardée devant lui.

7 www.fbi.gov/presserel/speeches/speech041902.htm.

8 www.fbi.gov/presserel/presserel01/092701hjpic.htm.

9 http://9-11commission.gov, Staff Statement n°16, “Outline of the 9/11 Plot”. www.911citizenswatch.org, Citizens’ Critique, p.22.

33 Pierre-Henri Bunel, Proche-Orient une guerre mondiale? Les dérives de la finance internationale, Carnot, octobre 2004, pp.212-213.

34 http://xymphora.blogspot.com, 23 février 2003.

35 « Bin Laden praises Sept.11 attacks », 10/08/2001, Dallas Morning News, http://multimedia.belointeractive.com/attack/binladen/1007binladen.html.

36 Olivier Roy, « Al-Qaida, label ou organisation ? », Le Monde diplomatique, septembre 2004, p.25.

37 « The Al-Qa’idah Group Had Nothing to Do With the 11 Sept. Attacks », 10 octobre 2001 (www.khilafah.com/home/lographics/category.php?DocumentID =2392&TagID=2). Traduction dans La Gazette du Golfe et des Banlieues, http://ggb.0catch.com/ggb5.pdf ou Le Spectre du terrorisme - Déclarations, interviews, témoignages sur Oussama Ben Laden, éditions Sfar, Paris (1 rue Cassini, 75014 Paris), 2001, p.88. Yosri Fouda et Nick Fielding, Les cerveaux du terrorisme, septembre 2003, Editions du Rocher, p.219.

38 “Many Times Crueler and More Dangerous”, Haaretz, 6/09/2004.

39 « War of the Worlds », The Guardian, 24/8/2002. http://books.guardian.co.uk/review/story/0,12084,779530,00.html

40 R. Gunaratna, Al-Qaida, Au cœur du premier réseau terroriste mondial, Autrement, 2002, pp.7, 10.

Sources : NE PLUS FAIRE FAUSSE ROUTE par Sacha Sher

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

Al-Qaida revendique le triple attentat d'Amman sur Internet

 

Al-Qaida a revendiqué dans un communiqué publié sur Internet le triple attentat commis mercredi soir à Amman, la capitale jordanienne. "Un groupe de nos meilleurs lions a lancé une nouvelle attaque contre quelques repaires (...). Après avoir examiné les cibles, des hôtels ont été choisis pour avoir été transformés par le despote jordanien en arrière-cour des ennemis de la foi, les juifs et les croisés", est-il écrit dans ce communiqué signé par le porte-parole d'Al-Qaida en Irak.

L'authenticité de cette revendication diffusée sur un site habituellement utilisé par Al-Qaida n'a pas pu être vérifiée dans l'immédiat.

Les autorités d'Amman ont porté leurs soupçons sur Abou Moussab Al-Zarkaoui, le chef du réseau Al-Qaida en Irak, qui a à maintes reprises menacé la Jordanie, où il est déjà condamné à mort par contumace, et qui a été qualifié d'un des "principaux suspects" par le vice-premier ministre, Marouane Moacher. "Al-Qaida et Al-Zarkaoui étaient certainement mêlés aux attaques d'Aqaba il y a quelques mois et je suis sûr qu'il (Al-Zarkaoui) est un des principaux suspects dans ce cas également, mais je ne peux pas l'affirmer avec certitude", a-t-il affirmé sur la chaîne américaine CNN.

TROIS ATTENTATS-SUICIDES

Au moins 57 personnes ont été tuées et 300 blessées dans des attentats-suicides qui ont frappé quasi simultanément trois hôtels à Amman, mercredi 9 novembre au soir.

Vers 21 heures locales (20 heures à Paris), un kamikaze a déclenché les explosifs qu'il transportait lors d'une réception de mariage dans la salle de bal de l'Hôtel Radisson SAS, dans l'ouest d'Amman, faisant le plus grand nombre de tués, a précisé M. Moacher. "La pièce montée était intacte, et tout autour le chaos. Les chaises étaient retournées, les meubles en morceaux, le sang partout", raconte encore sous le choc un témoin entré après l'attaque dans la salle où se déroulait la fête.

Un attentat a, juste après, visé le Hyatt où un kamikaze a fait exploser sa ceinture dans le hall de l'hôtel situé à moins d'un kilomètre du Radisson SAS. Presque au même moment, un autre kamikaze faisait exploser sa voiture piégée contre le Days Inn, situé dans un autre quartier, non loin de l'ambassade d'Israël à Amman.

La police a renforcé sa présence autour des hôtels et des missions diplomatiques dans la capitale jordanienne. La Jordanie a fermé pour une période indéterminée ses frontières terrestres dont celle avec l'Irak. Les mesures de sécurité ont été renforcées dans les aéroports.

Le vice-premier ministre jordanien a indiqué que le gouvernement était en "session ouverte et étudiait les mesures à prendre" et indiqué que les écoles, les ministères et les administrations seront fermés jeudi, décrété jour de "deuil national".

Le roi Abdallah II de Jordanie, qui se trouve hors du pays, a immédiatement condamné les "attentats terroristes criminels". Il a souligné que "la justice punira les criminels". Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira jeudi pour discuter des attaques d'Amman, condamnées par plusieurs pays, notamment les Etats-Unis, selon une source diplomatique à New York.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

Voir nos commentaires ICI... les services secrets israéliens chantent toujours avant d'avoir pondu l'oeuf... très  mauvaise tactique.

Al-Qaïda cherche à s'étendre au Moyen-Orient

 

JERUSALEM, 9 janvier (XINHUA) -- Les services de renseignement israéliens ont déclaré mardi que l'organisation terroriste al- Qaïda cherchait à renforcer sa base au Moyen-Orient en envoyant un grand nombre de ses agents au Liban, en Syrie et en Egypte.

Le chef du renseignement militaire israélien, le général Amos Yadlin, a révélé cette information lors d'une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset (Parlement israélien), a rapporté le journal local Yedioth Ahronot.

"Des dizaines, sinon des centaines, d'agents d'Al-Qaïda sont arrivés au Liban. Ces agents sont entraînés et ils ont une connaissance du terrorisme. Selon nos estimations, le numéro deux de l'organisation, Ayman al-Zawahiri, a ordonné à ses agents de se répandre en Syrie, au Liban et en Egypte", a déclaré M. Yadlin cité par le journal.

Il a mis en garde que les forces de maintien de la paix des Nations unies au Liban et les Occidentaux seraient les cibles les plus probable de ces agents, ajoutant qu'il y avait également une poignée d'agents d'Al-Qaïda dans la bande de Gaza tandis que quelques autres ont été arrêtés à Naplouse en Cisjordanie.

Concernant la crise sur le nucléaire iranien, M. Yadlin a indiqué que Téhéran ne cesserait pas son enrichissement d'uranium et qu'il utilisait l'ultimatum de 60 jours que lui a donné le Conseil de sécurité de l'ONU pour faire avancer son programme d'enrichissement d'uranium.

Le message que l'Iran veut envoyer à la communauté internationale est qu'elle doit cesser de lui demander l'arrêt de l'enrichissement parce qu'il est "trop tard", a-t-il ajouté.

Selon les estimations israéliennes, l'Iran sera capable de produire une bombe nucléaire au plus tôt d'ici la mi-2009, sauf obstacle technologique ou intervention étrangère.

Le chef du renseignement israélien a également relevé que le niveau d'alerte au sein de l'armée syrienne avait été rabaissé, accusant Damas de continuer à aider le Hezbollah libanais à refaire ses stocks d'armement.

Sources Xinhuanet

Posté par Adriana Evangelizt

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