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MOSSAD MAROC

Samedi 23 juillet 2005 6 23 /07 /2005 00:00

Le Maroc et le mossad -1-

Par Inès Bel Aiba (à PARIS) Younès Alami,

Ali Amar & Aboubakr Jamaï
(Journal)



Dès le début des années 60, le Maroc et les services secrets israéliens ont tissé des liens. Ils débutèrent avec la question de l'exode des juifs marocains vers Israël pour s'étendre à une coopération plus étroite.


L´histoire des relations entre l'un des services secrets les plus emblématiques du monde, le Mossad israélien, et le royaume chérifien remonte aux premières années de l'indépendance du Maroc. A l'époque, Israël, polygone territorial façonné par les grandes puissances au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, recherche à tout prix des moyens de survivance dans un environnement arabe en ébullition et forcément hostile. L'Etat hébreu est conscient que son avenir dépend avant tout de sa démographie et de sa capacité à entretenir des relations stratégiques avec nombre de jeunes nations encore non-alignées. Le Maroc correspond aux desseins des sionistes.


Selon Agnès Bensimon, auteur du célèbre « Hassan II et les Juifs », c'est parce que les services secrets israéliens ont fourni des renseignements très précis quant à un complot visant à tuer le prince héritier en février 1960 que les relations entre le Maroc et Israël ont débuté. L'historien Yigal Bin-Nun dément une telle version des faits. Pour lui, c'est en 1963 que la coopération officielle entre les deux pays a commencé.



Quel intérêt pour Hassan II ?


Les Israéliens avaient contacté Emile Benhamou, un ami d'enfance de Mohamed Oufkir, afin qu'il les fasse entrer en contact avec le chef des services de sécurité marocains. Après plusieurs tentatives, la rencontre est finalement arrangée en février 1963 chez Benhamou lui-même, rue Victor Hugo à Paris, entre l'agent Yaakov Karoz et Oufkir. Les Marocains craignent qu'un membre de l'opposition ne se fasse passer pour un représentant du Palais pour acheter des armes. Le Mossad confirmera plus tard qu'il s'agissait d'une fausse alerte. Les relations entre le Maroc et Israël deviennent dès lors officielles. Hassan II craignait que son trône ne soit menacé par le panarabisme. Il faisait mine de sympathiser avec la vague nassérienne qui submergeait le monde arabe ; en réalité, il le faisait pour ne pas se laisser distancer par l'opposition. Selon Yigal Bin-Nun, le Roi a peut-être voulu se rapprocher d'Israël parce qu'il était attiré par ce qu'on appelait alors le « miracle israélien ». Beaucoup étaient fascinés par la capacité qu'avait eu ce jeune Etat à « fleurir le désert », selon l'expression consacrée. L'inexistence des relations israélo-arabes était propice à un rapprochement entre le Palais et les dirigeants israéliens, d'autant plus que Ben Gourion avait décidé d'opter pour la politique dite des Etats périphériques : il fallait développer une ceinture d'Etats lointains mais conciliants.
L'intrusion du Mossad au Maroc s'est faite par des voyages clandestins de nombreux agents du Mossad et de leur chef Isser Harel, entre 1958 et 1960. Le premier eut lieu le 1er septembre 1958. Si les autorités marocaines eurent vent de sa visite, elles n'en laissèrent rien paraître, préparant ainsi le terrain à "l'accord de compromis" conclu entre le Palais et Israël favorisant l'exode des Juifs marocains. Plus tard, les officiers Oufkir, Dlimi et bien d'autres se rendirent clandestinement en Israël et des politiques et militaires israéliens firent durant de longues années le chemin inverse.



Des liens ambivalents


Les archives nationales d'Israël regorgent de documents historiques qui retracent ces liens. Les Marocains auraient souvent demandé aux Israéliens de les renseigner sur les Etats arabes favorables à un renversement de la monarchie alaouite. Israël aurait aussi soutenu le Maroc dans sa "Guerre des Sables" avec l'Algérie en livrant des blindés . Des officiers de Tsahal et du Mossad ont formé et encadré la jeune armée royale et les services de sécurité dont le célèbre Cab-1, l'embryon de la DST. En retour, et malgré l'envoi de troupes au Golan jugé "anecdotique", le Maroc n'a eu de cesse de normaliser l'existence de l'Etat hébreu auprès du monde arabe, en jouant par exemple un rôle capital dans l'accord de paix avec l'Egypte qui coûta la vie à Anouar Sadate ou encore d'ouvrir à Rabat et à Tel-Aviv des antennes diplomatiques. Plus récemment, Israël aurait continué à aider "technologiquement" le Maroc au Sahara, notamment dans la sécurisation du Sud par la construction du Mur de défense, ceinture modernisée de la fameuse ligne Barleev expérimentée dans le Sinaï ou diplomatiquement via le lobby pro-israélien aux Etats-Unis.

Sources : BLADI NET

Par Nikita Colonna-Santana - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Samedi 23 juillet 2005 6 23 /07 /2005 00:00

Première Partie

Troisième Partie

Le Maroc et le mossad -2-

Hassan II, Descartes et l'Etat hébreu

Par Inès Bel Aiba (à PARIS) Younès Alami, Ali Amar & Aboubakr Jamaï


La longue et tumultueuse histoire des relations entre Israël et le Maroc est marquée par une émigration progressive des Juifs marocains vers la « Terre promise ». Une émigration tolérée à la veille de la création de l'Etat d'Israël dans les années 48-49, clandestine à l'orée de l'indépendance marocaine et monnayée à partir de 1961 par le gouvernement marocain néo-indépendant. Un processus ayant pour corollaire les circonvolutions inhérentes à la politique interne marocaine et à l'analyse du phénomène par un homme, le défunt Roi Hassan II.

De 1956 à 1961, le gouvernement marocain est dans une logique de durcissement quant à la liberté de circulation de ses ressortissants israélites. Des mesures restrictives accompagnées de brimades administratives (fin des relations postales entre les Etats) inquiètent fortement les gouvernements israéliens à cette période. Si les exactions commises à l'encontre de la minorité juive sont rares, Israël est dans une logique de peuplement de ses territoires, une logique dans laquelle la communauté marocaine constitue un réservoir important. C'est dans ce climat tendu que le prince Moulay Hassan, Premier ministre de fait, accomplit une visite au Caire, où il y rencontre le raïs Gamel Abdel Nasser qui lui promet soutien et collaboration, un rapprochement qui agace fortement l'Etat hébreu. Imaginer des solutions pour exfiltrer les ressortissants juifs devient dès lors une priorité pour Israël, mais la voie diplomatique devait être maintenue coûte que coûte. C'est dans ce cadre que l'éditeur français René Julliard organisa le 2 décembre 1959 une rencontre entre le consul d'Israël à Paris, Mordekhay Shneurson, et l'ambassadeur marocain Abdellatif Benjelloun.



