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  • : Les services secrets israéliens sont très performants mais surtout présents dans de nombreux pays du monde. Le Mossad est l'auteur de nombreux coups fourrés visant à déstabiliser les pays du Moyen-Orient. C'est le bras armé des instances sionistes qui oeu
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LES COUPS DU MOSSAD

Mardi 26 juillet 2005

LA TURQUIE EMBAUCHE LE MOSSAD ?

article du 9 novembre 1998

Il y a quelques jours à peine, le président israélien Ezer Weizmann s'était rendu sur l'île en visite officielle. Il s'était efforcé d'expliquer que le récent accord militaire entre Israël et la Turquie ne contenait aucune intention d'hostilité envers Chypre et la Grèce. Et, pourtant, deux ressortissants israéliens, Yigal Damari, 49 ans, et Udi Argov, 27 ans, ont été arrêtés samedi à Chypre avec l'accusation d'espionnage. Dans l'appartement qu'ils avaient loué, près d'une importante base militaire, les enquêteurs ont découvert du matériel d'écoute très sophistiqué branché sur la fréquence des forces militaires chypriotes. Ils se seraient intéressés de très près au futur emplacement de missiles S-300 promis par la Russie. La Turquie, qui occupe le nord de l'île, très inquiète par le déploiement de ces batteries antiaériennes, menace déjà de les bombarder.

 

Pour essayer de dédramatiser les relations avec Israël, les services de sécurité chypriotes laissaient entendre que les deux espions pourraient être des mercenaires à la solde d'Ankara. Mais, selon le journal chypriote Haravgi qui cite la radio militaire israélienne, Israël serait en train d'essayer de récupérer ses deux ressortissants par voie diplomatique. Ariel Sharon aurait suggéré que "le cas devrait être traité sans bruit." On peut le comprendre, car il faut dire que ces derniers temps les fiascos se multiplient pour les services israéliens. Le 25 septembre 1997 deux killers du Mossad sont arrêtés à Amman, où ils voulaient tuer Khaled Meshal, dirigeant du Hamas. Le 19 février dernier cinq autres espions israéliens étaient arrêtés en Suisse pendent qu'ils essayaient de mettre sous écoute le téléphone d'un militant d'origine libanaise près de Berne. Le syndrome de l'arroseur arrosé se serait-il emparé du Mossad?

Sources : http://www.amnistia.net/news/articles/cypmosad/cypmosad.htm

Par Nikita Colonna-Santana
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Mardi 26 juillet 2005

" L’assassinat de Ezzedine Al-Cheikh Khalil

porte la signature du Mossad ".

 Les services secrets israéliens sont accusés de l’attentat perpétré ce dimanche à Damas contre un des leaders du Hamas. Le Cheikh Khalil, 40 ans, est mort dans l’explosion de sa voiture. Trois passants ont été blessés. Israël ne confirme pas, il ne dément pas non plus. " Je ne peux pas confirmer ou démentir, tout ce que je peux dire c'est que je ne regrette pas ce qui est arrivé " explique Gidéon Ezra, ministre israélien de la Sécurité intérieure.

La Syrie, nouvelle base arrière du Hamas

Trois milliers de personnes ont participé aux obsèques de Ezzedine Al-Cheikh Khalil hier lundi. L’explosion de sa voiture a eu lieu le dimanche matin, à Al-Zahira, quartier sud de Damas, proche du camp de réfugiés palestiniens (Yarmouk). Un communiqué du ministère de l'Intérieur syrien qualifie l’acte d’" attentat à la voiture piégée ". Trois passants ont été blessés par l’explosion.

Cheikh Khalil était l’un de ces cadres du Hamas qui ont choisi de mener leur lutte sur le champ politique en résidant en dehors de leur pays. Expulsé en 1992, par le gouvernement de Yitzhak Rabin vers le Liban, il avait la possibilité de rentrer en Palestine à la faveur des accords d’Oslo. Nombre de ces dirigeants extra-muros du Hamas avaient élu domicile en Egypte ou en Jordanie. Mais ils ont dû quitter ces pays en raison de leurs relations avec Israël. La Syrie qui n’a pas signé d’accord de paix avec Israël a continué à les accueillir. De ce fait, Damas est régulièrement accusé par Israël d’être une base arrière de terroristes palestiniens mettant en danger la sécurité d’Israël. Il y a un an, le 5 octobre 2003, l’armée israélienne a mis ses menaces à exécution en attaquant le camp de Ein Saheb, à 22 km de Damas.

Ces dernières semaines, alors que la Syrie, sous la pression américaine, a symboliquement retiré quelques-uns uns de ses soldats stationnés à la frontière entre le Liban et Israël, le gouvernement Sharon avait intensifié ses accusations et ses menaces contre Damas. Selon le quotidien Le Monde, Khaled Mechaal, actuel leader politique du Hamas, aurait même quitté Damas pour curieusement se réfugier au Caire.

Quand chacun riposte à la riposte de l’autre

L’assassinat de Cheikh Khalil intervient peu après une double attaque-suicide menée par le Hamas à Beershevaa (18 morts). Commentant cette opération particulièrement virulente, le vice-ministre israélien de la Défense, Zeev Boïm, avait évoqué la possibilité de " lancer des opérations à condition de bien choisir ses cibles et le moment approprié, afin que les Syriens comprennent qu'il y a des limites à ne pas franchir ". Cette logique consistant à " riposter à chaque riposte" avait été adoptée par Israël pour l’attaque du 5 octobre 2003 sur la Syrie. A cette occasion, c’était Mlle Hanadi Tayssir Jaradat, 27 ans, élève avocate, dont le frère et le fiancé avaient, tous les deux, été tués par l’armée israélienne qui avait mené une opération puissante tuant 21 personnes et blessant 55.

De son côté, le Hamas a placé son attaque à Beershevaa sous le sceau de la riposte pour venger la mort de Cheikh Yassine et Abdel Aziz Al-Rantisi. Et il ne fait de doute que le choix israélien de tuer un leader palestinien quelques jours après moment l’attaque de Beershevaa, se présente comme une " riposte " à la riposte palestinienne.

 

Comme pour boucler ce cycle de ripostes successives, le Hamas promet de se venger l’assassinat de Cheikh Khalil.

Le Hamas ne compte pas exporter ses actions

Après avoir pris la décision de tuer Ismaël Abu Chanab puis Abdel Aziz Al Rantisi et le patriarche Cheikh Yassine dans son fauteuil roulant, au petit matin, au sortir de la mosquée, force est de constater que M. Sharon ne rêve pas paix. Ces trois homicides stratégiques, comme bien d’autres commis en Palestine, ont été revendiqués par l’armée israélienne. Certains politiques s’en sont régulièrement et publiquement félicités. Le Premier ministre Ariel Sharon avait déclaré avoir lui-même dirigé l’opération contre le Cheikh Yassine avant de congratuler les soldats qui y ont participé.

Pourtant, M. Sharon comme les membres de son gouvernement gardent un profil bas pour revendiquer l’attentat contre Cheikh Khalil. Car depuis trente ans, cet attentat israélien est le premier du genre contre un leader palestinien en dehors des terres occupées par l’armée israélienne. En septembre 1997, une tentative assez rocambolesque du Mossad avait échoué contre Khaled Mechaal à Amman. Des agents du Mossad s’étaient introduits en Jordanie avec le projet d’approcher M. Mechaal, le droguer et le ramener incognito en Israël. Mais ces agents israéliens avaient été démasqués et capturés par les services jordaniens qui leur accordaient toute confiance et collaboration en vertus des accords entre les deux pays. Contre leur libération, le Hamas avait obtenu, entre autre, la mise en liberté du Cheikh Yassine alors emprisonné en Israël.

Pour Sami Abou Zuhri porte-parole du Hamas à Gaza, l'assassinat de Cheikh Khalil est " une tentative des Israéliens d'étendre la zone d'agression contre le peuple palestinien depuis les territoires palestiniens à l'étranger ". Le risque est d’amener le Hamas à opérer sa riposte sur des cibles israéliennes hors d’Israël. Mais un communiqué du bureau politique du mouvement situé à Beyrouth, cité par l’AFP, montre le contraire : " Il n'y a aucun changement jusqu'à présent dans la politique (du Hamas) de mener le combat et d'affronter l'agression sioniste sur notre peuple ".

Avant de tomber sous le tir des missiles israéliens, le Cheikh Yassine avait réussi à convaincre les dirigeants de son mouvement à ne pas exporter leur conflit. L’opération du Mossad en territoire syrien ne semble pas avoir affecté cette stratégie de conduite.

Sources : http://www.saphirnet.info/article.php?id=1314


Par Nikita Colonna-Santana
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Mardi 26 juillet 2005

Washington-Tel Aviv : les relations dans une zone de turbulences Passablement affectées par une affaire d'espionnage et la vente d'armes à la Chine

Les relations entre Israël et son allié américain sont mises à mal par une présumée affaire d'espionnage impliquant le lobby juif aux Etats-Unis et des ventes israéliennes d'armes à la Chine, à quelques jours d'une visite en Israël de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Le chef de la commission des Affaires étrangères et de la Défense au Parlement israélien, Youval Steinitz, a même parlé d'une "crise" (cf, nos éditions du 15 juin), entre les deux alliés, Israël ayant provoqué l'ire de Washington en vendant des armes à la Chine malgré ses mises en garde. "Il y a une crise. Elle dure depuis près d'un an et à mon grand regret même la visite (du Premier ministre israélien Ariel Sharon à Washington ne l'a pas résolu", a déclaré M. Steinitz, un faucon proche de M. Sharon, à la radio militaire. Ses commentaires interviennent après la confirmation lundi par le Pentagone que les Etats-Unis avaient exprimé leurs préoccupations à Israël pour des ventes et la livraison d'équipements militaires et technologiques à la Chine.

"Il ne fait pas de doute que la relation avec les Etats-Unis est vitale pour Israël. Mais en dépit de l'énorme importance de l'aide diplomatique, économique et militaire américaine, Israël doit maintenir son indépendance et une certaine réciprocité dans cette relation", a-t-il ajouté. Dimanche, le quotidien israélien Haaretz a rapporté que Washington avait imposé des sanctions à Israël et renforcé ses pressions à cause de ses ventes d'armes à la Chine, notamment un contrat de fourniture de drones de combat de type Harpy.


Les Etats-Unis ont exigé, selon le journal, des informations sur 60% des récents contrats d'armes avec la Chine et ont réclamé un rapport détaillé sur les exportations d'armes en général, selon le journal. Les médias israéliens avaient affirmé que le Pentagone réclamait même la destitution du directeur général du ministère israélien de la Défense, le général de réserve Amos Yaron, pour son implication dans des contrats d'armes avec la Chine.

"Il s'agit d'une demande illégitime qui a aussi un côté humiliant. Nous ne pouvons pas tout accepter", a réagi M. Steinitz. Le malaise entre les deux alliés a été exacerbé par une affaire d'espionnage présumée aux Etats-Unis à laquelle est mêlé le lobby américain pro-israélien.


Efraim Sneh, président de la sous-commission parlementaire pour les affaires de sécurité au Parlement israélien, a démenti mardi toute implication de son pays dans cette affaire.


Il réagissait à l'annonce lundi de l'inculpation aux Etats-Unis d'un expert de haut niveau du Pentagone pour avoir transmis des informations confidentielles concernant un pays du Moyen-Orient à deux hauts responsables du lobby pro-Israël ainsi qu'à un diplomate. Ces informations auraient été transmises à Israël par le biais de l'AIPAC, selon des responsables américains.

