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INGERENCE DU MOSSAD DANS LE MONDE

Samedi 23 juillet 2005

Le Mossad a combattu le FLN

Les services secrets israéliens étaient à Constantine

 

Le Mossad a été réellement impliqué durant la guerre d’indépendance, contre le FLN. C’est ce que révèle le quotidien israélien «Maariv», à l’occasion du rassemblement mondial des juifs originaires de Constantine qui se tiendra à Jérusalem, cette semaine.

A 78 ans, l’agent Avraham Barzilai a décidé de parler de son passé d’agent du Mossad, en Algérie. Précisément à Constantine ou, à 29 ans, il avait été envoyé par les services secrets israéliens, en compagnie de sa femme, afin de monter des cellules opérationnelles pour faire la guerre à l’ALN, sous la couverture d’un modeste enseignant d’hébreu. L’histoire est rapportée par le quotidien «Maariv», reprise par le site «Proche-Orient Infos» et a été publiée à l’occasion du plus grand rassemblement, jamais organisé en Israël, des juifs sépharades de Constantine, emmené par le chanteur Enrico Macias.

Ce que racontent l’agent Barzilai et son responsable direct, Shlomo Havilio, en poste en 1956 à Paris, sont les détails d’une opération des services du Mossad qui ont entraîné et armé des cellules composées de jeunes juifs de Constantine pour faire la guerre à l’ALN. Les deux agents, qui avaient déjà servi dans l’unité 131 des services de renseignements de l’armée israélienne en Egypte, avaient déjà monté des cellules similaires pour déstabiliser le gouvernement de Nasser en armant des juifs égyptiens, lors d’une opération ratée, connue sous le nom de code de «la sale affaire».

Ces agents, plus connus dans le jargon du Mossad comme étant des «Metsada» (chargé des opérations spéciales), faisaient partie, comme les agents israéliens actuels de «la division de la Recherche», responsable de l’interprétation des renseignements. Selon le découpage du Mossad en 15 zones géographiques, le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), occupe une place prédominante surtout depuis qu’Israël s’est mis dans l’idée de relancer la normalisation avec Rabat et Tunis.

Ainsi, le journal «Maariv» rapporte le récit de cet agent en revenant sur un épisode qui s’est déroulé le 12 mai 1956: «Barzilaï a le pressentiment que le FLN va commettre un attentat. Il donne donc l’ordre aux membres de sa cellule de s’armer de pistolets et de patrouiller, rue de France, l’artère principale du quartier juif de Constantine. À midi, une très forte explosion secoue la rue: un Arabe a jeté une grenade à l’intérieur d’un café. Les jeunes de la cellule de Barzilaï arrivent sur place très rapidement. Des femmes juives crient. L’une d’elle désigne du doigt la ruelle vers laquelle le terroriste s’est enfui». «Les jeunes juifs de ma cellule l’ont rattrapé et l’ont abattu». Les aveux de cet agent du Mossad se poursuivent, intacts et cyniques: «Nous craignions que les Arabes ne viennent se venger contre le quartier juif. Nous avons alors déployé quatre autres cellules sur des points stratégiques, à l’entrée du quartier juif. Certains juifs portaient des armes, avec l’autorisation des autorités françaises. Très rapidement les coups de feu ont commencé à fuser de toutes parts. Et les juifs armés, furieux après l’attentat, ont commencé à se diriger vers le quartier musulman. J’ai donné l’ordre à nos hommes de prendre le contrôle de la situation et d’éviter tout débordement aux conséquences dramatiques», raconte Barzilai.

Pour ces espions, la traque des militants du FLN était permanente. Elle se substituait dans les quartiers juifs à celle de l’armée française. Cet agent du Mossad confie d’ailleurs que des soldats français étaient «dirigés» par ces cellules du Mossad. Il écrira, après cette affaire dans un message codé envoyé au quartier général du Mossad en Europe: «Nos hommes ont pénétré dans des cafés arabes voisins et leur ont causé des pertes sérieuses».

Le reste de ce récit sera divulgué lors de cette semaine à l’occasion du rassemblement de Jérusalem auquel prendra part Enrico Macias qui doit donner un concert de Malouf et la ministre du gouvernement Raffarin, Mme Nicole Guedj, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, originaire également de Constantine. Durant ce séminaire, plusieurs personnalités juives algériennes interviendront dont le professeur Benjamin Stora qui animera une conférence sur «la résistance et l’exode des juifs» de Constantine ou le professeur Marc Zerbib, connu pour être un des organisateurs des réseaux des juifs algériens établis en Israël et estimé à 50.000 membres par différentes sources.

Ce rassemblement auquel les juifs de Constantine accordent une importance particulière, avec avion spécial depuis Paris et même la présence du Président israélien, Moshe Katzav aux travaux, permettra, certainement, de faire la part des choses sur le traitement accordé aux juifs constantinois par les Algériens surtout sous le règne vichyste.

Reste à savoir si les aveux lourds de sens des agents du Mossad sont le premier mea culpa à l’adresse des Algériens.

 

Mounir B.

Sources : http://www.algeria-watch.de/fr/article/hist/1954-1962/mossad_fln.htm

Par Nikita Colonna-Santana
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Dimanche 24 juillet 2005

POUR LES BEAUX YEUX DU MOSSAD

par Serge THION

Un article du 14 novembre 1986

 

Le sacrilège a été commis. Ce que tant de gens, dans tant de milieux, dans tant de circonstances, ont tellement de fois pensé, ou seulement soupçonné, sans jamais pouvoir le dire publiquement en raison des risques que cela leur aurait fait courir, un puissant de ce monde vient de le faire, tout en tâchant de faire croire qu'il ne l'a pas fait: Chirac vient de montrer du doigt le Mossad. L'affaire du Boeing d'El Al-- qui n'a pas sauté, il n'est peut-être pas inutile de le rappeler-- apparaît aux yeux des principaux responsables politiques allemands et français comme une provocation israélienne visant la Syrie. Cette thèse est d'une logique politique parfaite: chacun sait, au Moyen-Orient surtout mais ailleurs aussi, que la prochaine guerre sera celle que déclenchera Israël contre la Syrie, dernier môle de résistance à l'hégémonie israélienne dans les échelles du Levant. Il y a eu des préparatifs évidents en 1984-85 mais la situation internationale et le crise interne en Israël ont renvoyé à plus tard cette échéance-- inéluctable si on veut bien considérer qu'Israël n'a d'existence que fondée sur et par la guerre, 1948, 1956, 1967, 1973, 1982, 199?...une par décennie.

Il existe une autre raison circonstancielle que les Anglais, dans leur désir de trop prouver, ont révélée sans voir qu'elle ruinait leur thèse: Hindawi, le fournisseur d'explosif (ou de quelque chose qui ressemblait à de l'explosif) était surveillé de près par les services anglais depuis longtemps, justement en raison de ses contacts avec les services syriens, eux aussi étroitement observés. Voyez ce qu'en dit dans le Monde le candide Francis Cornu, ancien correspondant à Jérusalem: "Comment expliquer, en effet, que, si bien informés préalablement, les services de Sécurité aient pu laisser agir Hindawi pendant des semaines? Celui-ci, bien que repéré, n'a-t-il pas presque réussi son coup puisque la bombe que transportait sa fiancée a été découverte in extremis par des agents d'El Al, alors que, précédemment, rien n'avait été remarqué lors des contrôles dont sont responsables la police et le personnel de surveillance de l'aéroport?" La réponse à cette question est pourtant d'une simplicité biblique: la "découverte" étant le fait des seuls agents d'El Al, c'est-à-dire du Mossad, il faut en conclure soit qu'ils savaient d'avance où trouver cette "bombe", soit qu'ils l'ont placée eux-mêmes dans les bagages de ladite fiancée. Tout repose donc sur la confiance que l'on décide d'accorder aux agents israéliens, et Jacques Amalric, dans la même page du même Monde (09-10.11.86) raisonne comme un tambour en se demandant comment Chirac a pu "contribuer à accréditer sans preuve l'idée que les services secrets israéliens auraient envisagé de tuer plusieurs centaines de passagers d'un appareil d'El Al" alors que, dans ce cas, l'idée manifeste n'était pas de tuer qui que ce soit mais de faire croire que quelqu'un aurait eu cette affreuse idée. The first and only casualty is the truth. La bombe n'a pas sauté; pas de victime, sauf Hindawi et le président Assad et, accessoirement, les journalistes, crédules par nature. Ce qui a explosé, c'est la nouvelle, l'information (?), contrôlée donc entièrement par les "découvreurs" israéliens. Si les Anglais avaient su quelque chose avant, que leur surveillance aurait pu et dû leur apprendre, ils se seraient empressés d'intervenir et de ne pas laisser la "gloire" de la découverte à autrui. Ils ont donc, comme les autres, été manipulés par le Mossad, mais ils ont choisi en toute logique de se taire et de soutenir la thèse israélienne. C'est une vieille habitude et c'est surtout le choix des Américains vis-à-vis d'Israël: "Nous sommes leurs chefs, suivons-les."

Bien placé pour se faire une opinion, Chirac a dit à Arnaud de Borchgrave qu'il ne prenait pas au sérieux les "preuves" britanniques parce qu'il croit tous les services de renseignement occidentaux, y compris la CIA et la DGSE, pénétrés par des taupes. "La nationalité de ces taupes n'est pas indiquée" ajoute le Monde (08.11.86) mais le propos vise le Mossad. Dans la version de l'entretien publiée trois jours plus tard, retraduite et tronquée, Chirac dit: "Vos services et les nôtres sont sans valeur et sont de surcroît tous infiltrés", ce qui semble plus général et inclure les pénétrations par l'Est. Il ajoute qu'il ne croit à l'efficacité de ces services qu'en situation de guerre, "pas en temps de paix. Aujourd'hui, les Israéliens sont bons comme sont les Sud-Africains et les Irakiens".

Quelques jours plus tard, samedi 8, Chirac est invité d'honneur au dîner du CRIF. Son voisin de table est l'ambassadeur israélien, Ovadia Soffer. "Interrogé à la fin de la soirée, il a déclaré qu'il s'en tenait à ce que M. Chirac lui avait indiqué dès le 7 octobre dans l'après-midi au téléphone, à savoir qu'il n'avait pas tenu les propos que lui prêtaient le Washington Times, que les dirigeants allemands ne lui avaient jamais dit qu'ils retenaient l'hypothèse d'une responsabilité israélienne dans l'affaire de Londres, et qu'il ne nourrissait, lui-même, aucun soupçon de ce genre" (Le Monde, 11.11.86). Qui des deux est le plus rusé dissimulateur ou le plus fieffé menteur?