Une discussion tendue s'engagea entre les deux hommes et le consul israélien, dans une lettre adressée au directeur de cabinet de la ministre des Affaires étrangères, conclut de la manière suivante : « Cet entretien prouve qu'il n'y a aucun bénéfice dans nos tractations actuelles avec les Marocains. Tous nos efforts n'aboutissent à rien, il ne reste que l'action ». La solution politique s'éloignait, elle sera ravivée quatre mois plus tard par un canal inattendu. L'opposant marocain Mehdi Ben Barka prendra attache avec les Israéliens dans un contexte politique national extrêmement tendu. En mars 1960, Ben Barka assurera les Israéliens de sa défiance envers le régime de Nasser et de son admiration pour le modèle socialiste israélien. Il demandera un soutien moral et financier dans sa lutte contre le régime de Hassan II. Dès lors, les officiels israéliens demeureront quatre mois durant dans une logique dubitative. Fallait-il maintenir le contact avec un gouvernement marocain fermé aux discussions ou envisager une solution alternative mais plus risquée avec l'opposition au régime ? La réponse viendra du prince Moulay Hassan qui jeta les ponts à une ouverture progressive des frontières pour les ressortissants juifs marocains. Moulay Hassan exigea la discrétion absolue sur le sujet et rencontra à Rabat l'envoyé officieux du gouvernement israélien, le représentant du Congrès juif mondial Alexandre Easterman. Le prince eut alors l'analyse suivante, une analyse à deux niveaux qui permettra d'amorcer les modalités définitives d'un accord entre les deux parties. D'un côté, il craignait que si les portes de l'émigration s'ouvraient, les Juifs ne quitteraient en masse le pays et par conséquent un grave problème économique se déclenche. Même si un petit nombre seulement de Juifs quittait le Maroc, ils seraient rapidement imités par d'autres, ce qui risquait de provoquer « une force grégaire ». Mais le futur Roi contrebalança cet argument par une analyse pragmatique sur l'avenir de la communauté juive au Maroc : « soyons réalistes, l'expérience nous a appris que dans le processus de développement de pays venant d'accéder à l'indépendance, la classe défavorisée de la population, désenchantée par les difficultés, s'attaque d'abord aux étrangers, ensuite elle s'en prend aux minorités religieuses"(1). Avec cet argument, Moulay Hassan rejoignait les thèses alarmistes du Mossad sur la précarité à long terme de la communauté. Dès lors un accord dédommageant le pays de la perte d'une partie de ses forces vives, d'une élite productive mais qui aurait du mal à s'intégrer dans le Maroc indépendant, pouvait sérieusement être envisagé. Cette attitude permit au futur Roi de s'installer de manière pérenne dans un sillage moderniste. Analysant la position paternaliste de son père le roi Mohammed V à Easterman, le prince décrivit à froid son futur positionnement quant à la question israélienne : « Il ne pense pas comme vous et moi. Nous sommes des Occidentaux et lui, contrairement à nous, n'examine pas la question d'une manière cartésienne". Une position confortable pour les deux parties. Pour Israël, elle permettait d'asseoir les relations avec un pays arabe éloigné du Proche-Orient et qui pourrait faire office d'intermédiation en cas de conflit (il en sera ainsi de même avec la Turquie et la Jordanie).Ben Barka était dans la même logique mais l'éviction quelques mois plus tard du gouvernement socialiste d'Abdallah Ibrahim et l'arrivée officiellement aux affaires du prince comme Premier ministre sonneront le glas d'une option qui avait très peu de chances d'aboutir.

(1) rapport d'Alexandre Easterman. Archives sionistes centrales Jérusalem Z6/1763

Sources : BLADI NET



 

 

 

 


Posté par Adriana EVANGELIZT

Par Nikita Colonna-Santana - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Samedi 23 juillet 2005 6 23 /07 /2005 00:00

Première partie

Deuxième partie

Le Maroc et le mossad -3-

Ben Barka et Israël

Par Inès Bel Aiba (à PARIS) Younès Alami, Ali Amar & Aboubakr Jamaï


« Je sais qui a tué Ben Barka, je sais pourquoi et je sais où son corps se trouve aujourd'hui ». Yigal Bin-Nun dit ce qu'il veut bien dire de « l'affaire Ben Barka ». L'historien prépare un livre sur l'icône de la gauche marocaine et dit ne pas souhaiter voir ses révélations faire la Une des journaux sans véritable appareil argumentatif. Tout ce que l'on saura, c'est que Mehdi Ben Barka a été tué par erreur et que son corps repose quelque part en France. Que la fameuse histoire de la cuve est fausse et que le livre de Boukhari est un tissu de boniments. Qu'il n'y a rien sous la mosquée de Courcouronnes. Que Mohamed Oufkir n'a probablement rien à voir avec l'enlèvement et l'assassinat et que le seul nom récurrent est celui de Dlimi. Que tout a été organisé par Miloud Ettounsi, alias « Chtouki »…


Bien plus que « saheb lihoud »


Mais ce n'est pas tout. Yigal Bin-Nun veut bien donner quelques détails sur un autre sujet explosif : les relations de Mehdi Ben Barka avec Israël et le Mossad. Il affirme que Ben Barka était bien plus que « Saheb Lihoud » ; il aurait eu des contacts presque quotidiens avec le Mossad, notamment avec le numéro 2, Yaakov Karoz. Des relations idylliques qui commencèrent à se ternir lorsque Ben Barka parla ouvertement de prendre le pouvoir au Maroc et demanda non seulement de l'argent, mais aussi des armes à Israël. De là date la rupture supposée entre le Mossad et lui, qui explique les propos véhéments contre la présence d'Israël dans les pays d'Afrique et d'Asie lors d'un discours qu'il a tenu au Caire en 1963. Mehdi Ben Barka, tel que le décrit Yigal Bin-Nun, était également attiré par le modèle de développement israélien. Il aurait demandé à ses interlocuteurs du Mossad des livres pour apprendre l'hébreu ainsi que des manuels concernant le développement rural et agricole en Israël afin de s'en inspirer au Maroc. Le chercheur israélien s'est basé sur des témoignages d'acteurs de l'époque toujours en vie, mais aussi et surtout sur les archives déclassifiées de l'Etat hébreu. La relation de Mehdi Ben Barka avec Israël, daterait de mars 1960. Deux documents des comptes rendus classés aux archives nationales du ministère israélien des Affaires étrangères Israélien, dont l'auteur est André Chouraqui, dirigeant de l'Agence juive, rapportent le contenu des rencontres entre ce même André Chouraqui et Mehdi Ben Barka à Paris en Mars 1960. Le contexte politique marocain est pour le moins tendu. Le gouvernement Abdallah Ibrahim et Mehdi Ben Barka sont en conflit ouvert avec le prince héritier Moulay Hassan. Dans l'un des comptes rendus, Chouraqui écrit : « Au cours de son voyage en Orient, le sultan a mis Ibrahim à l'écart des conversations avec Nasser et les autres souverains du Proche-Orient ».


Le Sultan est revenu transformé au moins sur ce point. Il sait qu'on peut gouverner un Etat seul et « au besoin » en mettant en prison des milliers de personnes. Ibrahim, par contre, a vu que la politique arabe dont il était l'instigateur n'est plus payante et qu'elle se retourne actuellement contre lui ; d'où, pour lui et ses amis, la nécessité de trouver de nouvelles alliance. Il les cherche alors du côté de l'Occident, des juifs et des forces de gauche.


« Selon ce document, Mehdi Ben Barka affirmait à ses interlocuteurs que le gouvernement Ibrahim avait pris position pour le général Kassem, président de l'Irak dans le conflit qui l'opposait à Gamal Abdenasser au sein de la Ligue Arabe. Mehdi Ben Barka aurait dit lors de ces rencontres que le mouvement qu'il représentait avait fait le choix de la démocratie que pouvait représenter le général Kassem et les pays africains qui se démocratisaient, plutôt que de suivre le modèle nassérien anti-démocratique.