"La question qui se pose est la suivante: est-ce qu'Israël se livre à la collecte de renseignements aux Etats-Unis? La réponse est absolument non", a déclaré M. Sneh à la radio militaire. "Israël s'abstient rigoureusement de se livrer à des activités de collecte de renseignements aux Etats-Unis. Je le dis sans équivoque", a ajouté M. Sneh.

L'inculpation de l'expert du Pentagone à été rendue publique à quelques jours d'une visite que doit effectuer en Israël ce week-end la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice dans le cadre d'une tournée régionale qui la conduira également à Ramallah.

Le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, a souligné lundi qu'elle voulait encourager Israéliens et Palestiniens à faire un "effort maximum" pour assurer le succès du retrait israélien de la bande de Gaza et de quelques colonies de Cisjordanie prévu en août "Il y a eu des progrès positifs dans ce domaine, mais il y a encore du travail à faire", a-t-il déclaré.

Un comité israélo-palestinien chargé de coordonner l'aspect sécuritaire du retrait israélien devait se réunir pour la première fois mardi.



http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=inter&ida=48960


Par Nikita Colonna-Santana
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Mercredi 27 juillet 2005

LES CONFESSIONS D'UN AGENT SECRET ISRAELIEN

par Victor Ostrovsky et Claire Hoy
[traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier]

[Note préliminaire : Victor Ostrovsky a grandi en Israël, bien que né au Canada. A dix-huit ans, il est devenu le plus jeune officier de l'armée israélienne, puis il fut promu au grade de lieutenant en charge des tests d'armes pour la marine. Il a été officier du Mossad de 1984 à 1986. Le livre (en anglais) de Victor Ostrovsky peut être commandé sur http://www.amazon.com : "By Way of Deception : The Making and Unmaking of a Mossad Officer" ("Par la tromperie : construction et démolition d'un officier du Mossad") par Victor Ostrovsky et Claire Hoy - 371 est paru en octobre 1990 aux éditions St Martin's Press - 371 pages - ASIN : 0312056133. Est-il besoin de le mentionner, le lobby israélien a exigé (et obtenu, dans une large mesure) une mise à l'index de cet ouvrage, tandis que des experts pro-israéliens s'ingéniaient à tenter de le descendre en flammes à chaque fois que l'opportunité leur en était offerte.]

Révéler les faits dont j'ai été amené à connaître en ayant eu le privilège insigne de passer quatre années de ma vie au Mossad ne fut pas pour moi chose aisée.

Venant d'un milieu ardemment sioniste, on m'avait inculqué que l'Etat d'Israël était absolument incapable de toute mauvaise action. Que nous étions David, dans une lutte éternelle contre un Goliath monstrueux et d'année en année plus puissant. Que personne ne nous protégerait si nous venions à être menacés, et que nous ne devions compter que sur nous-mêmes. Ce sentiment était, de plus, corroboré par les survivants de l'Holocauste, qui vivaient parmi nous.

 Nous, la nouvelle génération d'Israélites – la nation ressuscitée sur sa propre terre, après plus de deux millénaires d'exil – étions dépositaires du sort d'une nation entière.

On appelait les commandants de nos armées « héros » et non pas « généraux ». Nos dirigeants étaient des sortes de grands timoniers tenant bon la barre d'un navire géant. En apprenant que j'avais été sélectionné pour le Mossad, j'étais sur un petit nuage : c'était pour moi un immense honneur, un privilège insigne, d'entrer dans ce corps d'élite.

Mais ce que j'allais y découvrir, c'est la perversion des idéaux et un pragmatisme autiste, couplé à la rapacité, à la dépravation et à l'absence totale de respect pour la vie humaine, de cette soi-disant « équipe ». C'est ce qui m'a poussé à écrire ce livre, afin de témoigner sur ce que j'ai vu.

C'est par amour pour Israël, mon pays – un pays libre et juste – que je mets ici ma propre vie en jeu, en osant défier ceux qui se sont arrogés le droit de faire du rêve sioniste le cauchemar éveillé qu'il est devenu aujourd'hui.

Le Mossad, en tant que service de renseignements investi de la responsabilité d'écrire le scénario que devront suivre les dirigeants présidant aux destinées du pays, a trahi la confiance placée en lui. Complotant pour son propre compte, au service d'objectifs à courte vue et égoïstes, il a placé la nation sur la trajectoire de la guerre totale.

L'un des principaux thèmes de cet ouvrage est mon intime conviction que le Mossad a échappé à tout contrôle et que même le Premier ministre, en apparence (mais en apparence, seulement), aux manettes, n'a pas d'autorité réelle sur les décisions qu'il est censé prendre.

Victor Ostrovsky, ancien agent du Mossad, a consacré deux ouvrages au terrorisme d'Etat israélien prenant pour cible les ennemis d'Israël, afin de les ‘neutraliser'. Dans l'un de ces deux ouvrages, il expose le sort de Palestiniens qui avaient pénétré clandestinement en territoire israélien, à la recherche d'un emploi en Israël.

Plusieurs milliers de ces jeunes hommes ont tout simplement disparu ; personne n'a plus jamais eu aucune nouvelle à leur sujet, après qu'ils eurent été capturés par l'armée israélienne. Certains d'entre eux ont été emmenés au centre de recherches ultra-secret ABC, où ils subissent les horreurs indescriptibles d'expérimentations d'armes chimiques, biologiques et nucléaires, pour lesquelles on leur fait jouer le rôle de cobayes.

Le Mossad – je sais, cela paraît incroyable – n'a que 30 ou 35 officiers spécialisés, les ‘katsas', en opération en même temps à travers le monde entier. L'explication principale de cet effectif extraordinairement est qu'à la différence des autres pays, Israël peut mettre à contribution tout un réseau loyal et très développé, dans le monde entier, au sein de la communauté juive de la diaspora. Cela est réalisé au moyen d'un système unique en son genre, celui des ‘sanayim', qui sont des supplétifs volontaires juifs (diasporiques) (du Mossad).

Durant mes six premières semaines au Mossad, il ne se passa pas grand-chose. Je travaillais dans un bureau en centre-ville ; mon travail était essentiellement celui de n'importe quel employé de bureau. Mais, par une journée glaciale de février 1984, j'embarquai dans un minibus, en compagnie de quatorze autres agents… C'était l'effectif d'une promotion de ‘cadets' du Mossad, qui portait le nom de Cadet 16. En effet, c'était la seizième de la série.

Le formateur entra en trombe dans la pièce et alla s'asseoir au bureau, tandis qu'avec les autres, nous nous assîmes au fond de la salle. « Je m'appelle Aharon Sherf », dit-il. « Je suis le directeur de l'Académie. Bienvenue au Mossad ! Le nom complet du service est : Ha-Mossad le-Modiyn ve le-Tafkidim Mayuhadim [Institut du Renseignement et des Opérations Spéciales]. Notre leit motif est le suivant : « Par la ruse, la guerre tu feras. »

« C'est le vieux truc du Trojan ». Il alluma un clope.
« Qu'est-ce que c'est, le « truc du Trojan ? » Je ne pouvais m'empêcher de sourire bêtement : je n'avais jamais entendu parler de cette opération en ces termes.
« Je savais que cela allait vous intriguer », reprit-il, avec un sourire entendu. « Shimon a lancé l'Opération Trojan, en février de cette année. »
J'acquiesçai. J'étais déjà au Mossad quand cet ordre avait été donné et, en raison de ma formation navale et de ma familiarité avec la plupart des commandants dans la marine israélienne, j'avais participé à la préparation de l'opération, en tant qu'agent de liaison avec la marine.

Un Trojan, c'est un appareil de communications très particulier, qui peut être implanté profondément en territoire ennemi par des commandos. Cet appareil, une fois placé en un lieu idoine, pourra servir de station relais permettant de diffuser des informations volontairement trompeuses, produites par l'unité de la désinformation du Mossad, appelée LAP, et conçues pour être captées par les stations d'écoute américaines et britanniques. Provenant d'un bâtiment de l'armée israélienne croisant au large, les émissions digitales préenregistrées seront alors rediffusées sur une autre fréquence – une fréquence utilisée pour des communications officielles dans le pays ennemi – ce après quoi elles finiront par être interceptées par les ‘grandes oreilles' américaines, en Grande Bretagne.

Les auditeurs intercepteurs ne douteront pas un instant avoir intercepté une communication authentique, et c'est de là que découle le nom de Trojan, qui évoque le mythique cheval de Troie. Ensuite, le contenu des messages, une fois déchiffré, confirmera des informations provenant d'autres sources du renseignement. En l'occurrence : du Mossad… Le seul problème était que le Trojan lui-même devrait être déposé aussi près que possible de la source normale de ce genre de transmissions, en raison des méthodes très sophistiquées de trigonométrie (triangulation) que les Américains, et les autres services de renseignements, ne manqueraient pas d'utiliser afin de s'assurer de ‘leur' source.

Dans l'opération particulière à laquelle Ephraim faisait allusion, deux unités d'élite de l'armée s'étaient vu confier la responsabilité d'aller implanter l'appareil Trojan dans l'emplacement le plus approprié. Une de ces unités était l'unité de reconnaissance Matkal. L'autre était la Flottille 13 : elle est composée de commandos marins. Les commandos furent chargés de ‘planter' l'émetteur Trojan en un endroit précis de la capitale libyenne, Tripoli.

Dans la nuit du 17 au 18 février, deux vedettes lance-missiles israéliennes - le SAAR Moledet de 4ème classe, armé de missiles surface-surface Harpoon et Gabriel (entre autres munitions) et le Geula, un navire lance-missile de classe Hohit, avec piste de décollage pour hélico et l'armement habituel d'un SAAR 4 – effectuaient ce qui ressemblait à une patrouille de routine en Méditerranée, et faisaient route vers le détroit de Sicile, en passant juste au ras des eaux territoriales libyennes. Juste au nord de Tripoli, les deux bâtiments de guerre, qui apparaissaient tous deux sur les écrans radars tant à Tripoli que dans l'île italienne de Lampedusa, ralentirent l'allure, descendant jusqu'à quatre nœuds – vitesse permettant sans problème la mise à l'eau d'une équipe de douze commandos marins, à bord de quatre sous-marins ‘humides' (c'est-à-dire, sans habitacle étanche : ce sont des engins comme en utilisent parfois les amateurs de plongée sous-marine, mais militaires et armés, ndt), que les militaires surnomment ‘cochons' ainsi que deux hors bords ultra rapides et extra plats, que les militaires surnomment ‘oiseaux'. Les ‘cochons' pouvaient tracter deux commandos chacun, avec tout leur équipement de combat.

Les ‘oiseaux', équipés chacun d'une mitrailleuse MG de 7,62 mm de calibre, montée sur la proue et d'un stock de missiles antitanks portables (sur l'épaule, comme les bazookas), pouvaient emmener chacun six commandos, tout en remorquant les ‘cochons' inutilisés. Les ‘oiseaux' amenèrent leurs ‘cochons' aussi près que possible de la rive, réduisant d'autant, ce faisant, la distance que les ‘cochons' auraient eu à couvrir s'ils eussent été utilisés depuis les deux vedettes lance-missiles. (Ces ‘cochons' sont submersibles silencieux, mais relativement lents).