Ce qu'il y a de très remarquable dans cette affaire n'est pas le fait en lui-même. On sait généralement que le Mossad est l'un des principaux services secrets du monde actuel, et sans doute le plus "actif". On sait qu'il est présent dans tout le monde arabe, mais aussi en Afrique, en Asie, jusqu'au Japon et en Corée, en Amérique centrale ou Israël intervient beaucoup depuis quelques années, qu'il a été très lié à la CIA, au moins jusqu'à 1974, qu'il est aussi très proche du BND ouest-allemand, que cet "Institut" (Mossad merkazi lebitahon u modiin =Institut central pour la sécurité et le renseignement) intervient beaucoup dans les affaires européennes, par exemple en Italie dans l'affaire Moro et dans quelques autres et qu'il joue sa partie dans le "terrorisme arabe", en recrutant à sa guise des hommes de main dans un Liban ravagé, où la dégénérescence politique a mené tant de militants vers le nihilisme et le mercenariat. On a souvent pensé en haut lieu, à Paris aussi bien dans la police que dans les coulisses du gouvernement, que le Mossad avait sa part dans les explosions terroristes en France, et surtout-- mais ces choses ne doivent pas être dites publiquement-- dans les actions visant spécifiquement les communautés juives (la rue Copernic, la rue des Rosiers). Le massacre récent à la synagogue d'Istanbul est lui aussi à classer parmi ces provocations: il est curieux en effet de constater que les deux tueurs qui auraient pu s'en aller tranquillement après leur horrible forfait ont été tués sur place par deux autres spadassins qui n'avaient pas d'autre tâche. Les autorités turques ont ensuite refusé la présence d'une délégation israélienne.

Certains, peut-être un peu idéalistes en seront choqués. On sait pourtant depuis longtemps que ce genre de chose est possible puisqu'il a été pratiqué par ces mêmes services secrets israéliens lorsqu'ils jetèrent des grenades dans les synagogues de Baghdad, vers 1950, pour paniquer les juifs irakiens et les faire venir en Israël. Ces faits ont été révélés par la presse israélienne et ont fait l'objet de violents débats parlementaires, quelques années plus tard. Ce qu'ils ont pu faire, ils peuvent encore le faire. C'est certainement à l'ignorance de ces faits patents qu'il faut attribuer les paroles chavirées du Jospin-de-la-dernière-pluie: "Cela paraît un peu fou quand on sait ce qu'est l'Etat d'Israël, sur quoi il a bâti sa propre histoire [...] que l'on puisse imaginer une thèse aussi extravagante et aussi effroyable" (Europe nº1), preuve, s'il en fallait, qu'il ne connaît rien à cette histoire d'Israël qui se résume pourtant en quelques mots, qui pèsent leur poids de sang et de misère humaine: spoliations, exil, massacres, tortures, terrorisme, bombardements... Sous chaque mot on pourrait aligner des colonnes de lieux et de dates. Dans l'affaire de Londres, on ne voit pas ce qu'un petit coup de manipulation et de désinformation ajouterait de pire aux pratiques quotidiennes, disons, de l'occupation militaire israélienne. Tous ces dossiers sont archiconnus.

Toutes ces choses étant dites, que chacun sait et que personne ou presque ne dit, et qui vont donc mieux en étant dites, le Mossad n'est pas pire que n'importe quel autre de ses grands rivaux, CIA, NSA, MI5, MI6, KGB, GRU, BND, SISMI, BOSS, DGSE, Moukhabarat divers et autres Savaks de tous poils. Tous sont mêlés au terrorisme contemporain, et les Français, qui coulent Greenpeace et qui font sauter des voitures piégées à Damas, ne valent pas plus cher que les autres. Jamais le crime et l'assassinat des innocents n'ont joué un rôle aussi grand dans la politique du spectacle. Mais on va plus loin: les grands Etats encouragent la privatisation des interventions militaires, comme la mode s'en répand depuis l'Amérique centrale. Il y a de l'avenir dans le métier de tueur. A ce compte, il serait injuste de faire peser sur les services israéliens une réprobation plus particulière.

On ne peut pas non plus ne pas noter que nulle part ailleurs qu'en Israël la fusion entre gouvernement et services secrets n'est poussée aussi loin. Et l'actuel premier ministre, Shamir, ancien terroriste, ancien partisan d'une alliance entre nazisme et sionisme, a aussi été seize ans durant un des responsables du Mossad. Et ce qui rend le Mossad un remarquable sujet de réflexion sur la politique de notre temps, c'est qu'il est, à un haut degré, partie constitutive d'un appareil politique, l'Etat israélien, qui joue un rôle absolument hors de proportion avec sa taille réelle et sa réalité géopolitique. On ne voit pas seulement les Britanniques marcher au son du shofar; les Américains eux-mêmes se trouvent très souvent en état de subordination. Infiltrés par des agents israéliens, cernés par le lobby juif, pressés par des media presqu'entièrement dévoués à une forme ou une autre de sionisme, les gouvernements américains sont le plus souvent contraints de suivre les initiatives israéliennes, de les soutenir politiquement et militairement, d'en payer la note (plus de la moitié de l'aide donnée au monde extérieur va à Israël) et de réfréner la poursuite de leurs intérêts propres au Moyen-Orient. On ne l'a jamais vu aussi clairement que lors de l'invasion du Liban en 1982. Les transcriptions des dialogues téléphoniques entre Reagan et Begin, parues dans la presse américaine, sont tout-à-fait extraordinaires: l'on voit Begin traiter le président américain et ses timides objurgations comme on ne le ferait pas d'un valet. Begin brandit la menace de la culpabi1isation holaucaustique comme le martinet au dessus d'un enfant rétif.

Il faudrait un volume entier pour montrer les moyens et les buts de cette mise sous influence des pays occidentaux et même, dans une certaine mesure, des pays de l'Est, avec ces incroyables campagnes à propos des juifs soviétiques, dont on attend ardemment qu'ils viennent contre-balancer la montée des Sépharades.

C'est donc une évaluation réaliste de l'influence israélienne en Occident qui est à la fois nécessaire et impossible. Nécessaire parce qu'elle pousse toujours à la guerre, seul mode possible d'existence pour cet Etat sans frontière ni constitution qu'est Israël, et non seulement à la guerre locale, régionale mais, comme le démontre abondamment Noam Chomsky, à la troisième guerre mondiale. La puissance nucléaire d'Israël était depuis vingt ans un secret de Polichinelle, mais enfin il a été rompu publiquement. L'auteur de ces révélations a d'ailleurs aussitôt été kidnappé en Angleterre par le Mossad. Ce danger croissant mériterait une véritable prise de conscience des opinions publiques dans le monde. Impossible, dis-je, parce que cette influence et ces actions sont à moitié cachées, souvent traitées dans l'ombre par le Mossad, et surtout couvertes du sceau du sacré par le souvenir constamment rebattu de l'Holocauste. La critique politique perd ses droits les plus élémentaires devant le chantage permanent qui consiste à rejeter toute velléité de désaccord avec les grandes orientations d'Israël dans l'enfer nazi. Il est frappant de simplement comparer, sur tel ou tel événement, les commentaires de la presse internationale et ceux de la presse israélienne: d'un côté, une servilité qui n'est pas toujours exempte de rancoeur, de l'autre, une critique, parfois virulente, parce que la presse israélienne est la seule qui échappe par nature au soupçon d'antisémitisme, ce tabou central de la religion politique moderne. Un seul exemple pour illustrer ce fait déterminant: pendant la guerre du Liban, en particulier le siège de Beyrouth et la pluie des bombes au phosphore, (les premières depuis 1945) les images de télévision étaient transmises par des installations israéliennes, après censure des autorités militaires. Elles étaient à nouveau censurées et édulcorées par les directions françaises des chaînes de télévision. Il s'est encore trouvé des gens pour protester et pour voir, dans la crudité de ces images, une volonté de nuire à Israël. Il y eut même un Finkelkraut pour écrire un livre d'occultation des réalités qui ne faisaient pourtant aucun doute pour les Israéliens eux-mêmes. Il eut ensuite un prix et gagna beaucoup d'argent.


Chirac a toujours eu un côté Gribouille mais les révélations embarrassées, démenties mais avérées de ce Chirac, et derrière lui de Kohl, surtout à un moment ou à Téhéran semble l'emporter une tendance qui cherche à émousser les aspects anti-impérialistes de la révolution iranienne, sont peut-être d'une grande importance pour l'avenir. Certes, cette fuite calculée a surtout des raisons d'opportunité: il s'agit de faire savoir aux Israéliens que le gouvernement français a une politique au Proche-Orient (que l'auteur de ces ligne désapprouve de A jusqu'à Z), qu'il désire l'appliquer et qu'il demande qu'on ôte les bâtons qui sont dans ses roues. Cet espoir est sûrement vain mais il pourrait préluder à une montée des enchères. Si les Européens commencent à parler, à exposer les dessous de la politique israélienne, cette tentation pourrait traverser l'Atlantique. Là, la suprématie politique du sionisme est telle que le potentiel de réaction contre Israël, mais aussi contre les juifs, pourrait devenir explosif. Néanmoins, ceux qui prétendent vouloir la démocratie doivent aussi faire la preuve, pour commencer, qu'ils peuvent appeler un chat un chat.

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Le lecteur curieux pourra consulter quelques très mauvais livres écrits à la gloire du Mossad: Janusz Piekalkiewicz, Israël a le bras long, Paris, Jacques Grancher, 1977; D. Eisenberg, U. Dan, E. Landau, Mossad, les services secrets israéliens, Montréal, Stanke, 1977; Michel Bar-Zohar, J'ai risqué ma vie, Fayard, 1971 et quelques livres, beaucoup plus sérieux mais partiels: David B. Tinnin, La Vengeance de Munich, Laffont, 1977; V incent Monteil, Dossier secret sur Israël, le terrorisme, Paris, Guy Authier, 1978. Les Iraniens ont publié, dans la série des documents saisis dans l'ambassade américaine, une fascinante étude de l'action du Mossad par la CIA. Sur les rapports USA-Israël, voir Alfred LiIienthal, The Zionist Connection, NY, Dodd Mead, 1978 et surtout Noam Chomsky, The Fateful Triangle, 1983, South End Press et Londres, Pluto Press.

Sources : http://www.radioislam.org/totus/1981-1990/173Amossad.html

Par Nikita Colonna-Santana
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Mardi 26 juillet 2005

L'INCROYABLE VERITE DU MEURTRE DE GERALD BULL

 

Un tireur d'élite du Mossad

La police belge dispose depuis quelques semaines des informations impliquant directement les services israéliens du Mossad dans l'assassinat le 22 mars 1990 à Uccle (Bruxelles) de l'ingénieur canadien Gerald Bull. Depuis deux ans, ce savant travaillait pour les Irakiens sur un projet de supercanon, le projet Babylone.

Aucun doute évidemment que l'Etat hébreu - que le canon géant aurait directement menacé - a vite fait figure de principal suspect... mais seulement sur papier jusqu'à présent. L'affaire est relancée. La justice belge détient depuis tout récemment l'identité d'un suspect, un tireur d'élite du Mossad désigné comme un des exécuteurs de Bull. Ce renseignement est appuyé par un indice matériel précis - vérifié exact bien que la police belge ignorât son existence.

