Le réseau d'espionnage israélien au Liban

Publié le par Adriana Evangelizt

Toute une série d'articles parus en juin 2006 montrant le démantèlement d'un réseau d'espionnage israélien au Liban mais malgré tout, l'évidence continue d'être niée... ce qui prouve bien qui tire les ficelles dans notre monde. La Bête et ses sbires.

 

Réseau israélien


Le Liban veut saisir les Nations unies




Le Liban a décidé d’adresser une plainte contre Israël au Conseil de sécurité, après le démantèlement du réseau manipulé par le Mossad et impliqué dans l’assassinat du chef du Jihad islamique au Liban, Mahmoud Majzoub, et dans la liquidation d’autres cadres du Hezbollah et de mouvements palestiniens. Auparavant, le gouvernement doit élaborer un dossier « solide et documenté, mettant en relief les intentions hostiles et les agressions permanentes d’Israël ».


Ainsi en a décidé le Conseil des ministres qui s’est réuni quelques heures après la conférence de presse du ministre de la Défense, Élias Murr, qui a insisté sur le fait qu’il n’existe aucun rapport entre l’attentat de Saïda et ceux qui ont secoué le Liban depuis le 1er octobre 2004. « Les techniques employées sont différentes », a-t-il assuré en expliquant comment Majzoub a été assassiné.

Sources : Lorient le jour

Hommage unanime à l’armée à la suite du démantèlement du réseau
pro-israélien




L’actualité du jour, c’est le démantèlement du réseau pro-israélien. De nombreuses personnalités politiques ont commenté cette information qui arrive à un timing délicat, après la publication du second rapport Brammertz, qui laisse toutes les options ouvertes. Le camp prosyrien s’est d’ailleurs emparé du sujet pour étayer ses propres accusations. Le responsable du FPLP-CG au Liban, Abou Waël Issam, a ainsi déclaré : « Dès l’assassinat du fils de notre leader Ahmad Jibril, nous avons accusé Israël car nous avions mené notre propre enquête et nous savions que l’ennemi israélien était fortement impliqué. Aujourd’hui, il apparaît au grand jour que les réseaux israéliens sont actifs au Liban. Les équipements sophistiqués trouvés chez les membres de ce réseau montrent qu’il a très bien pu assassiner le président du Conseil Rafic Hariri ainsi que les autres martyrs libanais tombés au cours de l’année écoulée. En tout cas, il est certain que de grandes puissances se tiennent derrière ces assassinats. »

Le responsable du Hezbollah au Sud, cheikh Nabil Kaouk, a aussi déclaré que le démantèlement de ce réseau montre
qu’Israël continue de représenter une menace réelle pour la sécurité, la stabilité et la souveraineté du Liban. Selon lui, la menace n’est pas limitée à une région ou une communauté, mais elle pèse sur tout le Liban. « Le démantèlement de ce réseau par les SR de l’armée est une grande victoire pour cette institution, mais aussi pour tous les Libanais. Il tombe à point nommé pour montrer combien l’appui de la communauté internationale à la souveraineté du Liban est biaisé. M. Larsen osera-t-il condamner cet agissement ? Quant aux États-Unis, et à M. Bolton en particulier, ils useront probablement de leur droit de veto pour empêcher le vote d’une résolution condamnant cette nouvelle atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Liban. »

L’ancien député et président du mouvement du Renouveau démocratique, Nassib Lahoud, a certes salué le succès enregistré par l’armée libanaise à travers
le démantèlement de ce réseau, mais il a insisté sur le fait qu’il faudra tenir compte de cette nouvelle donne dans l’étude de la stratégie de défense du Liban. « D’une part, a déclaré M. Lahoud, l’existence de ce réseau montre que l’ensemble du territoire libanais reste un terrain d’action pour l’ennemi. D’autre part, en parvenant à démanteler le réseau, l’armée a montré qu’elle est en mesure d’assumer toutes ses responsabilités et qu’elle reste la meilleure défense stratégique du Liban, grâce à son unité, à l’étendue de son déploiement et à l’efficacité de ses services. L’armée reste le meilleur moyen de défendre le Liban contre toutes les menaces extérieures. »

Le député Pierre Serhal a aussi rendu hommage à l’efficacité des services de l’armée, affirmant qu’une stratégie de défense pour contrer les visées de l’ennemi israélien s’avère plus que jamais nécessaire.

L’avocat Sinane Barrage a aussi rendu hommage aux services de l’armée et à leur haut niveau de professionnalisme. Il a toutefois souligné le fait que « s’ils avaient été aussi efficaces auparavant, à l’époque de la tutelle syrienne, beaucoup de drames auraient été évités ».

Même son de cloche chez le président de la Fondation de l’imam Chamseddine, Ibrahim Chamseddine, qui a considéré que
le démantèlement de ce réseau montre une nouvelle fois l’efficacité et le sérieux de l’armée, qui reste le plus habilitée à défendre le Liban.