Arrivés à deux miles marins au large de la côte libyenne, les lumières de Tripoli étaient visibles : elles scintillaient, plus au sud-ouest. Huit commandos se glissèrent doucement à l'eau, s'arrimèrent à leurs ‘cochons' et ils se dirigèrent vers la côte. Les ‘oiseaux' restèrent en arrière, face au point de rendez-vous, prêts à parer à toute éventualité. Une fois sur la plage, les commandos abandonnèrent leurs engins en forme de cigare, au fond d'une eau peu profonde, et ils se dirigèrent à l'intérieur des terres, portant un cylindre vert foncé, de six pieds de long et sept pouces de diamètre : le Trojan ! Un homme seul ne pouvait le porter : ils étaient deux à le faire.

Une camionnette grise était arrêtée, à environ cent pieds du bord de la mer, sur le bas-côté de l'autoroute reliant Subratah à Tripoli, et qui se poursuit ensuite jusqu'à Benghazi. A cette heure avancée de la nuit, le trafic était pour ainsi dire nul. Le conducteur de la camionnette grise semblait en train de réparer un pneu crevé. Il s'arrêta d'y travailler lorsqu'il vit le commando approcher, et ouvrit les portières arrières. C'était, lui aussi, un combattant du Mossad. Sans un mot, quatre des hommes montèrent dans la camionnette, et ils démarrèrent : direction : Tripoli. Les quatre autres retournèrent à la mer, où ils prirent des positions défensives, près des ‘cochons' immergés. Leur fonction consistait à maintenir cette position, afin d'assurer une voie de repli pour l'équipe qui fonçait vers la capitale.

Sur ces entrefaites, une escadrille d'avions de combat israéliens se ravitaillaient, au sud de la Crête , prêts à apporter assistance. Ils étaient capables de maintenir à bonne distance des commandos toute force terrestre (libyenne), en leur assurant ainsi une voie de repli, bien qu'imparfaitement sure. A ce moment-là de l'action, la petite unité de commandos se divisa en trois sous-groupes – elle se retrouvait ainsi dans la phase la plus délicate de toute l'opération. Eût l'un quelconque des détails fini aux mains des forces ennemies, ils avaient l'ordre d'observer la plus extrême prudence, à moins que l'ennemi n'engage les hostilités.

La camionnette alla se garer derrière un immeuble situé sur la Rue Jumhuriyyah , à Tripoli (Rue de la République ), à moins de trois blocs d'immeubles de la caserne de Bab al-Aziziyyah, connue pour abriter le quartier général et la résidence privée de Qaddhafi. A ce moment-là, les hommes de la camionnette s'étaient changés : ils s'étaient déguisés en civils. Deux d'entre eux restèrent dans la camionnette, pour faire le guet, et les deux autres aidèrent les combattants du Mossad à monter le précieux cylindre (le Trojan) sur la terrasse de l'immeuble, qui comportait cinq étages. Le Trojan avait été roulé dans un tapis !

Dans l'appartement, une des extrémités du cylindre fut ouverte, un petite antenne parabolique en fut extraite, puis placée devant une fenêtre orientée au nord. L'unité émettrice fut activée : le cheval de Troie était dans la place !

L'agent du Mossad avait loué l'appartement pour une durée de six mois, et il avait payé la location cash et d'avance. Personne ne pouvait donc avoir le moindre soupçon en voyant l'agent secret déguisé en locataire y pénétrer. Inversement, personne d'autre n'avait rien à faire dans cet appartement. Toutefois, dût un intrus avoir le malheur de pénétrer dans cet appartement, le Trojan se serait autodétruit, emportant dans sa formidable déflagration l'ensemble de la partie supérieure de l'immeuble. Les trois hommes retournèrent à la camionnette, puis ils roulèrent vers leur rendez-vous avec leurs amis, ‘à la plage'.

Après avoir déposé les commandos sur la plage, le combattant retourna à vive allure à Tripoli, où il avait pour mission de surveiller le travail de transmissions et de désinformation du Trojan durant les semaines à venir. Les commandos, une fois sur la plage, ne traînèrent pas eux non plus, et ils prirent le large, grâce à leurs ‘cochons' et leurs ‘oiseaux'. Ils n'avaient pas du tout envie de se faire pincer dans les eaux libyennes à la levée du jour. Ils se dirigèrent donc, en poussant à plein régime leurs cochons trop poussifs à leur goût, vers un point de rassemblement convenu à l'avance, où ils retrouvèrent les deux vedettes lance-missiles, qui les hissèrent à bord.

Vers la fin du mois de mars, les Américains commençaient déjà à intercepter des messages diffusés par le Trojan, qui était activé seulement durant les heures de pointe de transmission de télécommunications. Grâce au Trojan, le Mossad s'efforçait de donner à penser qu'une longue série d'instructions en vue d'attentats terroristes était en train d'être transmise aux différentes ambassades libyennes à travers le monde entier (ou, plus exactement, pour reprendre la terminologie des Libyens eux-mêmes, les différents « Bureaux Populaires »… ) Conformément aux attentes du Mossad, les messages transmis (par le Trojan) furent déchiffrés par les Américains, qui les présentèrent comme la preuve irréfutable que les Libyens soutenaient activement le terrorisme. Pour enfoncer le clou, des rapports du Mossad venaient systématiquement confirmer les accusations comminatoires américaines ! ! !

Toutefois, ni les Espagnols ni les Français n'étaient dupes. Ils ne gobaient pas ce flot subit d'informations. Il leur semblait extrêmement suspect que soudain, de but en blanc, les Libyens, qui avaient fait montre d'une prudence de Sioux, jusqu'alors, se mettent du jour au lendemain à faire de la publicité pour leurs supposés actes terroristes futurs. Ils trouvaient suspect, aussi, qu'à plusieurs reprises les rapports du Mossad aient été rédigés en des termes très proches des messages codés libyens. Ils avançaient – plus important – l'argument que s'il y avait eu, effectivement, des messages codés libyens rendant compte d'attentats avérés, l'attentat contre la discothèque La Belle , à Berlin Ouest, commis le 5 avril, aurait pu être évité, car il y aurait sûrement eu des messages concernant cette attaque avant qu'elle ne soit perpétrée, ce qui aurait permis aux services d'écoute de la prévenir. Etant donné que cet attentat n'avait pas pu être évité, ils pensaient que ce n'était pas les Libyens qui en étaient à l'origine, et que les « nouvelles communications » soi-disant libyennes étaient un leurre. Les Français et les Espagnols voyaient juste. L'information était bidon, et le Mossad ne disposait pas du moindre indice sur qui avait bien pu déposer la bombe qui tua un soldat américain et en blessa plusieurs autres, dans cette discothèque berlinoise. Mais le Mossad était lié à la plupart des organisations terroristes européennes, et il était convaincu que, dans l'atmosphère trouble qui s'était emparée de l'Europe à cette époque-là, un attentat causant une victime américaine était dans l'ordre des choses : ce n'était qu'une question de temps. Les dirigeants du Mossad comptaient sur la promesse que les Américains leur avait faite (qu'en cas d'attentat contre eux), ils se vengeraient au centuple sur tout pays dont il aurait pu être prouvé qu'il soutenait le terrorisme. Le Trojan fournit aux Américains la ‘preuve' dont ils avaient besoin. Le Mossad se chargea d'introduire dans l'équation l'image de lunatique dont était affublé Qaddhafi, ce qui n'était pas difficile en raison de ses multiples déclarations tonitruantes, qui n'étaient destinées, en réalité, qu'au seul usage interne…

Il faut se rappeler qu'à l'époque, Qaddhafi avait en quelque sorte tracé une ligne passant au large, fermant le Golfe de Sidra qu'elle transformait de facto en eaux territoriales libyennes, et qu'il qualifiait la nouvelle frontière passant au milieu de la mer de « ligne de la mort » (ces agissements n'avaient pas peu contribué à endommager son image de dirigeant modéré). Finalement, les Américains tombèrent tête baissée dans le piège tendu par le Mossad, entraînant les Anglais et les Allemands derrière eux, bien que ces derniers traînassent quelque peu les pieds. L'opération Trojan fut l'un des plus grands succès remportés par le Mossad. Elle entraîna le bombardement aérien de Tripoli, promis par le président américain Reagan – et ce bombardement eut trois conséquences extrêmement importantes. Tout d'abord, il fit tourner court un compromis qui aurait permis de libérer les otages américains au Liban, chose qui permettait de conserver au Hizbullah (Parti de Dieu) son statut - très précieux pour Israël - d'ennemi numéro Un aux yeux de l'Occident. Ensuite, le bombardement américain sur Tripoli envoya un message à l'ensemble du monde arabe, lui signifiant très précisément où les Etats-Unis en étaient, quant au conflit arabo-israélien. Enfin, il redorait l'image du Mossad, puisque c'était lui qui, par un habile tour de prestidigitation, avait incité les Etats-Unis à faire ce qui convenait ! Seuls les Français ne mordirent pas à l'hameçon du Mossad, et ils restèrent déterminés à ne pas prêter une quelconque assistance à l'agression américaine. Les Français refusèrent le survol de leur territoire aux bombardiers américains, en vol pour leur sinistre besogne en Libye.

Le 14 avril 1986, cent soixante bombardiers américains lâchèrent soixante tonnes de bombes sur la Libye. Les attaquants bombardèrent l'aéroport international de Tripoli, les casernes de Bab Al-Aziziyyah, la base navale de Sidi Bilal, la ville de Benghazi et le terrain d'aviation de Benine, dans la banlieue de cette dernière grande ville. L'escadrille de bombardiers consistait en deux ensembles principaux, l'un venait d'Angleterre et l'autre avait décollé de porte-avions voguant en Méditerranée. D'Angleterre vinrent vingt quatre F-111, depuis la base de Lakenheath, cinq EF-111 d'Upper Heyford et vingt-huit tankers de ravitaillement qui avaient décollé de Mildenhall et de Fairford. Durant l'attaque, les F-111 et les EF-111 de la Royal Airforce furent rejoints par dix huit avions d'attaque et de soutien A-6 et A-7, six avions de combat F/A-18, quatorze avions de brouillage électronique EA-6B, ainsi que d'autres avions de soutien logistique. Les avions de la US Navy furent catapultés par les porte-avions Coral Sea et America. Du côté libyen, on enregistra environ quarante morts. Tous, des civils, dont la fille adoptive de Qaddhafi. Du côté américain, un pilote ainsi que son officier servant furent tués dans l'explosion de leur F-111…

Immédiatement après les bombardements américano-anglo-allemands en Libye, le Hizbullah mit fin aux négociations autour des otages qu'il retenait au Liban, et il en exécuta trois, dont Peter Kilburn, un Américain. Quant aux Français, ils furent remerciés de leur attitude de non-participation dans l'attaque anti-libyenne par la libération, à la fin juin, de deux journalistes français retenus en otages à Beyrouth. (Comme de juste, une bombe ‘perdue' avait endommagé l'ambassade de France lors du bombardement de Tripoli…)