Le secret est maintenu sur la façon dont l'info est parvenue à Bruxelles. Mais celle-ci, géographiquement, provient d'une ancienne possession britannique en Amérique centrale. La juge en charge du dossier - Sophie Van Brée - doit encore décider de l'opportunité d'envoyer une commission rogatoire.

Lorsque Gerald Bull, 62 ans, est tué à Bruxelles, il était sur le point de permettre aux Irakiens de disposer d'un canon géant - appelé Dinosaure - de 175 m, d'un diamètre monstrueux de 1.000 mm et capable d'envoyer des projectiles de 10 tonnes à 700, 900 voire 1500 km.

Le canon braqué sur Tel Aviv devait être construit dans les monts Jabal-Makhal. Le 22 mars 1990, Bull, rentré la veille du Moyen Orient et peut-être d'Irak, est de passage à Bruxelles où se trouve le siège d'une de ses sociétés, SRC, la Space Research Corporation. Bull dispose d'un pied-à-terre au sixième d'un building résidentiel - résidence Minerve dans le Domaine Cherridreux - 28 avenue Folie à Uccle.

Une amie, sa secrétaire, l'attend, dans la voiture. Il monte seul. Il sort de l'ascenseur. Et est exécuté alors qu'il introduit la clé dans la serrure. Un 7,65 mm avec silencieux. Cinq coups. Deux dans la nuque.Trois dans le dos.

On pense aux Israéliens mais pas seulement. Aux Irakiens aussi qui auraient pu soupçonner Bull de vouloir retourner sa veste. Aux Américains encore: le Canadien n'avait pas que des amis à Washington.

Depuis quasi 13 ans, l'enquête est au point mort. Le renseignement qui met en cause les Israéliens donne l'identité d'un tireur d'élite du Mossad, confirme mardi la porte-parole du parquet de Bruxelles Estelle Arpigny.

Cet homme, selon la source, a longtemps été en possession d'un objet personnel, un bijou appartenant à Gerald Bull et volé lors du meurtre. La police fédérale a fait vérifier - et c'est ce qui tend à accréditer le renseignement: l'objet correspond à un bijou dont le Canadien ne se séparait jamais et n'a pas été retrouvé sur le cadavre.

Exécution sur ordonnance

Pour autant qu'on sache, la décision d'éliminer physiquement un individu fait l'objet, au Mossad, d'une procédure très spéciale. Celle-ci consiste, sur demande du chef du Mossad, à faire convoquer par le 1er Ministre un véritable tribunal secret où la cible est défendue - à son insu bien sûr - par un avocat du diable. Le tribunal se compose des patrons des services secrets, de militaires et de fonctionnaires du ministère de la Justice. Une décision peut consister à ramener l'intéressé de force en Israël. Si celle-ci est jugée trop dangereuse ou impossible pour des raisons politiques ou diplomatiques, comme ce fut le cas pour Bull, le tribunal ordonne qu'il soit exécuté. La décision, pour Bull, aurait été prise par Yitzhak Shamir après consultation avec ses deux prédécesseurs Yitzhak Rabin et Shimon Peres. Le travail sur le terrain est confié à de petites sections du Mossad appelées kidon (baïonnette en hébreu). Selon le Canadien Normand Lester (auteur de l'excellent: Gerald Bull, les Canons de l'Apocalypse), Bull avait confié à son fils Michel, peu avant sa mort, qu'un ami l'avait averti qu'il était ciblé par les Israéliens.

Sources : http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=58553

 

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GERALD BULL ASSASSINE PAR LE MOSSAD

Selon un quotidien belge, les services secrets israéliens auraient commandé l'assassinat, en 1990, de l'ingénieur canadien Gerald Bull, qui travaillait à la mise au point d'un supercanon pour le régime irakien. La police belge disposerait en effet de documents prouvant l'implication de tireurs d'élite du Mossad.

Le supercanon, appelé Dinosaure, devait permettre à l'Irak de viser l'État hébreu depuis son territoire, ce qui portait à croire, au moment du meurtre, que le Mossad était derrière l'opération. Aujourd'hui, près de 13 ans après l'assassinat, les autorités policières auraient finalement trouvé des documents prouvant cette thèse. La justice belge détiendrait même l'identité d'un suspect. Ce dernier posséderait l'objet fétiche de la victime qui lui a été volé le jour de sa mort. C'est à partir de ce fait que des accusations pourraient être portées.


Le Dinosaure était un canon géant de 175 mètres, d'un diamètre de 1000 millimètres et capable d'envoyer des projectiles de 10 tonnes à 700, 900 voire 1500 kilomètres.

Mais Gerald Bull n'avait pas que les Israéliens comme ennemi. À sa mort, on a aussi soupçonné les Américains et les Britanniques, et même des Irakiens qui auraient pu douter de la fidélité de Bull.

Sources : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/index/nouve

lles/200301/02/006-gerald-bull-mossad.shtml

 

GERALD BULL SE SAVAIT MENACE

 

Le corps de Gerald Bull est trouvé très peu après les faits - le Canadien vit sans doute encore - par sa secrétaire, Monique Janine, qui l'attendait, en bas, dans la voiture et commençait à s'inquiéter. Son patron étant couché sur le dos, les blessures ne sont pas visibles. Elle pense d'ailleurs à un malaise cardiaque avant de s'apercevoir que Bull a été blessé par balle.

Entre-temps, les meurtriers sont loin. Personne ne les a vus. Un médecin, qui habite sur le même palier, n'a rien entendu.

Apparemment, pense-t-on du moins à l'époque, rien n'a été volé. De l'argent - 20.000 dollars - a été retrouvé dans les poches. Et dans sa mallette, près du corps, plusieurs dessins d'ingénierie représentant de gros canons ainsi qu'une liste de sociétés européennes.

Le 1er substitut Godbille conduit la descente du parquet. L'affaire est confiée au juge Yves De Ruyver. L'expert en balistique, Claude Dery, est décédé entre-temps. Plus récemment, le juge antiterroriste, Chr. De Valkeneer hérite du dossier dont s'occupe à présent Sophie Van Brée.

Gerald Bull se savait menacé: il venait de faire retirer son nom sur la sonnette ainsi que la plaque de sa société - Space Research Corporation - la remplaçant par le nom plus discret de la société Giltaur. La mort de Bull a été saluée par Saddam Hussein comme celle d'un grand savant ayant aidé le peuple irakien.

Marié, père de sept enfants, c'était, au demeurant, un savant prodigieux, une sorte de Werner Von Braun qui ne s'était adressé à Saddam Hussein que parce qu'il allait lui permettre de réaliser le rêve de sa vie: placer sur orbite un satellite tiré à l'aide d'un canon. L'exécution allait empêcher les Irakiens de disposer d'une arme effroyable.

C'est l'époque où sont interceptés - en Grande Bretagne, en Italie et en Grèce notamment - de lourds chargements de gros tubes mystérieux commandés par Bagdad pour son industrie civile...

Source : http://www.dhnet.be/index.phtmlcontent=http://www.dhnet.be/dhinf

os/article.phtml?id=58553

Par Nikita Colonna-Santana
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Mardi 26 juillet 2005

Un article où l'on apprend que la Syrie a longtemps abrité Aloïs Brunner, un bras droit d'Eichmann, que le Mossad a voulu tuer plusieurs fois... on comprend mieux alors pourquoi le gouvernement israélien ne porte pas la Syrie dans son coeur...

 

TOUJOURS DU MAUVAIS CÔTE ?

par Charles Marty

"Arafat appartient à la même tradition que Hitler" (Yitzhak Shamir)

L'Islam, ennemi juré de l'Europe ? Beaucoup de signes le donnent à penser… et pourtant, l'Histoire a parfois d'étranges détours. Au cours du vingtième siècle, un fil rouge germano-arabe se dégage. Remontant essentiellement au début de la grande guerre, l'attirance allemande pour le nationalisme arabe s'expliquait par des considérations géostratégiques; l'emprise des Etats-Unis sur la politique internationale, symbolisée dans cette perspective par la crise du canal de Suez, a sonné le glas d'une passionnante conjonction d'intérêt. Il ne faut pas confondre panarabisme et Islam …

Quarante années d'intense collaboration !

Tout le monde connaît l'histoire du valeureux capitaine Lawrence, symbolisé cinématographiquement par Peter O'Toole, prônant l'unification des tribus bédouines pour combattre l'allié turc de l'Allemagne. Si la politique de l'Angleterre a toujours été louvoyante dans cette région du globe (l'intérêt économique propre restant l'ultime justification d'actions parfois contraires), l'Allemagne avait déjà, dès le début de la Grande Guerre, ses ambassadeurs, archéologues, espions, hommes d'affaires, aventuriers et autres personnages influents dans une partie du monde dont l'intérêt stratégique ne s'est jamais démenti.

Pendant à l'action d'un "Lawrence of Arabia", les agents du Kaiser Guillaume II ont œuvré pendant quatre ans à une lutte sans merci contre l'ennemi anglais.


Un tel terreau resta bien entendu fertile et fut entretenu dès les années '30 par les agents de l'Abwher (services secrets militaires allemands).


Les conséquences peuvent parfois en paraître étonnantes puisque des sources bibliographiques prêtent au futur ayatollah Khomeiny une rencontre, en 1938 dans la ville sainte de Nadjaf, avec des agents allemands et un ralliement sans faille aux thèses nationales-socialistes.


La collaboration intense entre le Grand Mufti de Jérusalem, dont le petit-neveu, Fayçal el-Husseini, est l'un des fondateurs de l'Organisation de Libération de la Palestine, et le régime hitlérien est connue; elle se concrétisera par la mise sur pied d'unités SS musulmanes… dont l'attrait de propagande fut parfois plus efficace que la valeur combative.


L'Allemagne, au nom de la lutte contre l'impérialisme occidental, et principalement anglais en Palestine, ainsi que contre le sionisme, va jouer à fond la carte mouvement panarabe. La majorité des leaders arabes de l'après-guerre (Bourguiba en Tunisie, Ben Bella en Algérie, Sadate en Egypte pour ne citer que les plus célèbres) ont, à un moment ou un autre, été les alliés consentants et conscients du national-socialisme ou du fascisme.


Mieux encore, les collaborateurs français firent même appel aux travailleurs immigrés pour leur prêter main-forte. Evoquons rapidement cette pitoyable aventure militaire… Mohamed El-Maadi, activiste militant dès les années '30 pour l'indépendance de l'Algérie et lié au mouvement conspirateur de la Cagoule, lance, en 1943, le journal Er Rachid (tirant à 30.000 exemplaires) paraissant en France métropolitaine et stigmatisant "l'occupation judéo-anglo-américaine de l'Algérie". Poussé par l'occupant et les truands parisiens de la gestapo française, El Maadi crée une brigade de repris de justice maghrébins qui gagneront le nom de "SS-Mohamed". Peu appréciés des soldats allemands, ces supplétifs de la dernière heure seront engagés contre les maquis du Sud-Ouest de la France et seront quasi tous massacrés par les -vrais- résistants ou…fusillés par les allemands pour pillages ou viols.