Rencontres soutenues


D'après le document, Ben Barka aurait proposé une solution pratique à un problème qui embarrasse Israël et la communauté juive marocaine : la rupture des rapports postaux entre Israël et le Maroc. Résultat de l'adhésion du Maroc à la Ligue Arabe, cette rupture avait suscité la mobilisation des organisations juives. Un intense travail de lobbying avait été effectué.


Pourquoi le leader du progressisme marocain fait-il autant d'efforts vis-à-vis des lobbies pro-israélien et d'Israël lui-même ? Dans ce fameux document, André Chouraqui écrit : « La deuxième chose qui résulte de ce premier entretien avec Ben Barka est que celui-ci a, avec empressement, accepté l'invitation de visiter Israël. Si cela se réalise, cela aura des conséquences lointaines non négligeables. Ben Barka, en s'ouvrant à nous, attend de nous un appui moral auprès des Juifs marocains et, très probablement aussi, un appui matériel s'il entre en guerre ouverte contre la monarchie. Il aura besoin d'argent et d'armes. Il m'a laissé entendre cela d'une manière assez claire ». Selon les archives israéliennes, André Chouraqui organisera, le 26 mars 1960 à Paris, une rencontre entre Mehdi Ben Barka et Yacoov Karoz , numéro deux du Mossad. Yigal Bin-Nun produit à l'appui de sa thèse un autre document d'archives provenant du Congrès mondial Juif (CMJ). Il s'agit là aussi d'un compte rendu d'une rencontre entre Mehdi Ben Barka et Alexandre Easterman du CJM, à Paris le mardi 5 avril 1960. Selon ce document, c'est à la demande du leader marocain que la rencontre eut lieu. Easterman y rapporte l'argumentaire déployé par Ben Barka pour s'assurer l'aide du CJM dans son combat contre le pouvoir réactionnaire représenté par la monarchie marocaine. Ben Barka aurait évoqué une fois encore, l'opposition de son mouvement à la politique anti-démocratique de Nasser, et le soutien dont il jouit auprès de nombreux pays africains. Alexandre Easterman écrit avoir questionné Ben Barka sur la rupture des rapports postaux entre le Maroc et Israël, le refus de permettre de délivrer des passeports aux Juifs marocains pour leur permettre d'émigrer en Israël et le refus d'Abdallah Ibrahim de le recevoir quand il s'était rendu au Maroc. Ben Barka aurait évoqué là aussi les forces réactionnaires qui rendent toute politique d'ouverture impossible vis-à-vis d'Israël. Il aurait promis à son interlocuteur qu'il s'arrangerait pour que Abdallah Ibrahim le rencontre lors de sa prochaine visite au Maroc.


Selon ce compte rendu, Mehdi Ben Barka a réitéré sa demande d'assistance. « Il (Mehdi Ben Barka) espérait que le CJM allait se joindre aux autres éléments libéraux pour soutenir son groupe par tous les moyens, et que c'était dans l'intérêt des Juifs que le Congrès devait le faire. Je lui ai demandé ce qu'il entendait par soutien, et il a répondu : ''Soutien moral et matériel''. Il n'a pas précisé ce qu'il entendait par là et je ne lui ai pas demandé », rapporte Easterman dans ce document. En conclusion, le dirigeant écrit très cyniquement : « J'ai appris à Paris que Ben Barka avait rencontré nombre de personnes et de délégations juives durant ces dernières semaines. Il apparaît donc qu'il ne m'a pas accordé un privilège spécial en me rencontrant si ce n'est le fait de s'être déplacé chez moi plutôt que le contraire. » Et d'ajouter : « La nouvelle, et sans précédente sollicitude de Ben Barka à l'égard des Juifs, montre indubitablement sa volonté de nous rassurer, à la lumière de ce qui s'est récemment passé au Maroc. Ses promesses de tout arranger signale son souhait d'obtenir un soutien juif, quel que soit le sens qu'il donne au mot soutien. D'un autre côté, tout ceci suggère que sa position est bien plus faible qu'il ne veut nous le laisser croire. »

« Affirmations gratuites »


« Tout cela est ridicule. Ce sont des affirmations gratuites qui ne se fondent sur aucune analyse historique ou sociale correcte. Tous ceux qui connaissaient Mehdi Ben Barka savent que c'est faux. Il a été l'un des premiers à ériger le problème palestinien en problème national. Nous n'accordons aucun crédit à ces élucubrations ». Béchir Ben Barka n'a pas de mots assez durs pour qualifier les affirmations de Yigal Bin-Nun. Même réaction chez Brahim Ouchelh, l'ancien adjoint du Fkih Basri, qui refuse catégoriquement l'éventualité d'une telle relation entre Mehdi Ben Barka et les Israéliens.

 

 

(1) rapport d'Alexandre Easterman. Archives sionistes centrales Jérusalem Z6/1763



Sources : BLADI NET

 



Par Nikita Colonna-Santana - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Dimanche 24 juillet 2005 7 24 /07 /2005 00:00

1ère partie

2ème partie

3ème partie

Lire aussi l'interview de Yigal Bin-Nun

LE  MAROC ET LE MOSSAD - 4 -

"Hoche", l'agent du réseau de la Misgeret

« Faire partir les gens ». C'est avec sobriété qu'il décrit l'émigration clandestine des juifs du Maroc vers Israël. Il ne semble pas prendre la mesure de ce qui s'est passé, ni en évaluer l'importance. Il souhaite pourtant garder l'anonymat : une peur, ou plutôt une prudence héritées des années où il a travaillé comme agent actif de la branche du Mossad qui s'occupait de « l'évacuation ». Il accepte qu'on l'appelle « Hoche », l'un des nombreux noms de code qu'il a dû porter à cette époque.

Hoche est né à Fès en 1932. Fils d'un militaire français (« nous, on n'est pas des Français du décret Crémieux ») et d'une mère marocaine, il fait son service militaire pour « voir du pays ». De retour au Maroc après être passé par l'Indochine, l'Egypte et le Liban, il est recruté, par l'intermédiaire de l'un de ses amis, pour faire partie du Mossad et aider à évacuer les juifs du Maroc vers Israël. « Je devais garder le secret absolu. On devait jurer sur la Torah qu'on ne dévoilerait rien de nos activités ; c'était un véritable rituel, une cérémonie où l'on ne voyait pas le colonel de l'armée israélienne qui supervisait tout ça ». En 1955, il est envoyé un mois et demi en Israël pour participer à un stage de formation collectif. « On nous a mis dans des camps isolés et clandestins, dont personne ne connaissait l'existence. On nous apprenait à nous battre et à nous défendre, à mener les opérations sans jamais nous faire repérer par la police. Nous étions une cinquantaine en tout et nous ne devions pas nous parler, ni connaître nos vrais noms ». Il se souvient que Moshé Dayan et Isser Harel sont venus les voir pour leur parler et les encourager. De retour au Maroc, il est affecté à « l'Etat-major », à Casablanca, dont les réunions se déroulent dans un appartement de l'immeuble Liberté.