Ephraïm venait donc de tout raconter, confirmant ce que je savais déjà. Puis il poursuivit. « Après le bombardement en Libye, notre ami Qaddhafi va certainement être en dehors de la photo pour encore quelque temps. L'Irak et Saddam Hussein sont la prochaine cible. Nous commençons dès maintenant à en faire le grand méchant loup. Cela prendra un peu de temps, mais à la fin, une chose est sûr : ça marchera ! »
« Mais Saddam n'est-il pas considéré comme plutôt modéré à notre égard, puisqu'il est allié à la Jordanie et qu'il est l'ennemi juré de l'Iran et de la Syrie ? », objectai-je.
« Ouaip… C'est bien pour ça que personnellement, je suis contre cette mission. Mais ce sont les ordres, et je dois les suivre. Heureusement, vous et moi, nous aurons terminé nos petites manigances avant que quoi que ce soit de géant n'arrive. Après tout, nous avons déjà détruit les installations nucléaires de Saddam, et nous sommes en train de nous faire des c..il..s en or en lui vendant de la haute technologie et des équipements, par l'intermédiaire de l'Afrique du Sud… »

Au cours des semaines suivantes, on eut droit à un flot croissant de révélations toutes plus alarmantes les unes que les autres au sujet des éléments de la machine de guerre de Saddam, dont le fameux ‘canon géant' ! Le Mossad a fait tout ce qu'il a pu, jusqu'à la quasi saturation du monde parallèle de l'espionnage, afin de diffuser des informations sur les intentions malveillantes de Saddam la Menace , en misant sur le fait que celui-ci aurait à sa disposition une longueur de corde suffisante pour se pendre, avant longtemps. Le but global du Mossad était extrêmement clair. Il voulait que l'Ouest mène sa guerre à sa place, comme les Américains l'avaient fait en Libye, en bombardant Qaddhafi. Après tout, Israël ne possédait pas d'avions gros porteurs ni d'une énorme puissance aérienne, et bien qu'il eût démontré sa capacité à bombarder un camp de réfugiés (palestiniens), à Tunis, ce n'était pas la même chose. Les dirigeants du Mossad savaient que s'ils pouvaient faire apparaître Saddam comme quelqu'un de suffisamment mauvais, représentant une menace pour les approvisionnements pétroliers en provenance du Golfe, dont il avait été jusqu'alors le protecteur, dans une certaine mesure, alors les Etats-Unis et leurs alliés ne le laisseraient pas obtenir quoi que ce soit, mais prendraient des mesures qui ne pourraient qu'entraîner la destruction totale de son armée et de son potentiel en armement, tout particulièrement si l'on parvenait à leur faire croire qu'il s'agissait là de leur dernière opportunité, avant que Saddam ne devienne "nucléaire"…

Sources :  http://www.aredam.net/victor-ostrovsky.html

 

Voir le site de Victor Ostrovsky : http://www.victorostrovsky.com

Posté par Adriana Evangelizt

Par Nikita Colonna-Santana
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Jeudi 19 janvier 2006

Alors quand on lit ce discours du directeur du Mossad qui a été prononcé en Juillet 2002, on se rend très bien compte des mensonges de cette organisation qui perpètre des coups fourrés sans arrêt et dans d'innombrables pays pour en faire porter le chapeau à d'autres. Et nous sommes certains que c'est eux qui sont derrière Al Qaïda... la vérité se saura bientôt comme pour le reste. Le Mossad, bras armé du sionisme, porte un tort incommensurable à l'image du peuple israélite. Incommensurable. Et nous pesons nos mots.

Le directeur du Mossad parle

Intervention de Ephraïm Halévy, chef du Mossad, devant le conseil de l'OTAN

Le chef du Mossad Ephraïm Halévi s'est exprimé dans le cadre d'une réunion du conseil de l'OTAN à Bruxelles. Les ambassadeurs des 19 Etats membres étaient présents. Voici l'intégralité de son discours :

Lors de notre rencontre aujourd'hui destinée à passer en revue les éléments centraux dans notre estimation stratégique des menaces contre Israël et contre les nations du globe aspirant à la paix, nous ne pouvons pas ignorer la sauvagerie et la cruauté des événements du mois dernier, juin 2002, au cours duquel les attentats-suicide ont battu de nouveaux records, causant la mort de plus de 60 personnes en deux semaines.

Depuis le début de l'Intifada palestinienne contre Israël, plus de soixante attentats suicide ont été perpétrés contre nous. Il ne s'agit plus d'un phénomène marginal, caractérisant un petit secteur d'extrémistes de la société. C'est un phénomène qui se développe à grande vitesse et prend la forme de combat semi-légitime, encouragé et soutenu par les dirigeants palestiniens.

J'ai choisi de parler de cet aspect du conflit palestino-israélien, parce qu'il est représentatif de ce que le monde entier subit, à l'entrée du nouveau millénium. Les actions terroristes, soi-disant tactiques et à court terme, deviennent rapidement des menaces stratégiques sur la scène internationale.

Le 11 septembre 2001 a été, si vous voulez, la déclaration officielle et flagrante de la 3e guerre mondiale. Il y avait déjà des attentats dans les années 90 : les explosions qui ont eu lieu simultanément dans les ambassades américaines à Nairobi et à Dar-es-Salaam ; l'attaque du navire américain au Yémen. Il y a eu des actions terroristes à New York qui ont entraîné des arrestations et des accusations, mais ce n'est que le 11 septembre que le monde a vraiment compris le vrai caractère de cette nouvelle guerre. C'est une guerre dans laquelle les parties ne sont pas que des Etats, mais également des groupes terroristes qui agissent presque impunément. C'est une guerre sans lignes claires de combat ; c'est une guerre menée contre les sociétés libres, avec des armes et des stratégies inconnues jusqu'ici. C'est une guerre qui ignore les règles de la guerre et les normes juridiques internationales.

Nous avons suivi, en Israël, avec grand intérêt ; l'évolution de l'OTAN depuis septembre 2001 : le lancement d'unités marines en Méditerranée en octobre 2001, la coopération de EWAX lors de vols au-dessus du territoire aérien américain pendant 220 jours, les débats de vos ministres de la Défense lors de leur réunion du 6 juin, au cours de laquelle vous avez évoqué les menaces que représente l'arme de destruction de masse en Iran, Irak, Corée du Nord, Cuba, Libye, Syrie à propos des menaces terroristes.

Nous avons pris acte de vos débats au sujet de la nouvelle conception stratégique de l'OTAN, qui ne se limite plus à la scène européo-atlantique, mais est prêt à affronter l'ennemi « à tout endroit où il est susceptible de se trouver. » C'est pourquoi, la lecture de votre conférence, M. le secrétaire général de l'OTAN, lord Robertson, le 29 avril 2002, était très encourageante. Consacrée tout entière au dialogue méditerranéen, vous y avez déclaré sans équivoque que les mutations de l'OTAN créaient un besoin d'inclure le dialogue méditerranéen dans vos nouveaux défis. Vous avez présenté en détail six domaines dans lesquels existe un lien entre la sécurité de l'Europe et le Proche-Orient. Je ne développerai que deux points parmi les six, qui sont le terrorisme et le développement de l'arme de destruction de masse.

Cela fait de longues années que le terrorisme sert des objectifs politiques. L'histoire a connu de nombreux cas dans lesquels le terrorisme était un moyen puissant et efficace pour obtenir une libération nationale. Récemment, le résultat s'est traduit par une tentative de définir et de diviser le terrorisme en catégories et nuances différentes : ainsi, par exemple, les dix groupes palestiniens qui agissent de Damas ont été définis comme des mouvements semi-légitimes qui agissent pour la libération de la Palestine. Nous avons observé l'effort, pendant une longue période, d'éviter tout conflit avec la réalité de ce phénomène, ceci dans l'intérêt de la « real politics. »

C'est ainsi que la Syrie, qui protège ces groupes, a pu obtenir un siège comme membre respectable du Conseil de sécurité, et son représentant préside même le Conseil ce mois-ci, ceci au moment même où le Djihad islamique palestinien envoie un terroriste suicide faire exploser un bus au nord d'Israël et cause la mort d'une vingtaine de personnes. Le chef de cette organisation, Ramadan Shalah, a publiquement revendiqué cet attentat, de son siège à Damas, lors de son interview sur la chaîne de télévision Al-Jazira, qui possède des millions de téléspectateurs dans le monde arabe et musulman.

Ce que je veux affirmer devant vous, ici et aujourd'hui, est que les tentatives de séparer et de distinguer entre couleurs et objectifs du terrorisme islamique perdent leur pertinence à grande vitesse. Pourquoi cela ? Premièrement, à cause de l'ampleur et de l'intensité de ces actions terroristes. Elles ne sont plus limitées à certaines zones du globe. Hambourg, Milan, Bruxelles, Londres, Miami, Kuala Lumpur, ce n'est qu'une liste au hasard de grandes villes dans lesquelles habitaient des terroristes et dans lesquelles ils ont planifié graduellement leurs programmes et préparé leurs opérations. Deuxièmement, parce que l'utilisation de terroristes suicide à New York, Washington et Jérusalem est l'application d'un modus operandi, qui fonctionne non seulement par son efficacité professionnelle, mais également son adaptation parfaite sur le plan idéologique et religieux. Cette méthode a pris une signification transcendantale, surnaturelle.

Nous avons assisté, les dernières semaines, à des scènes de mères accompagnant leurs enfants pour la dernière fois, leur disant au revoir avant qu'ils ne se rendent vers une mort suprême et voulue. Tant que ce genre d'actions deviendront plus répandues, leur réussite croîtra dans l'ensemencement de la mort et de la destruction ; je dirais même plus, tant que leur chance d'obtenir ce qu'ils veulent sur le plan politique s'agrandira, grandira également leur chance de se transformer en arme toute puissante qui sera prioritaire dans les conflits futurs dans lesquels seront impliquées les sociétés musulmanes du monde entier. Le radicalisme islamique violent était jusqu'à présent un mouvement minoritaire dans l'Islam, et la plupart des musulmans étaient- et on peut espérer qu'ils continueront d'être- pour la paix et modérés dans leur conception de la vie. Mais si les groupes minoritaires violent ne freinent pas leurs actions- et dans de nombreux cas seront entièrement détruits- alors l'expression « rien ne réussit autant que la réussite » sera susceptible de représenter la terrible menace de la texture de base des Etats membres de l'OTAN, dont les communautés musulmanes parmi elles croissent et se développent, en nombre et en influence, tout en préservant leur identité et culture propres. Etant donné la complexité de la situation, il faut, dans notre estimation stratégique, donner du poids aux « formes de combat » que nous utiliserons les prochains mois et années. Nous considérons le terrorisme comme un ensemble, et particulièrement les attentats suicide, comme une « forme de combat » qu'il faut déclarer illégale et interdire dans le cadre du droit international. Tout soutien de ce genre d'actions ou toute autorisation qui serait prononcée quant à leur réalisation, doit être interdit de façon très claire. Bases d'envoi, mouvements, Etats et entités impliqués dans ce genre d'actions ou les encourageant, que ce soit de façon spécifique ou implicite, doivent être déclarés hors la loi et la justice. De cette façon, nous desservirons non seulement l'Etat d'Israël, mais également, comme il l'a été suggéré ci-avant, la préservation des sociétés libres en Europe, Asie, Amérique et tout autre endroit dans le monde. Je suis persuadé que cela desservira également les régimes modérés du Proche-Orient, qui sont également menacés par des groupes islamistes extrémistes dont le but est de destituer les actuels dirigeants de ces Etats.