L'aventure de la République Arabe Unie

En juillet 1952, Gamal Abdel Nasser arrive à la tête de l'Egypte. Il en fait un état populiste, s'appuyant sur une armée forte. Il veut répondre à la puissance montante d'Israël et aider les nations arabes en gestation. Le Caire devient la terre promise des mouvements de libération du Moyen-Orient ou d'Afrique du Nord…
Pour l'aider à atteindre ses ambitions, Nasser engage de nombreux conseillers. La majorité d'entre eux ont le teint pâle, l'accent rugueux et des états de service éloquents. En clair, parmi les plus actifs des maudits, ceux qui ne sont pas en Amérique du Sud sont au Caire.


Conseillers militaires, diplomates, journalistes, fonctionnaires de l'information … les allemands sont partout et vont aider Nasser à construire son pays.


La crise du canal de Suez de 1956 (rappelons que Nasser avait décidé la nationalisation du canal ce qui avait entraîné une réaction militaire de la France et de l'Angleterre suivie par une intervention diplomatique forte des Etats-Unis et de l'Union Soviétique, obligeant l'Europe à un arrêt des hostilités et sonnant ainsi le glas du poids géopolitique des anciennes puissances coloniales) et les défaites face à Israël fragilisèrent le régime et, par voie de conséquence, l'influence résolument antisioniste des conseillers très spéciaux de Nasser. Par la suite, l'Histoire montrera que Sadate devint l'un des collaborateurs les plus vertueux des Occidentaux et des Israéliens, peut-être pour se racheter une conduite ?



Le dernier des "Mahométicans"

Cet aperçu de la fraternité d'armes germano-arabe ne serait pas complète sans un petit mot sur le monstre… la bête que tout le monde traque et qui, faute d'être arrêtée, vient d'être jugée, par contumace (eh, eh) aux Assises de Paris.


Chasseur de nazis est une occupation en perte de vitesse, faute de matière première. Plutôt que de finir jugés, rejugés, condamnés, recondamnés, un grand nombre de ces vieillards choisissent lâchement de mourir de vieillesse. Insupportable et dernière arrogance ! Heureusement, un homme assure, pour quelque temps encore, la pérennité de la fonction : son nom Aloïs Brunner.
Autrichien, collaborateur d'Eichmann, travaillant au "Commissariat aux Affaires Juives", responsable du camp de Drancy et de 24.000 déportations, Brunner focalise sur son nom l'acharnement du plus zélé couple de chasseurs de nazis : Beate et Serge Klarsfeld.
A la fin de la guerre, Brunner va tranquillement rentrer dans son pays natal et…être engagé (sous un faux nom, quand même) comme chauffeur de l'US Army. Il est, une première fois, condamné par contumace en 1954 par un tribunal français. L'homme sent alors le vent tourner et quitte l'Allemagne (où il travaillait comme mineur dans la Ruhr (ce n'est pourtant pas lui qui est en couverture du numéro 16 de Devenir)) et s'enfuit en Egypte. Il travaille d'abord au bureau d'action psychologique de l'armée nassérienne (sous les ordres d'un nommé Hans Haffler, un ancien adjoint de Julius Streicher - on ne se refait pas !) mais part rapidement pour Damas, capitale de la Syrie.


Son premier travail consiste à participer à une société-écran acheminant des armes et du matériel militaire au FLN algérien (on ne peut nier que l'homme a de la suite dans les idées par rapport à la France), puis devient un expert des services de renseignement syriens. Cependant, il sera localisé par le Mossad et perdra un œil dans l'explosion d'un colis piégé. Il vivra la fin de la République Arabe Unie (la Syrie changeant de régime) mais deviendra vite l'un des principaux conseillers pour la sécurité du président Afez el-Assad.


Cependant, le Mossad le traque; Beate Klarsfeld fait une démarche officielle en Syrie (dont elle est refoulée) pour demander son extradition et l'opinion internationale commence à s'intéresser à lui. En 1980, deuxième attentat au colis piégé qui lui coûte deux doigts …à défaut de le faire pendre, les Israéliens le tuent par petits bouts.

En 1984, l'Allemagne présente une demande d'extradition officielle auquel il répond par une interview dans un magazine allemand Bunte. Il met deux conditions à sa reddition : ne pas être remis aux Israéliens et être jugé par un tribunal international. Ceci est inacceptable pour les chasseurs de nazis…alors Damas déclare que l'Etat syrien n'est officiellement pas au courant de la présence de Brunner sur son territoire.


Klarsfeld insiste et en 1987, un nouveau mandat d'arrêt international est délivré contre le "bourreau de Drancy". Réplique de Brunner au Chicago Sun Times, auquel il déclare qu'il ne regrette rien et que si c'était à refaire…


Depuis lors, Brunner court toujours et il devrait avoir 89 ans…Klarsfeld n'a pas eu sa victoire et choisit d'exorciser le mal par un nouveau procès par contumace (en mars de cette année). Lors d'un simulacre de procès, les avocats des parties civiles (Maître Serge Klarsfeld, Maître Arno Klarsfeld, Maître Liza Klarsfeld) plaident face à un banc vide. Aucun avocat n'a même été commis d'office à la défense du monstre (qui n'est peut-être même plus de ce monde).
Parodie de justice qui a été jusqu'à écoeurer le vice-président français de la LICRA qui déclarait : "les associations de déportés ne seront pas apaisées par leur présence passive face à un absent. Sauf à considérer l'enceinte judiciaire comme la scène d'un éternel combat militant".


Le dernier des "Mahométicans", symbole vivant ( !) d'une étrange alliance objective fera sans doute encore couler beaucoup d'encre. Oserions-nous dire qu'il est le dernier survivant d'une certaine façon de faire de la politique…

Pour en savoir plus, nous vous conseillons, avec quelques réserves, l'ouvrage suivant : "Le croissant et la croix gammée" par Roger Faligot et Rémi Kauffer, Albin Michel, 1990

Sources : http://www.les-identitaires.com/Devenir17/mauvaiscote.htm

Par Nikita Colonna-Santana
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Mardi 26 juillet 2005

La vérité, enfin (sur les menées du Mossad) ?

par Michael Collins Piper

Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ». Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».

(Des officiers américains : « (Après un attentat), le Mossad accuse souvent les Arabes. Mais, bien souvent, le « suspect numéro 1 » d’un acte de terrorisme est en réalité un « leurre », travaillant pour (ou dupé par) les vrais responsables)

Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ». Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».

Cette affirmation, qui devrait (nous) ouvrir les yeux, au sujet du plus proche allié supposé des Etats-Unis, figure en première page du Washington Times, un certain 10 septembre 2001 – c’est-à-dire : juste à la veille des attentats perpétrés aux Etats-Unis, qui ont été attribués à des « Arabes ».

Le Washington Times indique que cette accusation très sérieuse portée par des officiers américains contre Israël figure dans un rapport de soixante-huit pages, remis par soixante officiers à l’Ecole de l’Armée américaine pour les Etudes Militaires Avancées (une grande école formant de futurs officiers).

Puis, quelques heures après les attentats du 11 septembre, un analyste pro-israélien très connu, George Friedman, a affirmé qu’Israël était le premier bénéficiaire de ces attentats :

« Le grand gagnant, aujourd’hui – que cela soit intentionnel ou non – c’est l’Etat d’Israël », écrivit alors Friedman. Du même, sur son site ouèbe,
http://www.statfor.com, ces propos : « Il n’y a aucun doute : les dirigeants israéliens sont soulagés ». Et cela, au lendemain des attentats aux Etats-Unis. Explication : les bénéfices qu’Israël allait en retirer.

Les interrogations soupçonneuses de l’armée américaine sur de possibles provocations israéliennes, couplées à la suggestion de notre analyste renommé disant qu’Israël était le « grand gagnant » du 11 septembre, donnent un nouveau relief à un article de The Village Voice, du 3 août 1993, affirmant que le Mossad pouvait être impliqué (ou, au minimum, en avait connaissance au préalable) dans l’attaque « terroriste arabe » contre le World Trade Center.

Les événements du 11 septembre doivent être examinés avec la plus extrême prudence, compte tenu du fait qu’Israël a un long « état de sévices », s’étant fait une spécialité de planter des « leurres » - assassinats orchestrés et actes de terreur – à ses propres fins, tout en accusant des pays tiers innocents de ces (et de ses…) crimes.

La plus connue des occurrences où Israël a eu recours à un « leurre » pour dissimuler ses propres traces est, sans aucun doute, l’ignominieuse affaire Lavon. En 1954, plusieurs attentats terroristes furent orchestrés par Israël, contre des cibles britanniques en Egypte. La responsabilité fut dirigée sur le mouvement des Frères Musulmans, opposé au régime du président égyptien Gamal Abdul-Nasser. Toutefois, la vérité sur ce déferlement de terreur fut retrouvée dans un télégramme – demeuré un certain temps secret – du colonel Benjamin Givli, chef du service de l’intelligence militaire israélien, qui soulignait l’objectif visé par cette vague d’attentats :

« Nous devons briser la confiance que l’Occident peut placer dans le régime égyptien actuel. Ces actions devraient provoquer des arrestations, des manifestations et des désirs de revanche. Leur origine israélienne doit être strictement dissimulée, tandis que l’attention doit être détournée le plus possible vers tout autre piste plau/pos-sible. Le but est d’empêcher que l’Egypte reçoive une quelconque aide économique – a fortiori, militaire – de l’Occident ».

Finalement, la vérité au sujet de l’implication israélienne fut révélée au public, et Israël fut fortement secoué, au plan international, dans les mois qui suivirent ce scandale. Des éléments politiques rivaux, à l’intérieur d’Israël, utilisèrent ce scandale comme une patate chaude, qu’ils se renvoyaient mutuellement. Mais la vérité sur l’utilisation par Israël, d’un « leurre », d’une victime expiatoire, attira l’attention du monde entier, démontrant à quel point Israël était prêt à sacrifier des vies innocentes à sa stratégie générale d’expansion de son influence au Moyen-Orient.

Tant qu’à faire, on accuse des « extrémistes de droite »

Un obscur mouvement d’ « extrême droite », Action Directe, fut accusé d’un attentat contre le restaurant Goldenberg, à Paris, le 9 août 1982. Six personnes furent tuées, et 22 furent blessées. Le chef d’Action Directe était Jean-Marc Rouillan. Il opérait auparavant dans la région méditerranéenne sous le pseudo de « Sebas », et il était connu pour ses liens avec le Mossad. Toute référence de la collaboration de Rouillan avec le Mossad fut occultée des rapports officiels publiés à l’époque.