C'est là qu'il reçoit les premiers ordres : superviser les opérations d'évacuation toutes les deux semaines environ, sans intervenir lui-même, sauf en cas de problème. « Nous arrivions la nuit sur une plage isolée. Nous attendions que le bateau nous envoie des signaux lumineux pour lui renvoyer un message codé. Les gens qui voulaient partir venaient de partout, de Marrakech, d'Essaouira. On en a fait des choses… ». Mais l'événement dont il est le plus fier s'est déroulé une nuit où il a utilisé sa voiture personnelle et a refusé de la faire entrer trop avant vers la plage, de crainte que quelqu'un ne note le numéro de sa plaque d'immatriculation et ne découvre son identité. Cette nuit-là, le reste des voitures des agents du Mossad a été encerclé par des Marocains -« les Arabes », comme les appelle Hoche-qui avaient observé le va-et-vient des bateaux et des véhicules et qui pensaient qu'il s'agissait de contrebandiers. Ils avaient donc bloqué la sortie en l'obstruant à l'aide de gros rochers. Il se trouve que cette nuit est celle qu'a choisie Isser Harel, le chef du Mossad en Israël, pour voir comment se passait l'émigration clandestine au Maroc. Sans la voiture de Hoche à l'extérieur, Harel était découvert. Hoche et le chef du Mossad se sont donc faufilés jusqu'au véhicule et ont réussi à se diriger vers l'aéroport où Harel est parti pour la France, puis pour Israël.


Mais après le démantèlement du réseau de la Misgeret, Hoche décide de s'installer en Israël après un séjour de quelques mois en France. Il effectue un stage au ministère de la Défense israélien pendant deux ans mais est très vite confronté à la réalité de la société israélienne de l'époque : « J'étais suivi par une Polonaise, alors, moi évidemment, qui venais du Maroc… Aujourd'hui, il paraît que ça a changé. Mais je peux vous dire que pour les juifs d'Afrique du Nord, ce n'était pas facile. Un jour, on m'a même dit « Ici, on n'aime pas les Noirs ». C'est comme ça qu'ils appelaient les sépharades ». Hoche perd l'illusions d'une vie paisible en Israël et s'installe en France. Aujourd'hui, il nie avoir agi pour l'unique intérêt d'Israël : « On m'accuse d'avoir fait tout cela contre le Maroc ; mais à l'époque, on croyait vraiment qu'il était urgent de faire partir les gens parce qu'on craignait un danger futur ».

 

Sources : http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=1173

Par Nikita Colonna-Santana - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /2007 22:42

MAROC : Enlèvement de Mehdi Ben Barka

Quarante ans de silence


Par Réda Rossi

Enlevé et assassiné à Paris, le 29 octobre 1965, à l’âge de 45 ans, par les exécutants du régime marocain, avec la complicité des services français, américains et israéliens, Mehdi Ben Barka avait consacré la plus grande partie de sa vie à la lutte pour la libération du peuple marocain.

Le crime avait été décidé et organisé au plus haut niveau du pouvoir. Pour mener à bien son plan et le réaliser à Paris, le roi du Maroc, Hassan II, bénéficiera de la complicité des services secrets français et de la bénédiction des agences de renseignement américaine et israélienne. Arrêté à plusieurs reprises dans les années 1940 par les autorités coloniales, à la suite des actions de la résistance marocaine au colonialisme français, Mehdi Ben Barka a débuté dans la vie politique en 1930. En 1934, il intègre la lutte nationale en adhérant au Comité d’action marocaine (CAM), premier mouvement à s’élever contre le colonialisme français. Par la suite, le CAM devient le Parti national, puis le parti Istiqlal.

Mehdi Ben Barka, de par ses activités militantes et politiques en faveur de la libération nationale, est considéré par le général Juin comme « le plus dangereux adversaire de la personne française au Maroc ». En 1959, les divergences entre l’aile droite et la base de l’Istiqlal sont telles qu’elles aboutissent, le 6 septembre, à la création de l’Union nationale des forces populaires (UNFP), dont Mehdi Ben Barka reste l’un des principaux responsables jusqu’à son assassinat. Il s’engage à donner au parti une orientation progressiste et révolutionnaire, conforme aux aspirations des masses populaires et des travailleurs.

Forcé à l’exil au moment d’un prétendu complot contre Hassan II, en juillet 1963, Mehdi Ben Barka œuvre à la dénonciation du régime réactionnaire marocain et à la popularisation des luttes. À deux reprises, le tribunal militaire royal le condamne à mort par contumace.

Démocratie

Cela fait quarante déjà que le leader historique de l’opposition marocaine et militant du tiers monde a été enlevé et assassiné en plein Paris. Ben Barka portait les espérances de son peuple, ainsi que celles de l’ensemble du tiers monde, notamment à travers ses actions en faveur de la libération et de l’émancipation des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Il projetait la création de la Tricontinentale, organisation dont il présidait le comité de préparation et qui devait tenir son congrès constitutif en janvier 1966, à la Havane. Cette organisation avait pour vocation de réunir les représentants des peuples des trois continents soumis à l’exploitation et au diktat de l’impérialisme. C’est l’idée de la Tricontinentale qui a poussé la machine impérialiste à soutenir le régime de Hassan II et à liquider Ben Barka, qui présentait un danger, non seulement pour le régime marocain, mais également pour les intérêts des pays impérialistes en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Mehdi Ben Barka a consacré son action politique à dévoiler la nature antidémocratique et antisociale de la classe dirigeante au Maroc. Dans son livre L’Option révolutionnaire, il ne cesse de dénoncer la nature répressive et la démocratie de façade du régime marocain : « La démocratie n’est pas une enseigne qu’on exhibe pour les touristes, c’est une réalité qui doit ouvrir concrètement à chacune des possibilités de progrès et de culture. Elle nécessite une organisation sociale qui, elle-même, appelle de profondes réformes de structures et non une révision de la Constitution qui se ferait en dehors des représentants authentiques des masses populaires. »

Pour Ben Barka, la véritable démocratie ne se réduit pas uniquement à l’organisation des élections ou à la révision de la Constitution. Elle nécessite un changement préalable, radical et total, de la structure sociale dominante. « De même, la démocratisation de la vie publique signifie la recherche des détenteurs véritables de la puissance politique, pour les plier à la volonté populaire et non pas à l’organisation hâtive d’élections nouvelles qui, dans les circonstances présentes, laisseraient le pouvoir à ceux qui le détiennent derrière le décor d’un jeu parlementaire factice. Cette démocratisation nécessite une série de réformes, y compris une réforme municipale et communale à l’accomplissement desquelles il faut veiller avec une vigilance sans répit. »

Radicalité

Lorsque Mehdi Ben Barka aboutit à la conclusion que la nature du pouvoir marocain est « féodalo-capitaliste », il a en fait concentré en une seule expression la réalité de la classe dominante, qui a historiquement évolué dans les bras du colonialisme et du capitalisme, s’alliant à l’impérialisme pour contrôler les ressources économiques, humaines et stratégiques du pays. Le caractère féodal de cette classe définit toujours la superstructure et l’idéologie dominante, au moment même où elle concrétise les aspirations capitalistes à travers son rôle compradore ; d’où le terme de classe « féodalo-bourgeoise » ou de pouvoir « féodalo-capitaliste ».