En définissant la menace du terrorisme, nous devons affronter les mouvements terroristes, connus pour leurs relations et leur soutien mutuel, ainsi qu'avec les pays accueillant ces groupes et permettant leurs actions. Avant de me pencher sur les « pays d'accueil », j'aimerais souligner les points suivants :

* Le soutien du terrorisme au Proche-Orient croît avec l'influence du régime iranien. La manifestation la plus frappante de ce phénomène est l'approvisionnement continu en armes et les capacités de présence du Hezbollah au Liban. N'oubliez pas que trois des 19 terroristes les plus recherchés par le FBI sont des membres du Hezbollah libanais. Aucun d'entre eux n'a été arrêté jusqu'à présent. L'influence iranienne grandit au sein de l'Autorité palestinienne, à cause de l'extension de la collaboration entre l'Iran et le Hamas, et à cause du lien direct entre l'Autorité palestinienne institutionnalisée et l'Iran. Le fameux cas du navire Karine A qui transportait 50 tonnes d'armes iraniennes acquis sous la responsabilité directe de Yasser Arafat, comme il a du l'avouer, n'est qu'un exemple parmi d'autres. * L'Irak essaie de s'immiscer de plus en plus dans le destin de l'Autorité palestinienne, par le biais de la distribution de fonds aux familles des terroristes suicides et autres morts palestiniens. Dans les territoires, on ressent que la population soutient Saddam Hussein, et est de temps en temps encouragée par les dirigeants. Le lien traditionnel entre le président Arafat et Saddam Hussein s'est maintenu, malgré les transformations qui ont eu cours au Proche-Orient.

Je vais maintenant parler des « pays d'accueil » qui permettent les attentats terroristes et suicides. Malheureusement, nous devons placer l'Autorité palestinienne en tête de liste avec la Syrie, l'Iran et l'Irak. Pendant de longs mois, le président Arafat a fait du sujet du terroriste suicide, du martyr, du shahid, sa priorité. Lors de discours d'incitation à la violence, il a poussé ses hommes à ce genre d'actions. Le record était son fameux appel à un million de shahids sur Jérusalem. Il y a des moments décisifs, emblématiques dans l'histoire d'un Etat ou d'un mouvement politique. A mon sens, le fait de placer cet idéal de suicide, du shahid, au sommet, a revêtu ce caractère emblématique et ses effets n'ont pas tardé à arriver.

Israël a du réagir avec fermeté ; l'opération Bouclier était destinée à déraciner les infrastructures du terrorisme, et comme vous le savez, cela a été une réussite temporaire. La courte période qui a suivi était calme, et c'est alors qu'il a été possible d'évaluer la situation et de décider de la politique à suivre. L'appel presque unanime à des « réformes dans l'Autorité palestinienne » reflétait la pensée, selon laquelle il faut qu'il y ait un réel changement dans la nature et le fonctionnement de l'Autorité palestinienne. Cette exigence était considérée comme une condition des promesses de sauvetage du mouvement national palestinien.

Il ne faut pas ignorer le phénomène unique qui est que l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, les Etats-Unis, l'Union européenne et de fortes voix au sein de l'Autorité palestinienne sont au même diapason, aux côtés d'Israël. Et quelle a été la réaction d'Arafat ? Tout d'abord par le biais de « réformes » de l'Autorité, qui n'étaient que des changements insignifiants en vitrine. La « réforme » du système judiciaire s'est faite en une heure : record universel ! Le gouvernement a été restreint, et Nabil Amar, ancien ministre qui a démissionné, écoeuré, avant la dissolution de ce gouvernement, a dit : « c'est un changement cosmétique qui mènera les Palestiniens au désastre. » Ou comme l'a dit le chef du Hamas, Rantissi « c'était une réorganisation des mêmes personnes corrompues. » Arafat a refusé de nommer un Premier ministre, comme l'avait exigé, entre autres, l'Union européenne ; il a nommé un ministre de la sécurité intérieure que les Etats arabes définissent comme étant une marionnette entre ses mains.

Le message transmis par Arafat à ses hommes est encore plus significatif, lors de la déclaration politique qu'il a donnée à l'assemblée législative palestinienne le 15 mai. Après avoir fait une concession purement verbale à ses visiteurs, en appelant de façon très prudente et ambivalente à cesser les attentats suicide, il a dit à ses auditeurs de se rappeler de « l'accord de Houdeiva » qu'il a défini comme un « accord de bas niveau.» Il a rappelé à ses partisans que cet accord avait été conclu entre le prophète Mohammed et la tribu des fils de Koreish. Il a été signé quand Mohammed était en position de faiblesse sur le champ de bataille, et il y avait une entente selon laquelle c'était la seule façon d'empêcher une perte, jusqu'à ce que changent les conditions et que Mohammed puisse l'emporter. Quand cela se produirait, Mohammed devrait violer le traité et attaquer l'ennemi. Et c'est ce qu'il a fait. Le 15 mai cette année, Arafat a annoncé à ses hommes que telle était sa stratégie, signer un accord pour l'enfreindre quand les circonstances le permettraient.

Je pense que les dirigeants de la région sont tout à fait conscients de cette stratégie. Certains ont souffert dans le passé des actions d'Arafat et ont aujourd'hui encore des souvenirs amers de cette stratégie. Mais le calendrier serré de la guerre contre le terrorisme ne correspond pas au calendrier politique. Il y a maintenant une urgence immédiate dans le freinage du terrorisme et dans la campagne organisée pour le détruire. Cela nous engage tous à coopérer pleinement et de façon continue, à empêcher et prévenir le terrorisme dans toutes ses formes. Cela exige d'exercer une pression constante sur les Palestiniens, d'agir contre le terrorisme avant qu'il ne cause plus de morts et de destruction et avant qu'il ne détruise leur mouvement national. Le deuxième élément que vous avez mentionné dans votre conférence, lord Robertson, est la menace de propagation d'une arme de destruction massive. A ce propos nous devons citer l'Iran, la Syrie, l'Irak et la Libye. Les dernières années, cette menace contre Israël a énormément augmenté. Je vais commencer par l'Iran. Les dernières années, l'Iran a investi d'énormes sommes dans le développement de systèmes de lancement, particulièrement les missiles sol-sol basés d'origine nord-coréenne. Le missile Shihav 3, dont la portée est de 1300 km a réussi. Le ministre de la Défense iranien, Shamhani, a annoncé publiquement que les Iraniens tentaient d'augmenter sa portée, et ses « capacités destructrices. » L'Iran est impliqué dans la recherche et le développement de missiles à portée encore plus longue, qui pourraient atteindre l'Europe et à l'avenir même les Etats-Unis. Le ministre de la Défense iranien l'a nié en public, mais nous ne sommes pas dupes. Cet effort se traduit par l'envoi de satellites civils. J'aimerais vous dire que je ne vois aucune autre raison au développement de missiles à portée aussi longue. Qui et quels sont les objectifs potentiels de ces opérations ? Je n'en sais rien.

L'Iran est impliqué également de façon intensive dans le développement des capacités nucléaires militaires. Pour des raisons évidentes, je ne vous exposerai pas ici en détail les informations que nous possédons sur ce sujet si sensible. La combinaison de cette activité et de l'investissement de l'Iran dans les systèmes de lancement est un sujet auquel nous devons tous ici présents être attentifs.

De la même façon, nous pensons que la signature de l'Iran à la convention contre l'utilisation de l'arme chimique n'est qu'une façon de dissimuler la construction d'une infrastructure à double objectif : une infrastructure civile que l'on peut transformer très rapidement en capacité de production de grandes quantités de gaz toxique VX. Les Iraniens investissent également dans la recherche et le développement dans le domaine de la guerre biologique.

Comme vous le savez, à la veille de la guerre du Golfe, l'Irak était sur le point de parfaire sa capacité nucléaire. Les Irakiens auraient, en quelques mois seulement, pu produire un corps fissile. A partir de 1998, l'année durant laquelle a cessé le contrôle de l'ONU, nous pouvons supposer que les Irakiens ont renouvelé leurs efforts dans ce domaine ; nous possédons des informations très claires à ce sujet et telle est leur grande aspiration. En plus de ces efforts, nous avons toutes les raisons de penser que les Irakiens ont réussi à conserver une partie de leurs capacités dans les domaines de la guerre biologique et chimique. Nous avons à ce sujet des preuves partielles selon lesquelles ils ont repris la production du VX et peut-être du bacille du charbon.

En ce qui concerne les systèmes de lancement, nous avons des preuves suffisantes qui attestent qu'ils font tout leur possible pour conserver leurs capacités et les augmenter . Cela fait quelques années que nous suivons avec attention l'acquisition, et plus tard la production, de missiles nord-coréens modèle Scud B, Scud C et Scud D par la Syrie. Les têtes d'ogives sont principalement conventionnelles, mais les Syriens ont également des capacités chimiques et biologiques face aux missiles sol-sol. Ils vont produire des quantités astronomiques de gaz neurotoxique type sarin (Grande-Bretagne) et les dernières années ils travaillent à la production de gaz toxique VX. Ces substances sont adaptées à des objectifs militaires, non seulement par le biais de bombes transportées à bord d'avions et de missiles Scud de tous types, mais également par des roquettes de 220 et 302 mm de diamètre dont la portée se situe entre 50 et 100 km.

Avant de conclure ce discours, je suggère que nous dirigions nos regards vers la Libye, qui développe des missiles à longue portée grâce à l'aide nord-coréenne. La portée de ces missiles, plus de 1000 km, place l'Europe et Israël comme futures cibles de la Libye. Et j'ajouterai ici que la Libye a été citée plus d'une fois dans la liste des Etats aspirant à se doter de capacité nucléaire. Je ne prononcerai que quelques remarques à ce sujet.

1. Ce qui est évident est que les réactions doivent être proportionnelles à l'ampleur des menaces et qu'il faut les planifier pour qu'elles sachent affronter les menaces. La guerre d'aujourd'hui et de demain doit être prête en armes et en stratégie qui correspondront au défi. C'est ce que nous faisons dans notre région ; vous le savez car vous avez dû le faire en Afghanistan et devrez le faire à chaque défi que vos rencontrerez. 2. Israël ne pourra négliger aucun effort de prévention des capacités d'arme de destruction massive. La coopération avec certains membres de l'OTAN a porté ses fruits. 3. Le terrorisme et les attentats suicide ne peuvent être perpétrés, sauf s'il existe un abri pour l'entraînement, la planification et l'achat d'armes. Il faut comprendre qu'Etats et dirigeants individuels sont directement responsables des actions qui ont lieu dans les territoires qu'ils contrôlent. Finalement, la communauté internationale se verra dans l'obligation de les forcer à assumer leurs responsabilités pour que les Etats-nations qui exercent leur souveraineté sur leur territoire et population ne soient pas en danger. Le statut de l'Etat et le droit à la souveraineté doivent dépendre d'un bon comportement. 4. Finalement, la préservation des sociétés libres et de la vie de leurs citoyens doit être reconnue comme un droit fondamental de tout homme et de toute femme sur cette planète. Il ne faut pas permettre l'existence d'Etats ou de pouvoirs criminels, qui agissent non seulement comme maîtres de leur propre destin, mais également comme maîtres du vôtre et du nôtre.

Sources : SEFARAD ORG


Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

POURQUOI LES ENQUETES SONT ELLES TOUJOURS ETOUFFEES ?


Mefiez vous des vacances offertes, des billets d'avions gagnés. Les extremistes du mossad utilisent toutes sortes de subterfuges pour accuser les musulmans ou les arabes. Rappelez vous des jeunes musulmans anglais qui devaient partir pour un voyage et qui ont été assassinés dans un attentat a la bombe de grande envergure.

Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ». Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».



Cette affirmation, qui devrait (nous) ouvrir les yeux, au sujet du plus proche allié supposé des Etats-Unis, figure en première page du Washington Times, un certain 10 septembre 2001 – c’est-à-dire : juste à la veille des attentats perpétrés aux Etats-Unis, qui ont été attribués à des « Arabes ».

Le Washington Times indique que cette accusation très sérieuse portée par des officiers américains contre Israël figure dans un rapport de soixante-huit pages, remis par soixante officiers à l’Ecole de l’Armée américaine pour les Etudes Militaires Avancées (une grande école formant de futurs officiers).

Puis, quelques heures après les attentats du 11 septembre, un analyste pro-israélien très connu, George Friedman, a affirmé qu’Israël était le premier bénéficiaire de ces attentats :

« Le grand gagnant, aujourd’hui – que cela soit intentionnel ou non – c’est l’Etat d’Israël », écrivit alors Friedman. Du même, sur son site ouèbe,
http://www.statfor.com, ces propos : « Il n’y a aucun doute : les dirigeants israéliens sont soulagés ». Et cela, au lendemain des attentats aux Etats-Unis. Explication : les bénéfices qu’Israël allait en retirer.

Les interrogations soupçonneuses de l’armée américaine sur de possibles provocations israéliennes, couplées à la suggestion de notre analyste renommé disant qu’Israël était le « grand gagnant » du 11 septembre, donnent un nouveau relief à un article de The Village Voice, du 3 août 1993, affirmant que le Mossad pouvait être impliqué (ou, au minimum, en avait connaissance au préalable) dans l’attaque « terroriste arabe » contre le World Trade Center.

Les événements du 11 septembre doivent être examinés avec la plus extrême prudence, compte tenu du fait qu’Israël a un long « état de sévices », s’étant fait une spécialité de planter des « leurres » - assassinats orchestrés et actes de terreur – à ses propres fins, tout en accusant des pays tiers innocents de ces (et de ses…) crimes.

La plus connue des occurrences où Israël a eu recours à un « leurre » pour dissimuler ses propres traces est, sans aucun doute, l’ignominieuse affaire Lavon. En 1954, plusieurs attentats terroristes furent orchestrés par Israël, contre des cibles britanniques en Egypte. La responsabilité fut dirigée sur le mouvement des Frères Musulmans, opposé au régime du président égyptien Gamal Abdul-Nasser. Toutefois, la vérité sur ce déferlement de terreur fut retrouvée dans un télégramme – demeuré un certain temps secret – du colonel Benjamin Givli, chef du service de l’intelligence militaire israélien, qui soulignait l’objectif visé par cette vague d’attentats :

« Nous devons briser la confiance que l’Occident peut placer dans le régime égyptien actuel. Ces actions devraient provoquer des arrestations, des manifestations et des désirs de revanche. Leur origine israélienne doit être strictement dissimulée, tandis que l’attention doit être détournée le plus possible vers tout autre piste plau/pos-sible. Le but est d’empêcher que l’Egypte reçoive une quelconque aide économique – a fortiori, militaire – de l’Occident ».

Finalement, la vérité au sujet de l’implication israélienne fut révélée au public, et Israël fut fortement secoué, au plan international, dans les mois qui suivirent ce scandale. Des éléments politiques rivaux, à l’intérieur d’Israël, utilisèrent ce scandale comme une patate chaude, qu’ils se renvoyaient mutuellement. Mais la vérité sur l’utilisation par Israël, d’un « leurre », d’une victime expiatoire, attira l’attention du monde entier, démontrant à quel point Israël était prêt à sacrifier des vies innocentes à sa stratégie générale d’expansion de son influence au Moyen-Orient.


Tant qu’à faire, on accuse des « extrémistes de droite »

Un obscur mouvement d’ « extrême droite », Action Directe, fut accusé d’un attentat contre le restaurant Goldenberg, à Paris, le 9 août 1982. Six personnes furent tuées, et 22 furent blessées. Le chef d’Action Directe était Jean-Marc Rouillan. Il opérait auparavant dans la région méditerranéenne sous le pseudo de « Sebas », et il était connu pour ses liens avec le Mossad. Toute référence de la collaboration de Rouillan avec le Mossad fut occultée des rapports officiels publiés à l’époque.

Toutefois, l’Agence d’information nationale algérienne, qui entretient des liens avec les services français du renseignement, a accusé le Mossad d’avoir utilisé Rouillan à ses fins terroristes. Ce sont des officiers du renseignement français mécontents qui ont été soupçonnés d’avoir transmis cette information. Plusieurs hauts responsables des services français de renseignement ont démissionné, en protestation contre l’occultation de la complicité du Mossad dans les crimes exécutés (sur ses ordres) par Rouillan. Toutefois, il ne s’agit pas là de la seule opération de diversion opérée par le Mossad sur le territoire français.


Faux indices

Le 3 octobre 1980, la synagogue de la Rue Copernic, à Paris (16ème ardt) fut la cible d’un attentat à la bombe. On déplora quatre morts et neuf blessés. La frénésie qui s’empara des médias français à la suite de cet attentat se répandit dans le monde entier. Certains rapports tenaient « des extrémistes de droite » responsables de cet attentat. Néanmoins, aucun des « extrémistes de droite » interrogés par la police ne fut arrêté : tous furent innocentés. Aux plus hauts échelons du renseignement français, toutefois, un index de suspicion fut pointé sur le Mossad.

D’après un de ces rapports, « Le 6 avril 1979, la même unité terroriste du Mossad, aujourd’hui soupçonnée d’avoir perpétré le carnage de la rue Copernic, a fait sauter l’usine – très étroitement gardiennée – de la CNIM, à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, dans le sud de la France, usine dans laquelle un consortium d’entreprises françaises construisait un réacteur nucléaire destiné à l’Irak.

Le Mossad persilla le site de l’usine CNIM, détruite par l’explosion, d’ « indices », accompagnés d’appels téléphoniques anonymes à la police suggérant que le sabotage aurait été l’œuvre d’un « groupe écologiste »… « Des gens qui n’auraient pas fait de mal à une mouche », commenta une des sources.


On repasse le plat

Le 28 juin 1978, des agents israéliens ont fait sauter une bombe sous une voiture particulière rue Sainte-Anne, à Paris, tuant Muhammad Boudia, militant de l’OLP. Immédiatement après, la police parisienne reçut un appel téléphonique anonyme accusant Boudia d’implication dans un trafic de drogues et attribuant son assassinat à la mafia corse. Une enquête permit d’établir, plusieurs mois après, que des agents des opérations spéciales du Mossad avaient perpétré cet assassinat terroriste.

En octobre 1976, cette même unité du Mossad avait kidnappé deux étudiants d’Allemagne de l’Ouest, Brigette Schulz et Thomas Reuter, dans leur hôtel parisien. Des « indices » judicieusement placés et des appels téléphoniques anonymes firent croire un moment qu’une organisation « néonazie » avait exécuté cet enlèvement. Le renseignement français établit que les deux jeunes Allemands avaient été secrètement « expédiés » par avion en Israël, où ils avaient été drogués, torturés, et contraints à « avouer leur complicité » dans des activités de l’OLP. Après quoi ils avaient été mis au secret dans l’un des tristement célèbres pénitenciers politiques israéliens.

En février 1977, un citoyen américain d’origine allemande, William Jahnke, vint à Paris pour quelque réunion confidentielle, pour affaires. Il ne tarda pas à disparaître, ne laissant aucune trace. La police parisienne fut anonymement avisée que Jahnke avait été impliqué dans une affaire de pots-de-vin dans les hautes sphères de la Corée du Sud, et qu’il avait été « éliminé » après que l’affaire eut mal tourné. Une équipe spéciale d’enquêteurs du SDECE, principal service français du renseignement, finit par découvrir que Jahnke avait été « terminé » par le Mossad, qui le soupçonnait de vendre des informations secrètes à la Libye. Entre autres détails, sur cette affaire sordide, le SDECE découvrit que Jahnke avait été « désigné » au Mossad par son propre ancien employeur : la CIA !


On charge les Libyens

L’une des opérations, utilisant un « dindon de la farce », et réalisées par Israël, fut une vaste histoire de propagande, visant à discréditer le dirigeant libyen Muammar Qaddhafi. Au cours des premiers mois du mandat du président Ronald Reagan, les médias américains propagèrent un roman-feuilleton, selon lequel une « unité de tueurs libyens » se trouvait aux Etats-Unis, afin d’assassiner le président. Cela eut le don d’enflammer l’opinion publique contre la Libye.

Du jour au lendemain, toutefois, cette histoire d’ « unité de tueurs libyens à gage » disparut des gazettes. On venait de découvrir que la source de ce bobard était un certain Manucher Ghorbanifar, un ancien agent de la Savak (police secrète iranienne dont les liens étroits avec le Mossad étaient de notoriété publique). Même le libéral Washington Post reconnut que la CIA elle-même savait que Ghorbanifar était un menteur, qui « avait inventé cette histoire de tueurs libyens, afin de causer des problèmes à l’un des ennemis d’Israël ».

Le Los Angeles Times avait, déjà auparavant, vendu la mèche en relatant les histoires d’horreur d’Israël. « Ce sont les services de renseignement israéliens, et non les responsables de l’administration Reagan », écrivait le Times, « qui ont diffusé certains rapports extrêmement alarmants au sujet d’une soi-disant équipe de tueurs libyens, envoyés aux Etats-Unis afin d’y assassiner le président Reagan et d’autres hauts responsables de l’Etat… Israël, dont des sources informées disent qu’il « voulait un prétexte qui aurait entraîné une mise au ban de la Libye pour très longtemps », cherche vraisemblablement à monter l’opinion publique américaine contre la Libye, afin d’obtenir son soutien à une frappe militaire contre Qaddhafi. »

Autrement dit, Israël avait réussi à faire passer l’ex-agent de la Savak Ghorbanifar, pour une source fiable aux yeux de Washington. En réalité, Ghorbanifar n’était qu’un « faux drapeau » de désinformation, agité par le Mossad. Il s’agissait d’une énième opération de tromperie d’Israël, visant à faire accuser la Libye de ses propres méfaits, en utilisant un « faux drapeau » (la Savak iranienne), afin de faire retomber la faute sur un autre « faux drapeau », la Libye…

Il est quasi certain que le Mossad est responsable de l’attentat à la bombe contre la discothèque La Belle, à Berlin Ouest, le 5 avril 1986. Néanmoins, des objurgations sur des preuves « irréfutables » de la responsabilité libyenne furent entendues. Un militaire américain fut tué. Le président Ronald Reagan répliqua par un bombardement en Libye.

Toutefois, des sources internes aux services de renseignement ont indiqué être persuadés que le Mossad avait concocté une fausse « preuve » de la responsabilité libyenne. Le chef de la police de Berlin Ouest, Manfred Ganschow, chargé de l’enquête, a innocenté les Libyens, déclarant : « Il s’agit d’une affaire éminemment politique. Certaines des preuves mentionnées à Washington n’en sont peut-être pas du tout. Il ne s’agit que de présomptions politiques, avancées pour des raisons politiques. »


Au tour des Syriens…

Le 18 avril 1986, Nezar Hindawy, un Jordanien âgé de trente-deux ans, fut arrêté à Londres après que des agents de sécurité eurent découvert que l’un des passagers d’un avion de ligne israélien en partance pour Tel Aviv, Ann Murphy, transportait une plaque de plastic (explosif puissant et malléable) dans un double-fond de son bagage à main.