Toutefois, l’Agence d’information nationale algérienne, qui entretient des liens avec les services français du renseignement, a accusé le Mossad d’avoir utilisé Rouillan à ses fins terroristes. Ce sont des officiers du renseignement français mécontents qui ont été soupçonnés d’avoir transmis cette information. Plusieurs hauts responsables des services français de renseignement ont démissionné, en protestation contre l’occultation de la complicité du Mossad dans les crimes exécutés (sur ses ordres) par Rouillan. Toutefois, il ne s’agit pas là de la seule opération de diversion opérée par le Mossad sur le territoire français.

Faux indices

Le 3 octobre 1980, la synagogue de la Rue Copernic, à Paris (16ème ardt) fut la cible d’un attentat à la bombe. On déplora quatre morts et neuf blessés. La frénésie qui s’empara des médias français à la suite de cet attentat se répandit dans le monde entier. Certains rapports tenaient « des extrémistes de droite » responsables de cet attentat. Néanmoins, aucun des « extrémistes de droite » interrogés par la police ne fut arrêté : tous furent innocentés. Aux plus hauts échelons du renseignement français, toutefois, un index de suspicion fut pointé sur le Mossad.


D’après un de ces rapports, « Le 6 avril 1979, la même unité terroriste du Mossad, aujourd’hui soupçonnée d’avoir perpétré le carnage de la rue Copernic, a fait sauter l’usine – très étroitement gardiennée – de la CNIM, à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, dans le sud de la France, usine dans laquelle un consortium d’entreprises françaises construisait un réacteur nucléaire destiné à l’Irak.

Le Mossad persilla le site de l’usine CNIM, détruite par l’explosion, d’ « indices », accompagnés d’appels téléphoniques anonymes à la police suggérant que le sabotage aurait été l’œuvre d’un « groupe écologiste »… « Des gens qui n’auraient pas fait de mal à une mouche », commenta une des sources.

On repasse le plat

Le 28 juin 1978, des agents israéliens ont fait sauter une bombe sous une voiture particulière rue Sainte-Anne, à Paris, tuant Muhammad Boudia, militant de l’OLP. Immédiatement après, la police parisienne reçut un appel téléphonique anonyme accusant Boudia d’implication dans un trafic de drogues et attribuant son assassinat à la mafia corse. Une enquête permit d’établir, plusieurs mois après, que des agents des opérations spéciales du Mossad avaient perpétré cet assassinat terroriste.

En octobre 1976, cette même unité du Mossad avait kidnappé deux étudiants d’Allemagne de l’Ouest, Brigette Schulz et Thomas Reuter, dans leur hôtel parisien. Des « indices » judicieusement placés et des appels téléphoniques anonymes firent croire un moment qu’une organisation « néonazie » avait exécuté cet enlèvement. Le renseignement français établit que les deux jeunes Allemands avaient été secrètement « expédiés » par avion en Israël, où ils avaient été drogués, torturés, et contraints à « avouer leur complicité » dans des activités de l’OLP. Après quoi ils avaient été mis au secret dans l’un des tristement célèbres pénitenciers politiques israéliens.

En février 1977, un citoyen américain d’origine allemande, William Jahnke, vint à Paris pour quelque réunion confidentielle, pour affaires. Il ne tarda pas à disparaître, ne laissant aucune trace. La police parisienne fut anonymement avisée que Jahnke avait été impliqué dans une affaire de pots-de-vin dans les hautes sphères de la Corée du Sud, et qu’il avait été « éliminé » après que l’affaire eut mal tourné. Une équipe spéciale d’enquêteurs du SDECE, principal service français du renseignement, finit par découvrir que Jahnke avait été « terminé » par le Mossad, qui le soupçonnait de vendre des informations secrètes à la Libye. Entre autres détails, sur cette affaire sordide, le SDECE découvrit que Jahnke avait été « désigné » au Mossad par son propre ancien employeur : la CIA !

On charge les Libyens

L’une des opérations, utilisant un « dindon de la farce », et réalisées par Israël, fut une vaste histoire de propagande, visant à discréditer le dirigeant libyen Muammar Qaddhafi. Au cours des premiers mois du mandat du président Ronald Reagan, les médias américains propagèrent un roman-feuilleton, selon lequel une « unité de tueurs libyens » se trouvait aux Etats-Unis, afin d’assassiner le président. Cela eut le don d’enflammer l’opinion publique contre la Libye.

Du jour au lendemain, toutefois, cette histoire d’ « unité de tueurs libyens à gage » disparut des gazettes. On venait de découvrir que la source de ce bobard était un certain Manucher Ghorbanifar, un ancien agent de la Savak (police secrète iranienne dont les liens étroits avec le Mossad étaient de notoriété publique). Même le libéral Washington Post reconnut que la CIA elle-même savait que Ghorbanifar était un menteur, qui « avait inventé cette histoire de tueurs libyens, afin de causer des problèmes à l’un des ennemis d’Israël ».

Le Los Angeles Times avait, déjà auparavant, vendu la mèche en relatant les histoires d’horreur d’Israël. « Ce sont les services de renseignement israéliens, et non les responsables de l’administration Reagan », écrivait le Times, « qui ont diffusé certains rapports extrêmement alarmants au sujet d’une soi-disant équipe de tueurs libyens, envoyés aux Etats-Unis afin d’y assassiner le président Reagan et d’autres hauts responsables de l’Etat… Israël, dont des sources informées disent qu’il « voulait un prétexte qui aurait entraîné une mise au ban de la Libye pour très longtemps », cherche vraisemblablement à monter l’opinion publique américaine contre la Libye, afin d’obtenir son soutien à une frappe militaire contre Qaddhafi. »

Autrement dit, Israël avait réussi à faire passer l’ex-agent de la Savak Ghorbanifar, pour une source fiable aux yeux de Washington. En réalité, Ghorbanifar n’était qu’un « faux drapeau » de désinformation, agité par le Mossad. Il s’agissait d’une énième opération de tromperie d’Israël, visant à faire accuser la Libye de ses propres méfaits, en utilisant un « faux drapeau » (la Savak iranienne), afin de faire retomber la faute sur un autre « faux drapeau », la Libye…

Il est quasi certain que le Mossad est responsable de l’attentat à la bombe contre la discothèque La Belle, à Berlin Ouest, le 5 avril 1986. Néanmoins, des objurgations sur des preuves « irréfutables » de la responsabilité libyenne furent entendues. Un militaire américain fut tué. Le président Ronald Reagan répliqua par un bombardement en Libye.

Toutefois, des sources internes aux services de renseignement ont indiqué être persuadés que le Mossad avait concocté une fausse « preuve » de la responsabilité libyenne. Le chef de la police de Berlin Ouest, Manfred Ganschow, chargé de l’enquête, a innocenté les Libyens, déclarant : « Il s’agit d’une affaire éminemment politique. Certaines des preuves mentionnées à Washington n’en sont peut-être pas du tout. Il ne s’agit que de présomptions politiques, avancées pour des raisons politiques. »

Au tour des Syriens…

Le 18 avril 1986, Nezar Hindawy, un Jordanien âgé de trente-deux ans, fut arrêté à Londres après que des agents de sécurité eurent découvert que l’un des passagers d’un avion de ligne israélien en partance pour Tel Aviv, Ann Murphy, transportait une plaque de plastic (explosif puissant et malléable) dans un double-fond de son bagage à main.

Mademoiselle Murphy dit aux hommes de la sécurité que le détonateur (camouflé en calculette) lui avait été remis par son fiancé, Hindawi. Celui-ci fut accusé de tentative de sabotage et de tentative de crime.

On fit courir le bruit qu’Hindawi aurait avoué. Ses services auraient été loués par le général Mohammad Al-Khouli, directeur des services de renseignement de l’aviation (militaire) syrienne. D’autres personnes furent citées, dont l’ambassadeur de Syrie à Londres. Les autorités françaises avertirent le Premier ministre britannique qu’il y avait anguille sous roche : en l’occurrence, l’instigation israélienne. Cela fut confirmé, ultérieurement, par la presse occidentale.

Mince : on a failli oublier l’OLP !

En 1970, le roi Hussein de Jordanie reçut des renseignements mettant gravement en cause l’OLP, accusée de fomenter son assassinat et un coup d’état. Furieux, Hussein mobilisa ses forces armées, en préparation de la purge de l’OLP, connue sous le nom de « Septembre Noir ». Des milliers de Palestiniens vivant en Jordanie furent raflés, certains dirigeants palestiniens furent torturés et cela se termina par des milliers de réfugiés chassés de Jordanie vers un nouvel exil au Liban.

De nouvelles informations, venues au jour après l’assassinat de deux agents éminents du Mossad à Larnaka (Chypre), suggèrent que toute l’opération avait été montée par le Mossad, sous la direction de l’une de ses principales dirigeantes, Sylvia Roxburgh. Après avoir fait tomber dans les rets de son irrésistible séduction le roi Hussein, cette femme fatale fut l’héroïne d’un coup majeur du Mossad, destiné à déstabiliser l’ensemble du camp arabe.

En 1982, juste après que l’OLP ait décidé de ne plus recourir au terrorisme, le Mossad répandit sa désinformation au sujet d’ « attaques terroristes » contre des colonies israéliennes proches de la frontière nord, prétexte à une invasion à grande échelle du Liban. Des années après, même des porte-parole israéliens éminents, tel l’ancien ministre des Affaires étrangères Abba Eban, admirent que les informations au sujet du « terrorisme de l’OLP » étaient sorties de l’imagination des agents du Mossad.

Il convient aussi de noter que l’assassinat manqué, à Londres, de l’ambassadeur israélien Shlomo Argov, fut, dans un premier temps, attribué à l’OLP. Cette tentative d’assassinat a été citée par Israël au nombre des prétextes pour son invasion du Liban, en 1982. En réalité, ce diplomate faisait partie des « colombes » israéliennes, et il penchait pour un règlement à l’amiable du conflit entre Israël et l’OLP. Il était donc une cible des plus improbable pour la colère de ce mouvement.

Il semble bien que cette tentative d’assassinat ait été effectuée par le Mossad – là encore, en guise de « leurre » - afin de faire, d’une balle, deux coups : a) éliminer un « pacifiste » domestique beaucoup trop amical à l’égard des Palestiniens et ; b) attribuer, ce faisant, un énième crime (le mensonge de trop ?) à l’OLP…

 

Sources : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=934&type=analyse

posté par Adriana Evangelizt


 

 

 

Par Nikita Colonna-Santana
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Jeudi 28 juillet 2005

Autriche: 007 fait faux-Bond...