La nature de l’ennemi de classe et de son allié impérialiste ainsi définie, l’ouvrage conclut : « Nous ne pouvons réaliser notre véritable libération par l’intermédiaire de réformes partielles et dans le cadre du système capitaliste. Seule une politique anti-impérialiste et antiréactionnaire globale, à la fois à l’extérieur et à l’intérieur, nous permettra d’être à la hauteur de nos tâches. »

Pour concrétiser ce projet, Ben Barka insiste sur la nécessité de la construction d’un instrument révolutionnaire sur la base d’une idéologie claire : la théorie de la classe ouvrière, enrichie par les expériences des peuples dans leurs luttes pour la liberté et le socialisme, et par une organisation rigoureuse capable d’encadrer et de guider la lutte des masses populaires, au niveau social et politique.

Aujourd’hui, sept ans après la mort de Hassan II, le changement tant reste encore à réaliser. Les conditions de vie des travailleurs sont plus que jamais alarmantes. Les droits humains sont bafoués malgré les déclarations et les manœuvres du pouvoir visant à masquer la réalité. La déception est grande et le pouvoir en place s’inscrit dans la continuité des politiques précédentes.

Quarante ans plus tard, malgré deux procès et une seconde procédure judiciaire, la raison d’État et son cortège de secrets (de la défense, de la police, de la diplomatie...) restent un obstacle à l’établissement de toute la vérité sur le sort de Mehdi Ben Barka. Et celui de Abdelhak Rouissi, Houcine El Manouzi, Omar El Wassouli... ou tant d’autres.

Sources Confidentiel net

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 16:17

Les attentats qui ont eu lieu tant en Algérie qu'au Maroc sont à mettre dans un contexte particulier. Tout comme en Irak d'ailleurs. Vous noterez que les Etats-Unis traînent la patte pour attaquer l'Iran au grand dam de tous les bellicistes et va-t-en guerre qui oeuvrent pour le Haut-Sionistan. Le 11 septembre est d'ailleurs arrivé dans un contexte où Bush traînait les pieds vis-à-vis de Saddam. Le but de la Bête est donc de pousser les Américains à entrer en guerre et pour cela, il n'y a pas trente-six solutions. Les fameux terroristes coptés par les services de renseignements de la Bête ne savent même pas qu'ils vont sauter. Ce sont les autres qui, plus loin, les font exploser en activant la charge avec une télécommande. Or, pour ce faire, ils doivent aussi les avoir à l'oeil. Ils ne sont donc pas très loin de leurs futures victimes. Tous les pays du Maghreb, du Proche et Moyen Orient sont infiltrés par les services secrets d'une ou plusieurs autres entités. S'ils s'en prennent aux bâtiments américains, c'est pour les forcer à agir contre l'Iran. Ces individus inhumains n'ont rien à faire des Américains, seuls leurs intérêts compte. Finalement, ce sont eux les Maîtres du Monde. Entre autres.

Les Casablancais perplexes quant aux motivations des kamikazes

 


La vie a repris lundi son cours normal dans la grande métropole économique du Maroc mais les Casablancais continuent de s'interroger sur les motivations des kamikazes qui se sont donnés la mort en évitant de tuer des civils.

"Je suis inquiète sans vraiment l'être. J'ai un peu peur car les kamikazes n'ont pas de cibles précises mais en même temps je me sens rassurée car ils ne voulaient tuer personne. Ils voulaient épargner la population civile", affirme Inane Haïdar, une institutrice de 28 ans, qui vient de déposer ses deux enfants à l'école italienne, non loin du Consulat américain.


Samedi à 09H05 (locales et GMT), dans le quartier chic de Gauthier, Mohamed Maha, 32 ans s'est fait exploser à 40 mètres de l'entrée du Consulat général américain.

Son frère, Omar a continué sur le boulevard Moulay Youssef, puis il a actionné sa charge devant une école américaine privée, à 150 mètres du lieu du premier attentat.

"Ils n'ont pas le profil d'islamistes barbus et on ne peut pas dire qu'ils étaient d'Al-Qaïda car cette organisation ne respecte pas la vie des gens", ajoute-t-elle.

Les deux frères, qui habitaient un quartier modeste, étaient calmes et travailleurs, ne portaient pas de barbes et n'étaient pas fichés par la police comme des jihadistes.

Loubna Bennani, 25 ans, propriétaire d'une agence immobilière dans le quartier, n'arrive pas à expliquer leur attitude. "Ils ne voulaient tuer ni des civils, ni des policiers, car le samedi matin c'est plutôt désert. Ils auraient pu trouver d'autres quartiers beaucoup plus peuplés ou venir un autre jour. Ce qu'ils voulaient reste un mystère".

La police marocaine estime qu'il s'agit "d'un acte accompli en désespoir de cause après le coup de filet réussi ces dernières semaines par la police et la traque menée par les services de sécurité pour démanteler les cellules terroristes".

Mais, pour Mohamed Darif, professeur à l'université de Mohammedia, les terroristes visaient bel et bien les intérêts américains. "Ces kamikazes ne se sont pas fait exploser dans un lieu bondé de civils mais dans une zone peu fréquentée près du Consulat général des Etats-Unis", a-t-il dit à l'AFP.

Au café Bervely, près du consulat, le gérant pense que les kamikazes "veulent créer un sentiment de danger sans vouloir toutefois tuer des gens". Il en veut pour preuve les propos qu'auraient tenus, selon lui, Omar Maha, au gardien de l'American Language Center. "Je pourrais te tuer mais je ne le ferai pas", lui aurait-il dit avant de s'éloigner pour se faire exploser.

Ce témoin, 44 ans, qui ne veut pas donner son nom, avance ce qu'il considère comme une preuve supplémentaire. En face du consulat, il y a toute la semaine, sauf le week-end, une longue file d'attente de demandeurs de visa. "Imaginez vous le massacre qu'ils auraient pu commettre", dit-il.

Casablanca, la métropole avec ses contrastes de richesses et d'extrême pauvreté, de modernisme flamboyant et de conservatisme, a retrouvé son rythme effréné lundi.

"J'espère seulement que ces actes vont inciter l'Etat à s'interroger sur les raisons qui ont poussé ces gens vers la mort. C'est le désespoir et la pauvreté", assure Mohamed, technicien dans une fonderie.

"J'ai déjà été dans le bidonville de Sidi Moumen (d'où est originaire la grande majorité des kamikazes). Ses habitants sont des gens morts et c'est donc facile d'en faire des bombes humaines", assure-t-il.

Sources
Jeune Afrique

Posté par Adriana Evangelizt

 
Par Adriana Evangelizt - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /2007 19:35

Pauvre Maroc... s'il croit que le Mossad est son ami, il se trompe lourdement. Mais en attendant, l'infiltration connait des sommets optimums.

Le Maroc et le Mossad : des liens anciens

L'intérêt du Mossad pour “l'objectif Maroc” ne date pas d'aujourd'hui. Non sans raison. De par sa situation géographique, le Maroc, trait d'union entre l'Afrique et l'Europe, mais aussi entre le Maghreb arabo-musulman et le Vieux Continent, constitue depuis des siècles un carrefour stratégique.


C'est en outre en cette terre d'accueil musulmane, que, s'ajoutant aux milliers de Juifs berbères autochtones, sont venus se réfugier les Israélites chassés d'Andalousie lors de la Reconquista chrétienne en 1492.