Mademoiselle Murphy dit aux hommes de la sécurité que le détonateur (camouflé en calculette) lui avait été remis par son fiancé, Hindawi. Celui-ci fut accusé de tentative de sabotage et de tentative de crime.

On fit courir le bruit qu’Hindawi aurait avoué. Ses services auraient été loués par le général Mohammad Al-Khouli, directeur des services de renseignement de l’aviation (militaire) syrienne. D’autres personnes furent citées, dont l’ambassadeur de Syrie à Londres. Les autorités françaises avertirent le Premier ministre britannique qu’il y avait anguille sous roche : en l’occurrence, l’instigation israélienne. Cela fut confirmé, ultérieurement, par la presse occidentale.


Mince : on a failli oublier l’OLP !

En 1970, le roi Hussein de Jordanie reçut des renseignements mettant gravement en cause l’OLP, accusée de fomenter son assassinat et un coup d’état. Furieux, Hussein mobilisa ses forces armées, en préparation de la purge de l’OLP, connue sous le nom de « Septembre Noir ». Des milliers de Palestiniens vivant en Jordanie furent raflés, certains dirigeants palestiniens furent torturés et cela se termina par des milliers de réfugiés chassés de Jordanie vers un nouvel exil au Liban.

De nouvelles informations, venues au jour après l’assassinat de deux agents éminents du Mossad à Larnaka (Chypre), suggèrent que toute l’opération avait été montée par le Mossad, sous la direction de l’une de ses principales dirigeantes, Sylvia Roxburgh. Après avoir fait tomber dans les rets de son irrésistible séduction le roi Hussein, cette femme fatale fut l’héroïne d’un coup majeur du Mossad, destiné à déstabiliser l’ensemble du camp arabe.

En 1982, juste après que l’OLP ait décidé de ne plus recourir au terrorisme, le Mossad répandit sa désinformation au sujet d’ « attaques terroristes » contre des colonies israéliennes proches de la frontière nord, prétexte à une invasion à grande échelle du Liban. Des années après, même des porte-parole israéliens éminents, tel l’ancien ministre des Affaires étrangères Abba Eban, admirent que les informations au sujet du « terrorisme de l’OLP » étaient sorties de l’imagination des agents du Mossad.

Il convient aussi de noter que l’assassinat manqué, à Londres, de l’ambassadeur israélien Shlomo Argov, fut, dans un premier temps, attribué à l’OLP. Cette tentative d’assassinat a été citée par Israël au nombre des prétextes pour son invasion du Liban, en 1982. En réalité, ce diplomate faisait partie des « colombes » israéliennes, et il penchait pour un règlement à l’amiable du conflit entre Israël et l’OLP. Il était donc une cible des plus improbable pour la colère de ce mouvement.

Il semble bien que cette tentative d’assassinat ait été effectuée par le Mossad – là encore, en guise de « leurre » - afin de faire, d’une balle, deux coups : a) éliminer un « pacifiste » domestique beaucoup trop amical à l’égard des Palestiniens et ; b) attribuer, ce faisant, un énième crime (le mensonge de trop ?) à l’OLP…

Source :
American Free Press
Posté par Adriana Evangelizt
Par Adriana Evangelizt
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Lundi 15 janvier 2007

Gerald Bull assassiné par le Mossad

 

Selon un quotidien belge, les services secrets israéliens auraient commandé l'assassinat, en 1990, de l'ingénieur canadien Gerald Bull, qui travaillait à la mise au point d'un supercanon pour le régime irakien. La police belge disposerait en effet de documents prouvant l'implication de tireurs d'élite du Mossad

Le supercanon, appelé Dinosaure, devait permettre à l'Irak de viser l'État hébreu depuis son territoire, ce qui portait à croire, au moment du meurtre, que le Mossad était derrière l'opération. Aujourd'hui, près de 13 ans après l'assassinat, les autorités policières auraient finalement trouvé des documents prouvant cette thèse. La justice belge détiendrait même l'identité d'un suspect. Ce dernier posséderait l'objet fétiche de la victime qui lui a été volé le jour de sa mort. C'est à partir de ce fait que des accusations pourraient être portées.

Le Dinosaure était un canon géant de 175 mètres, d'un diamètre de 1000 millimètres et capable d'envoyer des projectiles de 10 tonnes à 700, 900 voire 1500 kilomètres.

Mais Gerald Bull n'avait pas que les Israéliens comme ennemi. À sa mort, on a aussi soupçonné les Américains et les Britanniques, et même des Irakiens qui auraient pu douter de la fidélité de Bull.

Sources Radio Canada

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Dimanche 11 mars 2007

Le Mossad ne fait pas assez attention à ses agents. Elie Cohen avait prévenu qu'il craignait d'être découvert sous peu... mais malgré tout ON l'a renvoyé en Syrie. Quand on a de mauvais pressentiments, c'est qu'intérieurement quelque chose nous prévient du danger. Elie Cohen a été sacrifié à la vitesse et à la précipitation -défaut principal du Mossad- de ceux qui le commandaient.

Cohen Elie

Par Aline Sultan



Elie Cohen est né le 26 décembre 1924 en Egypte, à Alexandrie. Dès son plus jeune âge, il se joignit à un mouvement de jeunesse sioniste d’Alexandrie.

Il commença des études d’ingénieur à l’université Farouk d’Alexandrie, mais dut les abandonner, car au lendemain de la guerre d’Indépendance d’Israël, l’hostilité envers les Juifs se fit de plus en plus menaçante.

Au début des années 1950, il fut employé par le Mossad (services secrets israéliens) dans le cadre d’une chaîne d’espionnage de jeunes Juifs égyptiens. En 1954, elle fut dévoilée par les services secrets égyptiens. Après avoir été soumis à un interrogatoire, Elie Cohen fut libéré.

En 1957, il s’installa en Israël. Durant trois années, il gagna sa vie en tant qu’interprète et comptable.

Repéré par le Mossad pour sa connaissance de l’arabe et pour sa mémoire hors du commun, il fut recruté en 1960.

Il fut tout d’abord envoyé en Argentine, afin que sa future identité fictive prenne forme. Il entra en Syrie en 1961 et débuta ses activités secrètes. Rapidement, il réussit à s’infiltrer dans les cercles du pouvoir syrien sous le nom d’emprunt de Kamel Amin Tabet, se faisant passer pour un homme d’affaires, un riche héritier dont les parents avaient fait fortune en Argentine, qui désirait s’installer en Syrie. Il noua des relations amicales avec tous les dignitaires du régime et avec le Président syrien lui-même. Il devint le confident de toute la haute société syrienne, y compris du président.

Sa mission fut un succès. Chaque jour, durant trois années, il communiqua ses renseignements en Israël, à l’aide d’un appareil de transmission dissimulé dans son appartement situé près de l’état major syrien.

Les visites qu’il fit dans le Golan eurent un très grand impact sur la suite des évènements dans la région. En effet, le Plateau du Golan était plein de canons de longue portée et en cas de guerre, ces canons auraient pu causer d’importants dégâts en Israël. Elie Cohen mémorisa l’emplacement exact des canons, ce qui permettait à l’armée israélienne de détruire d’emblée les canons, en cas de guerre. Il fut même sur le point d’être nommé adjoint du ministre de la Défense syrienne.

Mais il finit par éveiller les soupçons des services de renseignements syriens qui, grâce à un nouveau système de repérage d’émissions radios, finirent par le surprendre un matin du mois de janvier 1965, au moment où il transmettait des messages secrets.

Jusqu’à ce jour, la mission qu’effectua Elie Cohen est considérée comme la meilleure de toutes les opérations menées par les agents du Mossad, mais ce fut également une des plus tragiques pages de l’histoire du Peuple Juif et de l’Etat d’Israël car Elie Cohen finit par être démasqué. Il fut alors jugé par une cour militaire et fut condamné à mort. Durant son faux procès, Israël tenta de le sauver en proposant toutes sortes de transactions. Mais le régime de Damas les repoussa, de même que toutes les interventions d’instances internationales qui intercédèrent en sa faveur.

Avant sa mise à mort, Elie Cohen demanda au rav qui lui rendit visite : « Dis à mon épouse que j’ai rempli ma mission jusqu’au bout ». Quatre mois après son emprisonnement durant lequel il fut torturé, il fut pendu sur une place publique de Damas le 18 mai 1965. Sa mise à mort fut retransmise en direct par la télévision syrienne.

Elie Cohen était marié et avait trois enfants.

Durant des années, on se posa des questions au sujet des conditions qui menèrent à son arrestation. Plusieurs éventualités furent étudiées et des accusations furent portées à l’encontre du service de sécurité israélien. Une part de responsabilité fut imputée à ceux qui l’avaient envoyé en mission, car après la dernière brève visite qu’il effectua en Israël, Elie Cohen fut renvoyé en Syrie, après avoir confié qu’il craignait d’être découvert sous peu.

C’est sans doute grâce à lui et à d’autres espions dans les pays arabes, que la guerre qui fut déclarée à l’Etat d’Israël sur tous les fronts à la fois, en 1967, ne dura que six jours et se termina par une victoire israélienne éclatante.

Les prisonniers syriens furent proposés en échange du corps d’Elie Cohen, mais aucun des chefs d’état syrien n’a jamais accepté de rendre la dépouille du personnage qui s’était joué de tous les dirigeants syriens.

A maintes reprises, la famille d’Elie Cohen a tenté de faire rapatrier sa dépouille en Israël. Nadia, sa veuve, a adressé des lettres au Président Hafez el Assad, puis à son fils Bachar, mais elle n’a pas obtenu gain de cause.

Tous les dirigeants israéliens ont demandé officiellement que la dépouille d’Elie Cohen soir rapatriée, mais la Syrie a toujours opposé son refus.

Elie Cohen est devenu un héros israélien légendaire. Il est mort pour sa patrie au cours d’une mission particulièrement audacieuse et dangereuse. Toutefois, selon Nadia Cohen, de nos jours, la jeunesse israélienne ne sait que très peu de choses sur l’exploit de son mari : « Apparemment, des mythes tels que celui-ci sont vite oubliés et cela m’attriste profondément »

En 2003, le chef du cabinet du président syrien fut interviewé au sujet de l’affaire d’Elie Cohen. Il rapporta que peu de gens connaissaient l’endroit où Elie Cohen était enterré et que sa tombe était sérieusement gardée. Il tenta d’amoindrir l’ampleur de la réussite de la mission de l’espion d’Israël et affirma que les informations qu’il avait divulguées étaient sans grande importance. Ce fut la première fois qu’une personnalité officielle du pouvoir syrien faisait allusion à cette affaire qui l’avait couvert de honte. Il ne s’en est d’ailleurs jamais remis et l’on raconte que les dirigeants syriens (et arabes en général) sont devenus complètement paranoïaques et croient toujours qu’ils sont épiés, traqués et surveillés par le Mossad. 