Stupeur à Vienne: Peter Sichrovsky, ancien bras droit de Jorg Haïder et ancien député européen, vient de confier au magazine Profil qu'il travaillait en sous-main pour le Mossad, les services secrets israéliens! Cet ex-secrétaire général du FPÖ, le parti néo-nazi autrichien, précise que son double-jeu aurait duré plus de cinq ans, couvrant les années allant de 1997 à 2002. Selon ses déclarations, il aurait utilisé les contacts de Jorg Haïder avec Saddam Hussein ou Kadhafi pour permettre à Israël de jeter des passerelles très discrètes vers la Libye ou l'Irak dans le cadre de négociations non-officielles. Interrogé sur les raisons qui le poussaient à éclairer les coulisses de la raison d'Etat, Peter Sichrovsky répond qu'il recevait des lettres anonymes depuis plusieurs semaines, qu'il refusait de vivre sous la menace, et qu'il avait décidé de parler à visage découvert devant les rédactions autrichiennes.

Quelques jours plus tard, le journal israélien Haaretz parvenait à joindre Peter Sichrovsky à Chicago où est basé le siège social de Sheridan Park Consulting, une entreprise qu'il dirige et qui oeuvre dans la coopération technique sur le plan militaire. Principaux clients: la République populaire de Chine et Israël.

Peter Sichrovsky apporte alors un démenti aux propos qui lui ont été attribués par Profil: "Je n'ai pas espionné pour le Mossad, je n'ai reçu aucun argent du Mossad, et je n'ai pas nui aux intérêts autrichiens". Selon lui, ces accusations sont nées d'une incompréhension. Profil l'aurait contacté après avoir reçu des lettres anonymes l'accusant d'être un espion du Mossad. Pour faire un mot d'esprit, il leur avait répondu qu'il rencontrait beaucoup de monde, qu'il ne savait pas si parmi eux il y avait des agents du Mossad, et qu'en tout cas ils ne lui avaient pas montré de badge à la James Bond!

Sichrovsky précisait ensuite qu'il était allé à Tel-Aviv en 2000, à la demande du FPÖ qui cherchait à améliorer l'image du parti en Israël après les prises de position de Haider en faveur du passé nazi autrichien. Il avait rencontré plusieurs hommes politiques, dont Roman Bronfman qui déclare à Haaretz que Sichrovsky, pour preuve de la bonne volonté du FPÖ, lui avait indiqué qu'il pouvait aider à la libération de trois soldats de Tsahal prisonniers du Hezbollah. Le chef du Mossad de l'époque, Ephraïm Halevy avait alors dépêché un collaborateur auprès de Sichrovsky. Ce dernier précise: "Sans hésitation, j'ai décidé de les aider, et j'ai informé le ministre de la Défense autrichien de mes démarches, ainsi que les chefs de mon parti, y compris Haider".

Sichrovsky avait alors suggéré à Haider d'agir comme un canal pour passer des messages secrets entre Israël, Khaddafi et Saddam Hussein, mais Haider s'y était refusé. Pour faire bonne mesure, Sichrovsky ajoute qu'il avait organisé une rencontre entre des responsables de "l'intelligence" israélienne et autrichienne et conclut: "Tout ce que j'ai fait l'a été à la lumière du jour, et non pas en secret, et j'ai agi comme un politicien faisant son travail. Tout ce que je voulais, c'était ouvrir des portes, aider Israël à avancer vers le processus de paix... Tout ce que j'ai dit à Israël, je l'ai dit avec l'accord de mes dirigeants de parti, et le ministre de la Défense autrichien était au courant".

Ainsi, dans un premier temps, Peter Sichrovski que l'opinion autrichienne avait oublié depuis son retrait de la vie politique en 2002, se remet-il au centre de l'attention en provoquant le scandale sur son appartenance supposée aux services secrets d'une puissance étrangère. Un crime de haute trahison, sanctionné lourdement par les tribunaux. D'ailleurs, une enquête préliminaire vient d'être ouverte par un juge autrichien à propos de ces déclarations. Et dans un deuxième temps, il rectifie le tir en se retranchant derrière son statut d'élu européen s'investissant dans une action humanitaire en faveur de prisonniers du Hezbollah. L'opération permet de mettre dans l'embarras les services et gouvernements tant autrichiens qu'israéliens, de redorer le blason du FPÖ et, surtout, de faire porter la suspicion sur toute nouvelle révélation touchant la personne de Peter Sichrovski. L'une des réponses les plus efficaces à la menace que fait porter la vérité étant, bien entendu, de jeter le trouble, de jouer sur la confusion.

Et dans le domaine de l'imposture, Peter Sichrovski est un maître. Roland Pfefferkorn avait consacré un dossier éclairant dans le Monde Diplomatique sur son itinéraire, en février 1997. Peter Sichrovski accède à une grande notoriété quand il fait paraître, en Autriche, deux livres consacrés aux enfants de victimes des nazis et aux enfants de responsables nazis. Ces deux livres seront réunis en un seul volume en France sous le titre de "Naître coupable, naître victime" aux éditions Maren Seel et Cie avec une préface enthousiaste de Gilles Perrault qui ne sera pas pour rien dans le lancement publicitaire parisien de Sichrovski. Pourtant, le scandale fait rage en Autriche. Les textes ont été portés à la scène, et les personnes interrogées par Sichrovski ne se reconnaissent pas dans les déclarations qui leur sont attribuées. Le journal Profil, déjà alerté sur la personnalité de Sichrovski, leur donne la parole:

"Les histoires ont été créées sur la base de données tirées de nos vies, mais, suite à des suppressions et des ajouts de déclarations, l'auteur aboutit à des mises en relations totalement arbitraires. La présentation qu'il en donne ne correspond donc ni à notre passé ni à notre présent".

Peter Sichrovski travaille en fait de la même manière que Jean-François Steiner, l'auteur du best-seller Treblinka (voir notre artice De Treblinka à Bordeaux): il s'appuie sur le réel puis l'habille pour le rendre plus présentable. L'un et l'autre sont issus de familles juives. L'un et l'autre ont rejoint leurs pires ennemis: Jean-François Steiner a témoigné en faveur de Maurice Papon, a organisé la fuite de l'ancien préfet en Suisse, Peter Sichrovski a co-dirigé un parti néo-nazi vecteur d'un combat négationniste!

La méthode de travail de Peter Sichrovski a failli faire d'autres dégâts. En 1996, quelque temps avant d'annoncer son ralliement à Jorg Haïder, Sichrovski avait démarché le responsable de la communauté juive allemande, Ignatz Bubis, lui proposant de rédiger sa biographie. Le résultat fut consternant, et le livre dû être réécrit aux trois-quarts. Ignatz Bubis ne pouvait se reconnaître dans le montage mensonger que lui présentait Sichrovski: "Il disait qu'il voulait une écriture fleurie et que cela ne devait pas forcément correspondre avec la réalité. Il avait une position absurde. Car je ne voulais pas proposer un roman".

On s'aperçut à ce moment-là que Sichrovski, qui bénéficiait d'une image d'écrivain anti-conformiste, d'une réputation d'extrême-gauche, avait, en réalité, fait ses premières armes à la tête d'un syndicat étudiant bien marqué à droite. Jörg Haider se chargea de dissiper les illusions de ceux qui ne pouvaient se résoudre à faire le deuil de leur héros: l'apprenti führer de Carinthie révéla qu'il fréquentait Sichrovski depuis près de dix ans et entretenait une correspondance régulière avec lui. L'auteur de "Naître coupable, naître victime", ne manqua pas de lui renvoyer l'ascenseur en déclarant que le FPÖ était à ses yeux le parti idéal parce qu'il développait: "une opposition radicale qui remet en question toutes les valeurs auxquelles nous nous sommes habitués ces dernières années".

 Les dernières péripéties de la carrière de Peter Sichrovski se situent incontestablement dans cette même perspective: le dynamitage des repères pour ouvrir la voie à une aventure dangereuse.

Sources : http://www.amnistia.net/news/articles/sichrov/sichrov_610.htm

 

Posté par Adriana EVANGELIZT

Par Nikita Colonna-Santana
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Vendredi 12 août 2005

Afrique: Des israéliens contre la France en Côte d’Ivoire

Le Yediot Aharonot rapporte que la chaîne de télévision française « TF1 » a accusé : « des Israéliens ont aidé à bombarder l’armée française en Côte d’Ivoire ». D’après le journal à grand tirage, la question d’une implication israélienne dans les récents affrontements en Côte d’Ivoire s’est posée hier. Pour « TF1 », des « mercenaires israéliens » seraient actifs dans ce pays, déchiré par des affrontements internes.

« TF 1 » affirme que ce sont des Israéliens qui ont actionné les drones qui ont permis ensuite aux avions du gouvernement ivoirien de bombarder la base des soldats français – en « mission de paix » sous l’égide l’ONU – où 9 d’entre eux ont été tués, il y a une dizaine de jours. En réaction, le Président Jacques Chirac avait donné l’ordre de détruire les 2 avions « Sukhoy » qui formaient l’essentiel de l’aviation ivoirienne. Le gouvernement ivoirien déclara de son côté que le bombardement de la base française avait été « une erreur ».

Mais le journal « Le Monde » affirme que les forces françaises ont saisi les drones qui ont aidé au raid aérien, et l’analyse des données démontre sans aucun doute que l’attaque était « délibérée ». « Le Monde » ajoute qu’un groupe de 46 « conseillers israéliens » actionnaient nuit et jour le « centre d’écoute électronique » ivoirien, au 21ème étage d’un des hôtels de la capitale. En outre, selon ce journal, les Israéliens ont préféré quitter la Côte d’Ivoire en passant par l’Italie, pour ne pas devoir passer par une base militaire française et ne pas rendre compte de l’aide apportée au gouvernement du président Gbago.

Selon le Yediot, le ministère israélien des Affaires étrangères affirmait hier soir « qu’Israël n’est pas au courant de ces pratiques ».

Traduction du service de presse de l'ambassade de France en Israël.

 

(Arouts 7 - Toutes nos sources) ajoutée le 2004-11-23



http://www.bethel-fr.com/voxdei2/afficher_info.php?id=12213.4

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

 

Par Nikita Colonna-Santana
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Lundi 15 janvier 2007

 

 

Israël avertit d’un acte terroriste pendant la Coupe du Monde

par James Stewart

le 3 juin 2006

 

Israël avertit d’un acte terroriste pendant la Coupe du Monde = ALERTE d’un “attentat servant de faux prétexte” orchestré par le MOSSAD

Note : Ceci doit être pris sérieusement car de tels avertissements de la part d’Israël étaient apparus sur l’Internet avant les deux “attentats terroristes prétextes” orchestrés à New York le 11 septembre et à Londres le 7 juillet.

Tous les détails et les liens de cette page confirment qu’il y a une extrêmement haute probabilité d’un « attentat terroriste prétexte » orchestré autour du 5 juin 2006 - pas nécessairement le 6 juin (06/06/06). Bien qu’il puisse arriver à tout moment dans cette période, une majorité des indices pointent vers le 5 juin plutôt que vers le 6 juin 2006, et en particulier si vous prenez en compte la nécessité d’un effet de surprise. Tout le monde sera attentif le 6 juin, personne ne regardera le 5. Lien : http://www.threeworldwars.com/june0...