Au fil des siècles, la communauté judéo-marocaine est allée grandissante, atteignant environ 270.000 âmes en 1948. C'est vers cette époque, date de la naissance d'Israël, que certains analystes et historiens font remonter les premières relations entre le Royaume chérifien et le Mossad, créé en 1951. Avec l'avènement de l'indépendance, des agents du Mossad auraient ainsi conclu un accord tacite avec le Maroc pour permettre aux Juifs Marocains de quitter leur terre natale vers Israël.


Mais, à en croire Agnès Bensimon, auteur de l'ouvrage Hassan II et les Juifs (octobre 1991, Le Seuil), les liens entre le Maroc et le Mossad se sont réellement renforcés lorsque ce dernier a livré au Palais des renseignements détaillés sur une conspiration visant à assassiner, en février 1960, le prince héritier Hassan Ben Mohammed. D'autres soutiennent que les rapports entre le Royaume et les services israéliens ont véritablement débuté en 1963, avec la rencontre entre le Général Mohamed Oufkir, alors patron des services secrets, et l'officier du Mossad Yaakov Karoz. Et, que dans les années qui suivirent, les services extérieurs des deux pays échangèrent renseignement et savoir-faire dans de nombreux dossiers. D'aucuns voient même dans le rapt de Mehdi Ben Barka, le 29 octobre 1965 à Paris, la main invisible du Mossad. Aujourd'hui, plus d'un demi-siècle après l'exode massif des Juifs marocains vers Israël, l'Europe et l'Amérique, ceux-ci conservent leur nationalité d'origine et le statut conféré par leur marocanité. Chaque année, la diaspora judéo-marocaine et ses enfants (plus d'un million de membres en tout dans le monde et environ 800.000 résident actuellement en Israël) vient en pèlerinage chez leurs saints enterrés au Maroc. Ou en simples touristes nostalgiques.


Autant d'éléments socio-culturels susceptibles de faciliter l'entrée au Maroc d'éléments des services secrets israéliens. Il ne faut pas oublier non plus que le Maroc a joué et continue à jouer un rôle majeur dans les tentatives de stabilisation de la région proche et moyen-orientale en particulier, et dans le rapprochement d'Israël avec le monde arabe en général. Le Maroc, sous le règne de Hassan II, a ainsi abrité de nombreux sommets arabes et islamiques. Dont la rencontre du 25 septembre 1969 à Rabat, au lendemain de l'incendie criminel de la Mosquée Al-Aqsa d'Al Qods, par un terroriste juif, le 21 août 1969. Réunion qui aboutira à la naissance, en mars 1970, de l'Organisation de la Conférence islamique.


Et c'est dans la capitale marocaine également, le 26 octobre 1974, lors du huitième sommet arabe, que l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) sera reconnue par les États membres de la Ligue arabe comme « seul et légitime représentant du peuple palestinien». Quoi qu'il en soit, une chose est sûre: les services secrets marocains et israéliens ont toujours eu à coopérer depuis des décennies. Encore plus, à l'heure des menaces planétaires communes et grandissantes représentées par le terrorisme et l'intégrisme islamiste, ils ont mené ensemble des opérations ponctuelles sous l'égide de la CIA, notamment du 11 septembre 2001. Le monde du renseignement a, par nature, des raisons où la sensibilité n'a pas de raison d'être.

 Sources Maroc Hebdo

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /2007 19:45

Alors voilà ce que l'on pourrait nommer le scoop du siècle ou le harem du Mossad ou les call-girls du Mossad, au choix... suite aux révélations d'une ex-espionne qui raconte tout sur un site anglophone ICI... vous allez voir les photos des recrutées et des infiltreuses mossadiennes du monde entier. On se croirait devant la vitrine d'un Eros Center... sex, drug and rock and roll... avec de fortes présomptions sur la fameuse Monika Levinski dont tout le monde bien Renseigné sait ce qu'il en était vraiment. Elle devait certainement faire partie de cette grosse brochette d'infiltreuses qui usent de leurs charmes pour ensuite faire du chantage aux puissants, etc... etc... et le pauvre Clinton qui s'acharnait, à cette époque, pour faire aboutir le fameux processus de paix -qui dure depuis plus d'un demi-siècle- a été stoppé net dans son élan. Toutes les basses oeuvres du Mossad tournent toujours autour du même but : faire en sorte que la Palestine ne voit jamais le jour. Si les james bond ont pu nous faire rêver à une époque, malheureusement, vu leur mentalité désormais, on les aurait plutôt en horreur.  Lire aussi -en anglais- le témoignage de Melissa Weber alias Alec Kouchacji et alias Melissa Carlson... espionnage, sexe et politique, tout un programme...

 

 

Espionnes marocaines du Mossad

 

par Mouna Izzdine

 

Teint doré, petite coupe à la garçonne, look exotic-chic, yeux pétillants, regard charmeur, démarche gracieuse et élocution parfaite. Sous ses airs légers et désinvoltes de métropolitaine bien dans sa peau, Nabila F., la quarantaine épanouie, cache remarquablement son jeu.
Nabila est, comme on l'appelle dans le jargon du renseignement, un officier traitant. C'est ce qui ressort des révélations d'une certaine Jocelyne Baini, sur le site
www.doubtcom.com.
Polyglotte, instruite, intelligente, perspicace et discrète, c'est l'une des recrues étrangères hautement opérationnelles d'une des plus puissantes agences de renseignement dans le monde, le Mossad israélien. Chargé, à côté du Shabak (ex Shin Bet, sécurité générale intérieure) et de l'Aman (renseignement militaire), de la sécurité sécurité extérieure (renseignement, opérations clandestines et lutte antiterroriste).


Nabila chapeaute un réseau de 12 agents secrets en jupons, toutes Marocaines comme elle, dont sa sœur, engagée à l'âge de 12 ans.
Repérée en décembre 2001 par le «sayan» Albert M., un agent dormant du Mossad établi au Maroc, dans une soirée mondaine à Casablanca, celui-ci lui présentera quelques mois plus tard à Paris, Joseph B., chasseur de têtes pour les services secrets israéliens.
Nabila, diplômée en sciences politiques et en langues étrangères, hésitante au début, finira par accepter de travailler comme
«katsa». Autrement dit comme officier de renseignement, pour le compte de l'institut pour les renseignements et les affaires spéciales, moyennant une rémunération initiale alléchante de 70.000 euros par an.

Mais pas seulement. Car, en plus d'un salaire fixe, elle s'est vu proposer, comme nombre d'agents secrets, d'autres émoluments et avantages en nature: prime pour certaines opérations à risque élevé, passeports de plusieurs pays occidentaux, voiture et appartement personnel dans une métropole de son choix, ouverture d'un compte bancaire en Suisse, quelques bijoux précieux et vacances annuelles vers sa destination préférée. Et, bien sûr, augmentation de salaire avec l'expérience et les années passées au service de l'agence. Tous les ingrédients de la motivation étaient là.


Tests psychologiques, entraînement au combat, à la filature, à la résistance à la torture, maniement des armes légères, perfectionnement en informatique, cours de linguistique… Nabila suit une formation intensive et pointue en espionnage pendant plusieurs mois dans la région de Haïfa. Jonglant avec les passeports et identités. Imitant à merveille les multiples accents orientaux.


Au gré des missions, elle est tour à tour journaliste marocaine, beurette bénévole dans l'humanitaire, enseignante tunisienne d'arabe classique. Comédienne belge d'origine libanaise, assistante de direction libyenne. Ou encore organisatrice émiratie d'événements artistiques. Nabila apprend vite et fait montre d'une telle efficacité qu'elle se voit à son tour confier le recrutement de nouveaux agents féminins.