 

Sources : Lorient le jour

 

Une délégation du Jihad islamique remercie les responsables pour le
succès rapide de l’enquête dans l’affaire des frères Majzoub




La découverte d’un réseau israélien actif au Liban et les aveux de ses membres présumés aux enquêteurs du service de renseignements de l’armée se sont transformés en plaidoirie en faveur de l’armée et de ses services et en une condamnation unanime d’Israël.

Hier, le président de la République Émile Lahoud, mais aussi le Premier ministre Fouad Siniora ont reçu à tour de rôle une délégation du Jihad islamique palestinien présidée par le représentant de cette organisation au Liban, Abou Imad Rifaï, et accompagnée des membres de la famille des frères Majzoub, assassinés en principe par les membres de ce réseau à Saïda il y a près de deux semaines.

Devant ses visiteurs, Lahoud a affirmé que l’enquête se poursuivra jusqu’au bout « pour connaître tous les détails et
les activités des membres du réseau pro-israélien. Elle sera couronnée par la comparution des coupables présumés devant la justice afin qu’ils reçoivent le châtiment qu’ils méritent pour les actes commis menaçant la stabilité et la sécurité du Liban ».

Le président Lahoud a précisé que
le démantèlement de ce réseau confirme ce qu’il n’a cessé de répéter depuis des mois, à savoir la nécessité de rester vigilants et de placer l’unité des Libanais en tête des priorités, « car, a-t-il dit, Israël qui a été contraint de quitter le Liban sans contrepartie à cause des pressions exercées par la Résistance, ne s’incline pas facilement devant cette réalité stratégique, citée désormais en exemple dans le monde arabe notamment ».

Selon le chef de l’État, l’une des principales leçons qu’il faut tirer du démantèlement de ce réseau est l’efficacité des services de sécurité, en particulier ceux de l’armée, qui accomplissent leur travail avec rapidité et succès dès qu’on leur confie une mission en toute confiance. « Cela suffit de mettre en doute la capacité des services de sécurité, avec à leur tête l’armée libanaise, a déclaré Lahoud. L’armée reste l’institution qui regroupe la famille libanaise dans toute sa diversité. Les militaires n’ont d’ailleurs jamais hésité à verser leur sang pour protéger le Liban. Les attaquer, c’est porter atteinte au Liban. »

« L’armée est prête à assumer toutes ses responsabilités, et la coopération de tous les Libanais avec elle est requise, a encore ajouté le chef de l’État. Mais chaque citoyen a aussi sa part de responsabilité dans la protection de la stabilité interne. À la veille d’une saison touristique qui s’annonce bonne, nous devons rester vigilants, tout en restant actifs et performants, comme l’Ordre des ingénieurs, entre autres, qui facilite le travail de développement et de construction. »

De son côté, le responsable du Jihad islamique au Liban a fait une même déclaration chez Lahoud et chez Siniora, affirmant que le but de ces deux visites est d’abord de remercier le Liban et les SR de l’armée pour avoir découvert rapidement les meurtriers des frères Majzoub, et aussi pour les féliciter de ce succès. Il a aussi rappelé que le Liban et la Palestine sont des cibles pour Israël, ce qui explique que dans ces deux pays, la Résistance reste une nécessité. « Et au Liban, elle est complémentaire avec l’armée », a encore ajouté Abou Imad Rifaï.

 

Sources : Lorient le jour

Posté par Adriana Evangelizt

Le Conseil des ministres décide de déposer une plainte contre Israël




Le Conseil des ministres a décidé hier de déposer
une plainte auprès de l’ONU contre Israël après le démantèlement du réseau lié au Mossad et impliqué dans l’assassinat du chef du Jihad islamique au Liban, Mahmoud Majzoub, à Saïda. Le Conseil de sécurité sera saisi dès que le Liban aura complété le dossier de cette affaire.

Réuni hier sous la présidence du chef de l’État, Émile Lahoud, le Conseil des ministres a pris connaissance des détails de l’attentat de Saïda, exposés par le ministre de la Défense, Élias Murr, qui a reçu durant la réunion de nouvelles informations
sur l’arrivée, par voie de mer, du matériel d’espionnage qui était destiné au réseau. Il s’est empressé de les communiquer à ses collègues. Un débat a suivi durant lequel le Conseil des ministres a reconnu à l’unanimité que « l’ennemi principal du Liban est Israël qui poursuit ses agressions et son atteinte contre la sécurité, la stabilité et la souveraineté du pays et qui ne s’est pas, par conséquent, retiré du Liban comme il le prétend ».

C’est ce qu’indique le communiqué final dont lecture a été donnée par le ministre de l’Information, Ghazi Aridi. Selon les explications de M. Aridi à la presse, il a été décidé de préparer un dossier solide sur base duquel la plainte sera déposée. Le ministère des Affaires étrangères a été chargé de jouer un rôle actif à ce niveau. Il doit multiplier les réunions avec les conseillers légaux de son département pour élaborer un dossier « cohérent, solide et documenté,
condamnant Israël et mettant en relief ses intentions hostiles et ses agressions permanentes, dans l’espoir que la communauté internationale réagira, ne serait-ce qu’une fois, pour mettre fin aux visées israéliennes ».