:Arouts 7 19-06-2006

Sources Confidentiel net

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt
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Dimanche 11 mars 2007

Salades et salamalecs... le Mossad est le bras armé du Haut-Sionistan et quand ils disent quelque chose, il faut comprendre son contraire.  On commence à connaître la Mossad Attitude... aussi quand ils osent clamer qu'il n'y aura pas de guerre cette idée, avec le randam qu'ils font pour l'Iran, on éprouve de sérieux doutes sur leurs fausses affirmations. Il faudrait qu'ils changent un peu de tactique. Qu'ils se taisent, par exemple... ils ont la sale manie de chanter avant d'avoir pondu l'oeuf.  

Pas de guerre prévue cette année selon le Mossad

Le directeur du Mossad, dans un rapport transmis au gouvernement Israélien, et ils estiment qu'il n'y aura pas de guerre entre l'État hébreu et ses voisins cette année mais met en garde contre le réarmement de l'organisation chiite libanaise Hezbollah.

« L'environnement stratégique entourant Israël est moins stable que ce qu'on avait l'habitude d'avoir. (…) Les chances d'une guerre totale avec la Syrie sont basses mais les chances d'une réaction militaire syrienne contre les forces militaires Israélienne sont importantes. La Syrie continue à construire son armée à se préparer à la guerre, » avant d'ajouter que la Syrie et l'Iran ne feront aucun compromis, estimant que le terrorisme est la stratégie la plus adaptée contre Israël.

Au sujet du programme nucléaire iranien, il estime que ce programme constitue un danger plus important que les années précédentes.

Sources
Libnanews

Posté par Adriana Evangelizt

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Lundi 18 juin 2007

Encore un vieil article mais riche d'enseignement et de renseignements pour les amoureux du Mossad... mais quand on dit que l'infiltration est copieuse, on est dans le vrai. Et pour cause.

 

 

La réputation du Mossad « chasseur de nazis »

 paralyse par avance toute critique

par Pierre Gardais

Le 15 mars 1991

 

 

Et si on parlait plutôt des vérités d’une légende... C’est par un décret de David Ben Gourion, premier chef de gouvernement de l’Etat d’Israël, que le Mossad naît officiellement le premier septembre 1951. Même si l’image peut surprendre dans un contexte aussi tragique, comment ne pas souligner ici que jamais organisation homologue n’a vu autant de fées se pencher sur son berceau ? Comme on dit, un concours exceptionnel de circonstances - et d’appuis.

Quels que soient l’Etat et/ou l’idéologie dont
il a vocation et devoir d’assumer les oeuvres inavouées, n’importe quel service secret aspire avant tout à bénéficier d’une légitimation profonde et d’un soutien total. Le Mossad utilise la terrible mémoire de l’Holocauste, et les rapports entre l’Etat juif et la Diaspora... Des références tragiques qui favorisent l’image que veut donner et finalement donne d’abord de lui-même un service dont l’action clandestine est perçue comme une épopée vengeresse, la traque des criminels de guerre, une épopée de justice et d’efficacité qui fait oublier les habituelles besognes du renseignement et du contre-espionnage. La capture d’Adolf Eichmann à Buenos Aires, le 11 mai 1960, sa condamnation après un procès mondialement suivi, le 12 décembre 1961, à Jérusalem, sa pendaison, le premier juin 1962, sont vécues comme l’éclatante continuation de l’oeuvre entreprise, quinze ans plus tôt, par le Tribunal militaire international de Nüremberg. L’auréole ainsi acquise par les « chasseurs de nazis », qu’ils appartiennent ou non au Mossad, va, dans l’ordinaire des décennies suivantes, efficacement protéger ce dernier. D’autant plus efficacement que pareille auréole culpabilise par avance tout critique.

Le Tribunal fédéral de Washington peut bien, le 4 mars 1987,
condamner Jonathan Jay Pollard à la prison perpétuelle pour avoir espionné les Etats-Unis au profit de l’Etat hébreu (1), etc., peu importe au Mossad que s’accumulent les scandales dans son sillage puisque, non seulement son auréole culpabilise les critiques éventuels, mais elle les paralyse. Le chantage à l’antisémitisme fait taire les uns et en poussent quelques autres à l’outrance suspecte. Et l’on voit de sincères amis de Tel Aviv recourir à des litotes inattendues sous leurs plumes. Ainsi Jacques Derogy et Hesi Carmel parlent-ils de « la fascination que les services de renseignements d’Israël ont toujours exercée sur leurs homologues étrangers » tandis que, rendant compte de leur livre (2), Constantin Melnik évoque en passant « l’horrible tentation du contre-terrorisme ». Seulement fascination et tentation ?

Parmi les singularités qui flattent l’orgueil de « l’Institut », le font jalouser par tous ses homologues étrangers et concourent à son impunité, la moindre
n’est pas l’absence de transfuges. Tous les anciens ont continué d’obéir au service après l’avoir officiellement quitté ; aucun ex-membre n’a jamais révélé des secrets du Mossad. Ou plutôt n’avait... Car à la fin de l’Eté dernier...

Le juge new-yorkais Michael J. Dontzin ne rechigne pas devant le travail de nuit. C’est en effet à une heure du matin que, le 12 septembre, dans son appartement de la Cinquième Avenue, il rend une ordonnance interdisant la diffusion et la vente d’un ouvrage que vient de publier une maison d’édition qui est d’ailleurs installée sur la même avenue, St Martin’s Press.

L’ouvrage rend publiques des informations extrêmement confidentielles

C’est à la requête de
Zalman Shuval que le magistrat enjoint à l’éditeur Roy Gainsburg de faire retirer des librairies les dix-sept mille exemplaires déjà distribués. Shuval est ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis et le livre, en partie autobiographique, est de Victor Ostrovsky, lequel, jusqu’en mars 1986, était un fonctionnaire du Mossad. Le requérant a convaincu le juge Dontzin en arguant que l’ouvrage incriminé « rendait publiques des informations extrêmement confidentielles », non seulement « nuisibles à l’Etat d’Israël » mais susceptibles de « mettre en danger la vie de plusieurs personnes employées par cet Etat ». La victoire judiciaire de Jérusalem est toutefois fort éphémère. En effet, dès le lendemain, jeudi 13, l’instance d’appel de la New-York Supreme Court annule l’ordonnance de Dontzin comme contraire au Premier Amendement. Une décision définitive puisque l’avocat d’Israël renonce à se pourvoir, non sans curieusement se réserver le droit de réclamer ultérieurement la saisie du produit de la vente du livre au prétexte que les informations divulguées « sont la propriété du gouvernement israélien. »

Ici, c’est un gros « sic » qu’il conviendrait d’ajouter car, même si elle ne fut pas suivie d’effet, cette dernière intention achève de montrer que la seule idée que puisse paraître un tel « livre-bombe », selon l’expression de « La Repubblica » romaine du 15 septembre, a provoqué, à Tel Aviv,
une sorte d’affolement rageur. Résultat : ce que le « Journal de Genève » du même jour qualifie de « tintamarre médiatique ». Résultat du résultat : cinq cent mille exemplaires vendus en un mois, sans parler des mois suivants, et surtout un étonnant certificat d’authenticité délivré par le Mossad lui-même à l’ouvrage de son ancien membre. Une authenticité qu’ont tenté de contester ceux qui ne supportent pas que Victor Ostrovsky accuse « l’Institut » de « transformer le rêve sioniste en cauchemar ». Les objections ont fait long feu face aux détails fournis par l’auteur et aux explications apportées par le co-auteur Claire Hoy, un journaliste canadien fort estimé en son pays - un confrère chauve et barbu, d’ailleurs, dont les photos cadrent mal avec la consoeur qu’ont évoquée « L’Idiot international » et « Le choc du mois », toujours à la pointe de l’information.

Cette authenticité explique évidemment que, même assez vite présente sur les listes des meilleures ventes,
l’édition française baigne, depuis sa parution en novembre (3), dans un curieux demi-silence. Plus dissident que transfuge, et acteur devenu témoin, cet Ostrovsky dérange... Quelle idée de venir nous raconter maintenant que le Mossad qualifie volontiers d’ « antisémites » ceux qui le mettent en cause à bon escient (page 30) ! Ou qu’il assassine parfois à Paris, boulevard Saint-Germain comme à l’Hôtel Méridien (page 33). Ou qu’en se moquant bien que cela puisse « nuire sérieusement aux Juifs de la Disapora », il considère pouvoir disposer d’ « un réservoir de millions de Juifs hors des frontières d’Israël » (pages 90-91). Ou que ses tueurs ont souvent instruction de maquiller leurs crimes afin de « faire croire à un règlement de comptes entre fractions rivales de l’OLP » (page 142). Que le fameux Abou Nidal lui est bien utile (page 143) et le trafic de drogue aussi à l’occasion (page 246), etc. Sans parler des aides diverses apportées à l’Afrique du Sud, au Chili de Pinochet, au Cartel de Medellin, et parfois simultanément aux deux parties en présence lors d’un conflit, par exemple aux nationalistes tamouls, d’un côté, et aux forces sri-lankaises, de l’autre... Sans parler non plus des cachotteries parfois parfois meurtrières faites à des alliés pourtant aussi prévenants que la CIA américaine ou la DST française, etc.

Deux des indications fournies par le témoignage de Victor Ostrovsky méritent sans doute aujourd’hui une attention particulière : primo,
la tendance du Mossad à s’immiscer dans la vie politique israélienne ; secundo, sa réputation d’être le meilleur spécialiste de la liquidation ponctuelle des cibles humaines. En deux mots, tandis qu’à Jérusalem « l’Institut » favorise la droite belliciste et a pour politicien favori un vétéran du service nommé Ytzhak Shamir, le « long bras de la justice d’Israël » se flatte de pouvoir atteindre n’importe qui n’importe où...

Le long bras d’Israël se flatte d’atteindre n’importe qui n’importe où

Est-ce une coïncidence si, depuis le début de la guerre du Golfe, les deux noms de généraux israéliens apparus dans les médias sont
ceux de Rehavam Zeevi et Ehoud Barak ? Avant d’être soupçonné d’accointances mafieuses et de prendre la relève du rabbin Meir Kahana à la tête de l’extrême-droite, le premier a fait, dans le Renseignement, une carrière à laquelle Richard Deacon consacre une page de son histoire citée plus haut, ce qui lui valut d’être nommé « conseiller spécial » du gouvernement, le 19 mai 1975 ; en outre, Simon Epstein (4) explique que si Zeevi n’est pas entré dans le cabinet Shamir dès juin 1990, c’est parce qu’il avait effrayé en exigeant le « ministère de la police » - que dissimule aujourd’hui sa fonction de « ministre sans portefeuille » ? Quant au second, Barak, qui a dirigé le SR militaire (Aman) dans les années quatre-vingt, il a personnellement supervisé sur place, en avril 1988, l’assassinat du leader palestinien Abou Jihad en Tunisie. Enfin, Zeevi et Barak se partagent la gloire des « services » israéliens : le raid contre les preneurs d’otage d’Entebbe (Ouganda), en 1976... Des compétences utiles dans la conjoncture actuelle.


(1) cf « Territory of Lies » de Wolf Blitzer, publié à New-York, en 1989, par Harper and Row.

(2) « Israël ultra-secret », paru chez Robert Laffont en 1989 ; « L’Evénement du jeudi » du 30 mars 1989.

(3) « Mossad ; un agent des services secrets israéliens parle », Presses de la Cité, 324 pages, 125 francs.

(4) Dans « Les chemises jaunes ; chronique d’une extrême-droite raciste en Israël », éditions Calmann-Lévy, 336 pages, 140 francs.

Sources
L'Humanité

Posté par Adriana Evangelizt

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