Nous sommes en 2003. Meir Dagan poursuit alors la politique d'ouverture du Mossad, entamée en l'an 2000, sous la direction d'Ephraïm Halevy (1998-2002), alors que la seconde Intifada battait son plein. Et que la communauté internationale dénonçait massivement les exactions croissantes de l'Etat hébreu contre le peuple et les dirigeants palestiniens.


Plus que jamais, Israël a besoin d'être informé de tout ce qui peut, de près ou de loin, attenter
à son existence, sa sécurité ou sa pérennité. Le Mossad s'essaie même au recrutement en ligne (www.mossad. gov.il). Les attentats du septembre 2001 finissent convaincre l'Institut (créé initialement en 1951 sous David Ben Gourion pour faciliter l'Aliyah, le retour vers le jeune Israël né en mai 1948) de la priorité de renforcer ses antennes périphériques. Notamment et surtout dans les nations et auprès des faiseurs d'opinion (hommes et institutions) et des centres de décision politico-économiques arabes et musulmans. Le mieux est d'embaucher des gens du cru, des autochtones. Et, pourquoi pas, des femmes. Enrôlées de gré (en échange de contreparties conséquentes) ou, comme le prétend Nima Zamar, dans Je devais aussi tuer (Albin Michel, 2003), de force (chantage, viol, menaces…).


Attirant peu les soupçons et les méfiances, le “sexe faible” dispose en plus d'un arsenal inné redoutable. Enveloppe charnelle qui s'avère parfois plus efficace et plus pointue que n'importe quel équipement d'artillerie lourde. Oeillades suggestives, balconnet plongeant, danse lascive, paroles coquines, alcool et autres paradis artificiels aidant, et voilà, à l'usure, le plus récalcitrant des hommes dans vos filets, le corps en feu et la langue déliée. Autant de “bombes anatomiques au service des Services” à dissimuler et disperser ici et là, en fonction des besoins et des missions du moment.
Aujourd'hui basé à Tel-Aviv, le Mossad emploierait quelque 1.500 personnes depuis ses quartiers généraux, dont près de 20% de femmes.
L'Institut s'est déjà, par le passé, assuré de l'efficacité de ses agents féminins, dont certaines ont réussi d'admirables faits d'armes. Parmi les plus célèbres des James Bond girls du Mossad, Cindy, de son vrai nom Cheryl Hanin Bentov. Cette dernière est parvenue à piéger Mordechaï Vanunu, Israélien d'origine marocaine converti au christianisme, et ancien technicien à la centrale nucléaire de Dimona (construite au début des années 60 dans le désert du Neguev). Celui-ci avait révélé au Sunday Times, le célèbre quotidien britannique, l'existence d'ogives nucléaires dans les sous-sols de la même centrale. Pour avoir accepté, le 30 septembre 1986, l'invitation à Rome de cette belle plante croisée dans une rue londonienne,
Mordechaï Vanunu, traître pour les uns, héros pour les autres, se retrouvera, drogué, kidnappé puis expédié clandestinement en bateau vers Israël. Avant d'être incarcéré pendant 18 ans à la prison de Shikma, près d'Ashkelon.
Autre preuve de la place grandissante de la gent féminine au cœur des services secrets israéliens, sous Shabtai Shavit (1990-1996), le numéro deux du Mossad n'était autre qu'une femme, Aliza Magen.
Ceci étant, quelles femmes s'allier dans le monde arabo-musulman ? Au sein de ce dernier, Israël connaît bien le Maroc (voir encadré plus bas). Et sait aussi que les Marocaines peuvent faire preuve d'une détermination et d'une efficience étonnantes dans les causes qui leur tiennent à cœur. Qui ne se souvient pas des sacrifices consentis pour la cause palestinienne et l'identité arabe (5 ans dans les geôles israéliennes, 7 ans de guerre civile au Liban) par les sœurs Rita et Nadia Bradley ? Mais comment faire pencher la balance de son côté ? En y mettant le prix fort, les services secrets  israéliens parient qu'ils pourront au moins s'adjoindre la coopération précieuse de quelques-unes d'entre elles, fut-elle ponctuelle.
C'est ainsi que l'agent Nabila, désormais chasseuse de tête et formatrice, voit sa prime grimper. Elle rentre un certain temps au Maroc. Histoire de repérer des filles du pays correspondant au plus près aux critères exigés par les services d'espionnage israéliens. Elle en cueille une dizaine, jeunes, jolies et coquettes, de milieux socio-culturels différents. Parmi lesquelles Widad, Asmae, Majdouline, Noura, Laïla, Hanane, Siham ou encore Nawal et Karima.
Certains agents recruteurs s'adressent aux réseaux de trafic humain, comme c'est le cas d'après les témoignages de repenties, de mineures russes vendues parfois par leurs propres parents à la mafia locale. Avant d'être exploitées par le crime organisé au Moyen-Orient et ailleurs puis forcées à collaborer avec le Mossad. Nabila, elle, a ses propres procédés. Elle détecte les faiblesses des unes et des autres, leur faisant miroiter mille et promesses en échange de leur collaboration.
Certaines rêvent d'une vie luxueuse, d'argent facile et d'horizons cléments. D'autres ne demandent qu'une petite aide pour leur famille démunie ou espèrent rencontrer un étranger qui leur assurerait une existence décente. Quelques-unes contractent sans le savoir des mariages de complaisance (zawaj orfi) avec des ressortissants des monarchies pétrolières, avant de se rendre compte, fois sur place, du véritable but de leur venue.


Avec sérieux et discipline, Nabila enseigne à ses protégées, les rudiments de la parfaite petite espionne: se fondre dans la masse, faire preuve d'empathie, tout en restant réservée et vague sur sa personne. Quitte à s'inventer un tout autre vécu pour brouiller les pistes.
En parallèle, les jeunes mercenaires affûtent leurs armes de séduction: cours de culture générale, de maintien et de bonnes manières, séances de perfectionnement en cuisine et en danse orientale, diètes amincissantes, shopping dans des enseignes de luxe…


Les voilà fin prêtes. De Casablanca à Damas, en passant par Bagdad, le Caire, Washington, Paris et Nairobi, Nabila et son staff se lancent dans des missions plus ou moins périlleuses, chacune sous une couverture différente.


Les moins instruites sont affectées à des postes de domestiques, de filles au pair ou de masseuses. Les plus agiles et les plus jolies embauchées comme danseuses dans des boîtes de nuit huppées, tandis que les plus futées sont introduites dans des ONG internationales. Les cibles de ces Mata Hari en herbe sont claires: députés, diplomates, ministres, activistes, hommes d'affaires, magistrats. Hauts gradés de la police, de l'armée et de la gendarmerie. Ou encore journalistes influents et experts en géostratégie ou en terrorisme (entre autres) exerçant dans les pays arabes et limitrophes ou en dehors.


Les objectifs aussi sont bien définis : obtenir des renseignements auprès de ces notables -à leur insu ou par chantage- sur leurs positions (et leur degré d'implication idéologique et matérielle), entre autres, quant à l'Etat hébreu et sa politique. Ses relations avec les pays arabo-musulmans, la situation au Proche et au Moyen-Orient, la légitimité des régimes arabes actuels auprès de leurs populations. Ou encore leur opinion par rapport à la montée de l'islamisme dans le monde.
Autant d'informations précieuses qui aideront par la suite la division Recherche et Etudes du Mossad (l'un de ses 8 départements) à rédiger ses rapports, remis au final au Premier ministre en personne.