Par le passé, j’ai donné à 650 journalistes majeurs et à tous les éditeurs des médias britanniques, ainsi qu’à beaucoup de pompiers à Chicago, une alerte annonçant un « attentat terroriste prétexte » pour le 22 juillet 2005 avec comme cible principale Chicago. Il y a des preuves substantielles sur l’Internet que l’attentat du « Chicago Grand Jury » fut stoppé, mais des explosions ont bien eu lieu à Sharm el-Cheikh en Egypte le 22 à 22h07 GMT. J’avais auparavant reçu des menaces téléphoniques à 5 reprises et, le 29 juillet 2005, on m’a offert 50.000 livres sterling par an pour « arrêter d’écrire aux gens pour leur dire ce qu’ils s’apprêtent à faire » et « vous êtes l’un des rares qui savent ». Lien : http://www.financialoutrage.org.uk/...

J’ai également donné à 650 journalistes majeurs, à tous les éditeurs des medias ainsi qu’à 112 casernes de pompiers une alerte prévenant d’un probable « attentat terroriste prétexte » soit le 5 novembre soit le 11 novembre 2005, avec comme cible principale le bâtiment du parlement à Londres. Cet attentat n’est pas arrivé ou a été stoppé à cause de son ébruitement préalable, mais les attentats d’Amman en Jordanie ont bien eu lieu le 9 novembre 2005.

Je n’ai pas donné d’autre alerte préalable. Maintenant, je donne une alerte préalable formelle d’un probable « attentat terroriste prétexte » autour du 5 juin 2006, avec comme cibles probables la Coupe du Monde ou, en second lieu, la « Sears Tower » à Chicago dont le Zip Code est 60606, ce qui fait beaucoup trop de références au nombre 666 pour les détailler ici.

Israël avertit d’actes terroristes pour la Coupe du Monde - Un journal Saoudien relate que Israël a averti les services de renseignements américains et européens de possibles tentatives par des cellules du Hezbollah de porter des attaques pendant la Coupe du Monde qui va se dérouler en Allemagne, dans le but de prouver à la communauté internationale que Téhéran est capable de représailles s’il est attaqué. Lien : http://www.ynetnews.com/articles/0,...

Les bourses internationales et le dollar en cours d’effondrement - Les bourses internationales et le dollar US se désintègrent depuis ces dernières semaines, en raison de l’ouverture des bourses du pétrole en Iran et en Russie. Cela signifie que la « main cachée » -- les banquiers internationaux privés corrompus, qui contrôlent la plupart des gouvernements occidentaux « par la création monétaire illégale » ainsi que leur population « par une surimposition massive et frauduleuse, par une peur d’organisations terroristes fantômes qui n’existent même pas » -- doit faire quelque chose de spectaculaire bientôt pour poursuivre son objectif de Nouvel Ordre Mondial d’appropriation des ressources énergétiques mondiales. Lien : www.thetruthseeker.co.uk

Pour donner à la “main cachée” l’énorme impulsion requise dans l’opinion publique pour immédiatement envahir l’Iran, la cible de l’« attentat terroriste prétexte » orchestré devrait sûrement être l’équipe d’Angleterre ou l’équipe des USA. C’est pourquoi, la FIFA a préalablement annulé le gala d’ouverture, prévu le 7 juin au stade olympique de Berlin - deux jours après une atrocité mondiale majeure - c’est trop tôt, mais le match d’ouverture n’étant pas avant le 9 juin, cela leur laisse plus de temps pour dire « La Coupe du Monde continue » et, pendant que les gens à travers le monde se distraient avec le football, ils envahiront l’Iran, voleront leur pétrole et leur gaz et massacreront leurs populations civiles innocentes avec des armes chimiques illégales. Lien : http://news.bbc.co.uk/sport1/hi/foo...

Note : Ceci doit être pris au sérieux car de tels avertissements de la part d’Israël sont apparus sur l’Internet avant les deux “attentats terroristes prétextes” orchestrés à New York le 11 septembre et à Londres le 7 juillet. Il y a maintenant de nombreux films avec des preuves factuelles accablantes qui détruisent totalement les versions officielles de ces attentats.

Film : "911 Loose Change 2 VF" http://video.google.com/videoplay?d...

Film : "77 Release 6" http://video.google.com/videoplay?d...

James Stewart - 30 mai 2006 - www.financialoutrage.org.uk

PS : Ne croyez plus les grands mass médias - ils possèdent 70% d’entre eux également ! Financés par une surimposition massive illégale. Ils volent votre argent et l’investissent dans les bourses tout en rémunérant leurs présidents corrompus.

Sources : Bellaciao

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

 

Begin et l'attentat contre Adenauer en 1952

 

par Adrien de Tricornot

Le mystère de l'attentat manqué contre le chancelier allemand Konrad Adenauer, le 27 mars 1952, vient sans doute d'être levé. Selon une enquête de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), publiée mardi 13 juin, l'opération aurait été orchestrée par le futur premier ministre israélien et Prix Nobel de la paix Menahem Begin. Alors député et président du parti nationaliste Herout - issu de l'organisation terroriste dissoute Irgoun, dont il avait été commandant -, M. Begin s'opposait à un accord d'indemnisation des victimes de la Shoah que le chancelier négociait avec le gouvernement de David Ben Gourion. Le génocide ne pouvait être racheté par l'"argent ensanglanté" qu'offrait le "peuple meurtrier", dénonçait alors Begin dans ses discours.

La révélation de son implication dans la tentative d'attentat s'appuie sur les écrits du principal acteur de l'opération, Elieser Sudit. Cet ancien artificier de l'Irgoun avait fabriqué la bombe et l'avait dissimulée dans un livre. Il avait ensuite remis le colis à un complice, qui l'avait lui-même confié à deux gamins, à la gare de Munich, leur demandant de le poster. Mais ils s'étaient méfiés de ce paquet suspect adressé au chancelier Adenauer.

L'engin avait finalement explosé dans un commissariat de Munich, tuant un policier chargé de le désamorcer. Des lettres piégées avaient été aussi expédiées aux négociateurs de l'accord.

Ces actions avaient été revendiquées par une "organisation des partisans juifs" "pour venger le sang des millions de juifs tués par l'Allemagne". Quelques jours plus tard, Elieser Sudit était arrêté à Paris - où il avait fabriqué la bombe -, ainsi qu'un journaliste israélien et trois membres du Herout, dont le député Elieser Shostak. Faute de preuves, ils avaient été expulsés. Menahem Begin aurait défendu les membres de son parti auprès du chargé d'affaires français à Tel-Aviv.

Spécialiste de ce dossier, le journaliste berlinois Henning Sietz en avait déjà dévoilé de nombreux aspects dans son livre, publié en 2003, Attentat contre Adenauer. L'histoire secrète d'un attentat politique (éditions Siedler).

Pour compléter le puzzle dans la FAZ, M. Sietz a déniché un opuscule quasiment introuvable, publié à compte d'auteur par Elieser Sudit en 1994 : Mission de conscience. Elieser Sudit a attendu le décès de Menahem Begin pour coucher ses souvenirs sur 146 pages, sans publicité. Selon les extraits publiés par la FAZ, l'artificier a pris contact, au printemps 1952, avec le leader nationaliste, qui "était même prêt à une action symbolique dans le but d'exprimer notre colère, même si nous ne pouvions être en mesure d'empêcher l'accord", écrit Elieser Sudit. Menahem Begin aurait organisé une rencontre avec deux députés du Herout, Jochanan Bader et Chaim Landau, et un ancien chef des renseignements de l'Irgoun, Abba Scherzer. Il aurait été décidé d'envoyer Elieser Sudit à Paris, où il pouvait disposer d'appuis, afin de préparer la bombe-livre.

Les participants à la réunion pensaient que les envois n'atteindraient pas leurs buts, mais voulaient "réveiller la conscience du monde". Menahem Begin aurait proposé de mettre en vente sa montre en or pour financer l'opération.

Elieser Sudit aurait dissimulé son matériel explosif dans des étuis à cigares ou des bouteilles de médicaments contre l'asthme. Arrivé à Paris, il aurait acheté les composants manquants passage de l'Hôtel-de-Ville, ainsi qu'un volume de l'encyclopédie Brockhaus, lettres L à Z, pour dissimuler la bombe.

Après l'attentat manqué, Elieser Sudit n'a pas su rester discret, acceptant d'aider ses amis parisiens du Betar à déménager une cache d'armes et dissimulant des pistolets et des munitions sous le matelas de sa chambre d'hôtel. Finalement arrêté et expulsé, il sera condamné à quatre mois de prison à son retour en Israël.

Sources : Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

 
Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

 

LES ATTENTATS DE LONDRES

 

par WOTRACE

 

7 juillet 2005 : attentats à la bombe dans le métro et dans un bus de Londres - 56 morts et 700 blessés. Planifiés et organisés par les terroristes de l'infâme réseau israélicain* avec l'appui logistique du criminel Tony Blair, ces attentats servent à relancer la psychose anti-arabe et à "prouver" la "nécessité" d'une guerre permanente "contre la terreur islamiste".

Les larbins de la presse aux ordres, un peu en manque depuis Madrid, peuvent enfin s'en donner à coeur joie. Un exemple parmi beaucoup d'autres : un certain Alain Hertoghe, journaliste "indépendant" qui se faisait encore passer pour un "adversaire" de la guerre américaine en Irak un an plus tôt, appelle aujourd'hui, quelques heures après le massacre de Londres, à "l'union sacrée des dirigeants du G8" contre la "barbarie djihadiste" (lu sur Yahoo France). Alors que le monde bascule peu à peu vers une barbarie mondialisée qui n'a vraiment rien de "djihadiste", on ne soulignera jamais assez la responsabilité et la complicité des représentants des médias dans ce processus.

*Selon Associated Press, Benjamin Nétanyahou, ministre israélien des Finances, qui devait participer à une conférence dans un hôtel de Londres situé juste au-dessus d'une des stations de métro visées par les attentats, a été averti peu de temps auparavant et a annulé sa participation. Les autres médias, quand ils reprennent la nouvelle, la déforment complètement en prétendant que Nétanyahou a été informé après la première explosion et qu'Israël a prévenu les Britanniques avant les attentats. Sans s'attarder sur le manque de logique de cette "rectification", tout le monde est d'accord pour dénoncer une "théorie de la conspiration" forcément "antisémite". En revanche, le fameux "message d'Al-Qaïda" revendiquant la paternité des attentats est tout ce qu'il y a de plus "authentique". (L'ex-premier ministre Nétanyahou est une personnalité influente en Israël ; il était donc certainement au courant de ce qui se tramait, sans pour autant connaître les détails opérationnels comme l'heure et le lieu exact des explosions.)