Noura, Hanane et Majdouline sont ainsi chargées d'impliquer d'influentes personnalités américaines d'origine arabe, antisionistes, dans des scandales sexuels, en prenant soin de filmer leurs ébats avec ces derniers.

 
Siham, pour sa part, se voit confier la fonction de fournisseur attitré de stupéfiants pour l'équipe. Tandis qu'Asmae, avec quatre de ses acolytes, décroche un job dans un club de nuit à Beyrouth fréquenté par des fonctionnaires hauts placés. Avec ses amies, elles réussissent à approcher Georges Frem (mort en 2006), député et ministre de l'Industrie au sein du gouvernement Hariri. Asmae entre également en contact à Chypre avec un Israélien dénommé Berel et un Syrien, Marwan. Ces deux hommes la chargent avec Yakatserina Shasternick, originaire de la ville de Minsk (Biélorussie), de dénicher de jolies filles pour animer des dîners à l'Hôtel Phoenicia de Beyrouth. Un établissement réputé depuis des décennies, comme un lieu de rencontre pour des trafiquants d'armes et des agents secrets du monde entier. Karima, jeune casablancaise de confession hébraïque, s'occupe pour sa part de la filature d'un citoyen arabo-américain proche de l'administration Bush à Washington.


Lors de sa dernière mission, Nabila devait pour sa part séduire de riches businessmen américains d'origine arabe, défenseurs avoués du processus de paix en Palestine, et vérifier si ceux-ci l'étaient effectivement. Il est aussi arrivé à la jeune Marocaine, assistée de certaines de ses consoeurs d'Europe Centrale, d'Asie ou d'Afrique de l'Ouest, de collaborer avec la CIA dans le cadre d'opérations communes. Ou avec d'autres services secrets de pays amis d'Israël ou n'ayant pas de contacts normalisés avec l'Etat hébreu. Nabila travaillera-t-elle un jour avec la division des opérations spéciales du Mossad, connue sous le nom Action, l'unité chargée des éliminations physiques de cibles sensibles, des opérations paramilitaires et de sabotage?


Certains services secrets soupçonnent en tout cas ce petit bout de femme d'avoir fait partie, alors qu'elle officiait aux Emirats Arabes Unis, du même groupe d'agents turcs et saoudiens, auteurs présumés du meurtre et de la mutilation, le 24 septembre 1980, du journaliste libanais pro-indépendantiste (de la revue Al Hawadess) et antisyrien, Salim el Laouzi.

Nabila n'est pas dupe. Elle sait qu'elle risque sa vie avec ce métier de l'ombre dont elle a peur de ne plus pouvoir se passer. Et que ses recruteurs ne viendront pas à sa rescousse si elle tombe dans les filets de leurs ennemis. Mata Hari n'a-t-elle pas été fusillée par la France en 1917, cette nation même pour laquelle elle se disait espionne? Et, le 18 mai 1965, Kamil Amin Tabet, l'agent israélien Elie Cohen, n'a-t-il pas été pendu sur la place publique à Damas? Et que dire des ratés de plus en plus fréquents du Mossad, sachant que, à titre d'exemple, pour la seule année 1996, les Egyptiens ont démantelé 7 réseaux d'espionnage israéliens… contre 20 pour les 15 années précédentes?
Jusqu'où Nabila et ses collègues seraient-elles prêtes à aller? Une chose est sûre: fichées par Interpol et de nombreux services secrets à travers le monde, Nabila F. et sa douzaine de collaboratrices, se sont aujourd'hui, évaporées dans la nature. Envolées vers d'autres cieux, repenties ou... en quête d'autres proies?

Sources Maroc Hebdo

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /2007 15:41

Nous avons déjà posé plusieurs articles sur le sujet... les pays qui coopèrent avec le Mossad n'ont malheureusement pas perçu le danger. Infiltration et attentats si Israël est critiqué.

Le MOSSAD au Maroc :

 une coopération dans la lutte contre le terrorisme international

Selon un article publié par un magazine en ligne, le Maroc a des liens sérieux avec le MOSSAD. Extraits : “Le Maroc et le Mossad, les relations sont aussi vieilles que l’Etat hébreu. La présence d’une forte communauté juive au Maroc y est pour beaucoup dans ce rapprochement. En 1948, année de la naissance d’Israël, cette communauté comptait déjà 270.000 âmes. Créé en 1951, le Mossad s’est intéressé depuis au Royaume et les contacts n’ont jamais cessé entre les officiels des deux pays. Maroc Hebdo cite plusieurs exemples de cette coopération secrète entre le Maroc et l’ennemi numéro un des Musulmans.

A commencer par le départ massif des Juifs marocains vers Israël, au lendemain de la création de l’Etat hébreu. « D’aucuns voient même dans le rapt de Mehdi Ben Barka, le 29 octobre 1965 à Paris, la main invisible du Mossad », écrit le Maroc Hebdo. L’hebdomadaire affirme que les services secrets israéliens et marocains coopèrent sous l’égide de la CIA dans le cadre de la lutte antiterroriste, après les attentats du 11 septembre 2001”.-

Sources
Israel Valley

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : MOSSAD MAROC
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /2007 16:25

Rencontre entre le PATRON de l'ESPIONNAGE du MAROC

 et Tzipi LIVNI une ex-du MOSSAD ?

le 4 juillet 2007


A Paris, la rencontre de ce matin entre les Marocains et les Israéliens a été très importante. Une personne clé a normalement assisté à la rencontre : Mohamed Yassine Mansouri, patron du contre-espionnage Marocain. Israelvalley est en train de vérifier cette information qui fait suite à un article très bref du journal Le Monde.

Le patron des services d’espionnage du Maroc est une personne qui est en relation TRES étroite avec le ROI du MAROC. Il est donc clair que le dialogue entre Tzipi Livni (une ex-du MOSSAD) et le Ministre Marocain des Affaires étrangères avec comme “témoin” le patron actuel des services d’espionnage Marocain intéresse au plus haut point le Roi du MAROC.

Selon La Tribune.fr qui rapporte des propos sur la rencontre de ce matin : “La ministre israélienne Tzipi Livni a déclaré que “la formation d’un nouveau gouvernement palestinien est porteuse d’espoir”. Elle a également souligné le rôle du royaume chérifien au sein de la Ligue arabe, ajoutant que l’Etat hébreu et les pays musulmans modérés partageaient les mêmes inquiétudes et étaient confrontés aux mêmes menaces.

Pour en Savoir Plus :

Le Monde d’hier : “Tzipi Livni va rencontrer à Paris son homologue marocain et parlera de la “relance du processus de paix au Proche-Orient”, a-t-on appris mardi de source autorisée à Rabat. T.Livni rencontrera Mohamed Benaïssa avant l’entrevue qu’elle doit avoir le même jour avec le président français, Nicolas Sarkozy, selon la même source. Le ministre marocain est accompagné à Paris du ministre délégué des Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri et du Directeur général des Etudes et de la Documentation, Mohamed Yassine Mansouri (contre espionnage)”.

Sources
Israel Valley

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : MOSSAD MAROC
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