Les "sites islamistes" qui ont revendiqué les attentats étaient en réalité hébergés au Maryland et au Texas.

What's Behind the London Attacks ?  par Matt Hutaff.


Al-Qu'eda or Al-a'diversion ?  par William Bowles, Global Research, Canada.


Les attentats de Londres sont à coup sûr le résultat d'une "opération hybride" faisant intervenir à la fois les services secrets (pour le choix des cibles, la préparation, l'assistance technique et le financement) et des groupes islamistes infiltrés ou créés de toutes pièces (pour la "main-d'oeuvre", les "colis" à transporter, les "traces" et autres "pistes" que révèlera "l'enquête" policière).


En pareil cas, si les services secrets font bien leur "travail" (on peut leur faire confiance), les fantassins du terrorisme ne s'aperçoivent pas qu'ils sont manipulés et croient agir pour la "bonne cause". A la limite, ils n'ont même pas conscience "d'agir". Ils prennent le métro comme chaque matin, avec leur petit sac à dos, sans savoir ce qu'il contient, tout simplement parce que "Mr. Ali" leur a demandé de le faire et qu'il faut bien rendre service. Et puis, au moment décisif, Ali est tout près d'eux sans qu'ils le sachent. Il reste sur le quai du métro tandis la rame disparaît dans le tunnel. Quelques secondes plus tard il appuie sur le bouton, et voilà que les "kamikazes" qui s'ignorent ont "frappé" pour le compte "d'Al-Qaïda". Ali (Chaïm de son vrai nom) peut faire son rapport et sera félicité par ses chefs - et peut-être même par le ministre. Voilà de l'avancement en perspective.

Cette façon de procéder peut varier selon les circonstances, le principe lui-même reste constant - lire ici ce que disait l'ancien ministre allemand Andreas von Bülow en janvier 2002 à propos des attentats du 11 septembre.

N'oublions pas que la devise du Mossad israélien est "By way of deception", c'est-à-dire par la ruse, par la tromperie. (Il est vrai que ces gens sont à la fois fiers de tromper le monde et "profondément indignés" lorsque quelqu'un - par définition un "antisémite" - ose venir le rappeler.)


Comme le fait remarquer Sacha Sher, historien et sociologue, sur son blog Ne plus faire fausse route, les informations les plus contradictoires s'entremêlent à propos de ces attentats. Ainsi, par exemple, huit jours après les explosions, alors que 42 des victimes n'étaient pas encore identifiées, on connaissait déjà les noms et adresses de tous les porteurs de bombes. Le hasard fait vraiment bien les choses.

Autre "coïncidence", signalée ici par le Réseau Voltaire : "Le 7 juillet 2005, Visor Consultants, une société spécialisée dans la 'gestion de crise', organisait un important exercice de simulation d'attentats terroristes, au même moment et au mêmes endroits que les véritables attentats, ce qui n'est pas sans rappeler les simulations qui ont permis aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington de neutraliser les procédures de sécurité du contrôle aérien." Les "terroristes musulmans" participaient-ils à ces "grandes manoeuvres", s'interroge Sacha Sher, leur avait-on fait croire qu'ils transportaient de faux explosifs que les agents de sécurité étaient censés trouver ?  On ne le saura sans doute jamais, mais la thèse est assez plausible...


Voulait-on, avec ces attaques terroristes, se donner un prétexte pour intervenir plus vite contre l'Iran ?  Le 31 mai, quelques semaines avant les attentats, George Galloway, député britannique indépendant, opposé à la guerre de Bush-Blair-Sharon, avait déclaré dans le "show radiophonique" d'Alex Jones, aux Etats-Unis : "Je suis persuadé que l'opinion publique est tout à fait en mesure d'empêcher une nouvelle agression comme celle qui se prépare contre l'Iran - à moins qu'un attentat terroriste organisé par le complexe militaro-industriel et imputé aux dirigeants de Téhéran, ne vienne tout changer." (Malheureusement, le 7 juillet, au Parlement de Londres, Galloway oublie ce qu'il a dit précédemment et accuse Al-Qaïda.)

Le journaliste américain Wayne Madsen, de son côté, écrit le 8 juillet : "Si, par hasard, on devait découvrir que du RDX/C4 a été utilisé dans les attentats, l'appareil de propagande des néo-cons pourrait rapidement passer de la piste Al-Qaïda à la piste iranienne, arguant que Téhéran dispose de très grandes quantités de cet explosif."  L'avenir dira ce qu'il en est...

En attendant, dans les jours qui suivent les attentats, les attaques contre les musulmans se multiplient un peu partout en Grande-Bretagne. On signale même plusieurs incendies de mosquées.

Le 11 juillet, il se trouve que la caste politico-médiatique "célèbre" le dixième anniversaire du "massacre" de Srebrenica, en Bosnie. Comme l'écrit à juste titre le journaliste allemand Jürgen Elsässer à cette occasion (dans le quotidien junge Welt) : "La presse a atteint un tel niveau de schizophrénie que le public est depuis longtemps incapable d'y voir clair. D'un côté (Srebrenica), on présente les musulmans comme des victimes par excellence ; de l'autre (attentats de Londres), ils sont tous classés dans la catégorie des 'natural born killers'. On offre simultanément au lecteur deux images totalement contradictoires de l'Islam : ici, cible innocente d'un 'fascisme' serbe particulièrement brutal ; là, source monstrueuse d'un 'fascisme' aussi brutal, voire plus brutal encore : 'l'islamo-fascisme'. Certains éditorialistes demandent même en toute innocence que l'on applique aux musulmans des mesures d'épuration ethnique semblables à celles dont se seraient rendus coupables les 'chefs serbes' de Bosnie Radovan Karadzic et Ratko Mladic. Une société islamique parallèle ne saurait être tolérée..."

Comme les attentats de Madrid, et comme tous les précédents, ceux de Londres obéissent à la fois à des objectifs internationaux et à des considérations locales. Au niveau purement britannique, ils ont pour but de consolider le pouvoir de Tony Blair, affaibli par les scandales* (malgré sa réélection**), de faciliter le renforcement du fichage systématique et de la surveillance policière dans le pays, et de désamorcer le mouvement pacifiste.

* Notamment l'affaire du Downing Street Memo. Le locataire du 10 Downing Street y exposait, en 2002, la nécessité pour son gouvernement de fabriquer une justification "légale" à l'invasion de l'Irak.

** En mai 2005, grâce au système électoral majoritaire à un tour, les travaillistes de Tony Blair (Labour) obtiennent 36 % des voix (contre 33 % pour les conservateurs et 23 % pour les libéraux-démocrates), mais raflent néanmoins 57 % des sièges. Si l'on considère qu'il y a eu 40 % d'abstentions, on voit que Blair n'est soutenu que par 22 % des Britanniques - et encore, beaucoup d'électeurs travaillistes n'ont pas voté "pour Blair" mais pour leur député du Labour. L'écrasante majorité de la population est contre la guerre et pour le retrait des troupes.

Pour ce qui est de la date des attentats, on ne peut s'empêcher de remarquer que le timing était presque parfait. Si les explosions s'étaient produites fin avril ou début mai, Blair aurait sans doute subi le sort de son collègue Aznar, et la ville de Londres n'aurait pas été choisie pour organiser les Jeux Olympiques de 2012, la décision étant tombée la veille des attentats. On peut seulement se demander pourquoi on n'a pas laissé aux Londoniens le temps de fêter leur victoire. Le Mossad voulait-il "prouver" que les islamistes sont sans pitié ?...

21 juillet - les docteurs de l'ordre nouveau soumettent la population anglaise à une vaccination de rappel contre le syndrome de l'oubli : quatre pétards explosent dans les transports en commun de la capitale. Par manque d'imagination ou pour frapper les esprits, on a encore une fois pris pour cible trois stations de métro et un autobus. La presse nous explique que, cette fois, les quatre "bombes humaines" ont raté leur coup. C'est comme ça dans le monde du terrorisme suicidaire : ou bien ça marche à 100 %, ou bien ça foire complètement...  Mais pour rendre service aux "enquêteurs", les "kamikazes" ont quand même laissé plein de traces partout. Scotland Yard les remercie...

Le lendemain, pour montrer qu'elle ne reste pas les bras croisés, la police britannique assassine en plein jour, de cinq balles dans la tête à bout portant, un jeune Brésilien "suspect" qui "donnait l'impression" de transporter une bombe. En fait, il n'avait pas de bombe sur lui, mais comme on l'avait pris pour un Pakistanais, il était bel et bien suspect. Le maire de Londres, Ken Livingstone, approuve et justifie cet acte de terrorisme d'Etat - et pourtant, il y a quelques jours, il était encore pacifiste.

Les commanditaires de la terreur ont d'ores et déjà atteint un de leurs objectifs : le mouvement anti-guerre anglais tourne à vide.

Une des caractéristiques du terrorisme actuel, c'est que personne n'a vraiment le temps d'analyser les incohérences de la désinformation officielle. A peine commence-t-on à se pencher sur un des attentats, que le suivant lui enlève déjà toute actualité. C'est ainsi que le 22 juillet, à Charm-el-Cheikh, en Egypte, plusieurs explosions tuent près de 90 personnes.

Les organisateurs du terrorisme-spectacle veulent que le public cesse de se poser les "mauvaises" questions. En multipliant les vraies attaques et les fausses alertes, ils ne lui laissent plus aucun répit. La terreur omniprésente a aussi pour but d'étouffer la réflexion, le doute et la critique.

En 1988, Guy Debord écrivait dans ses Commentaires sur la Société du spectacle : "Cette démocratie si parfaite fabrique elle même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L'histoire du terrorisme est écrite par l'État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique."

Depuis 1988, le terrorisme fabriqué par la "démocratie" s'est développé à la vitesse grand V. Il serait intéressant de savoir quel jugement Guy Debord, qui nous a quittés en 1994, porterait sur la situation actuelle s'il revenait aujourd'hui.

__________________________

Le rôle des Anglo-Américains dans l'apparition et le développement de l'islamisme : The Muslim Brotherhood - The Globalists' Secret Weapon

A propos d'une forme particulièrement virulente de terrorisme:
Farid Abboud  ambassadeur libanais aux Etats-Unis, répond à la chaîne américaine Fox News de Rupert Murdoch

Faut-il aimer Saddam Hussein pour soutenir l'Irak contre l'agression américaine ?
Faut-il aimer Arafat et le Hamas pour soutenir les Palestiniens ?
Quelles armes les opprimés ont-ils le droit d'utiliser pour se défendre?
Lire ici l'opinion de
Jean Bricmont, professeur à l'Université Catholique de Louvain.

Attaque terroriste


Qui est responsable de la terreur ?
Un sondage peut-être plus sérieux qu'il n'y paraît au premier abord

Sources : l'excellent site WOTRACE


Posté par Adriana Evangelizt

 
Par Adriana Evangelizt
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