En début de séance, les chefs de l’État et du gouvernement ont tous deux rendu un vibrant hommage à l’armée et souligné la nécessité de faire face
aux tentatives israéliennes d’ébranler la stabilité libanaise. Une unanimité s’est également dégagée sur « l’importance de l’unité des Libanais et sur leur solidarité pour affronter toutes les politiques de l’ennemi israélien », selon le communiqué.

Dans son intervention à l’ouverture de la réunion, le président Lahoud a estimé que « les divergences politiques sont normales et nécessaires parce qu’elles sont une preuve de la démocratie, mais l’intérêt du Liban n’est préservé que lorsque le peuple est uni ». M. Siniora a renchéri en jugeant que « le Liban a démontré qu’il est prêt à s’élever au-dessus de tous les différends,
à partir du moment où il doit faire face à Israël ».

En marge du débat
sur le réseau terroriste, le Conseil des ministres a planché sur une série de questions d’intérêt général. Le chef de l’État a ainsi mis l’accent sur la nécessité de garantir le succès de la saison d’été, d’autant qu’un grand nombre de touristes est attendu. Il a mis en garde contre une hausse arbitraire des prix et souligné qu’il faut asphalter les artères principales et faciliter l’octroi de visas d’entrée au Liban, conformément aux lois en vigueur.

Parmi les principales résolutions du Conseil des ministres, notons l’octroi d’un permis à Orange TV, la télévision du CPL, l’approbation de l’adhésion du Liban à la convention internationale sur la lutte contre la corruption, ainsi que les deux décrets relatifs au statut intérieur du Conseil supérieur de la chasse ainsi qu’à la nomination des représentants des ministères et des établissements publics au sein de cet organisme.

Par ailleurs, M. Siniora a annoncé la reprise, à partir de la semaine prochaine, des réunions extraordinaires du Conseil des ministres consacrées à des sujets déterminés. Celle de lundi sera consacrée aux problèmes écologiques et notamment au projet de traitement des déchets solides, élaboré par le ministre de l’Environnement, Yaacoub Sarraf, et dont des copies ont été distribuées hier aux ministres. D’autres seront consacrées à l’électricité, à la santé et à l’assurance médicale.

Sources : Lorient le jour




Le ministre de la Défense assure que l’armée a démantelé le réseau du Mossad sans le concours du Hezbollah


Murr catégorique : Pas de lien entre l’attentat de Saïda et les autres
perpétrés depuis le 1er octobre 2004




Le ministre de la Défense, Élias Murr, a assuré hier qu’il n’existe aucun lien entre le démantèlement du réseau lié à Israël, consécutivement à l’assassinat du chef du Jihad islamique au Liban, Mahmoud Majzoub, et la série d’attentats qui a secoué le Liban depuis le 1er octobre 2004. Les techniques employées dans l’attentat de Saïda et dans les autres ne sont pas les mêmes, a-t-il expliqué, affirmant que la charge a été actionnée à partir d’un avion israélien. Il a insisté sur le fait que c’est l’armée, seule, qui a démantelé le réseau, sans le concours du Hezbollah.

M. Murr a reçu dans la matinée le directeur des services de renseignements de l’armée, le général Georges Khoury, qui lui a communiqué les résultats de l’enquête
avec les membres du réseau manipulé par le Mossad. Il devait ensuite s’entretenir successivement avec le représentant personnel de l’ONU au Liban, Geir Pedersen, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, James Watt, et le chef de la mission diplomatique américaine, Jeffrey Feltman.

M. Murr a ensuite tenu une conférence de presse pour mettre les points sur les « i » après la multiplication des déclarations et des informations de presse insinuant que
c’est le même réseau qui aurait perpétré les attentats et les assassinats dans le pays depuis octobre 2004.

Les premiers éléments de l’enquête sur l’assassinat de Majzoub révèlent
qu’il « existe une forte possibilité que le détonateur de la voiture piégée ait été actionné par un avion israélien qui recevait, à partir d’une caméra placée dans une camionnette stationnée loin des lieux, le film des mouvements » de Mahmoud al-Majzoub.

Il s’est arrêté
sur les violations israéliennes de l’espace aérien libanais, affirmant que « le plus grave est qu’elles assurent l’exécution d’opérations terroristes au Liban, ce qui est effrayant et très dangereux ». Selon lui, « c’est la première fois depuis 30 ans que durent les opérations israéliennes au Liban qu’une opération est menée avec cette qualité d’exécutants et ce haut niveau technique ».

Après avoir rendu un vibrant hommage à l’armée, le ministre Murr a indiqué qu’« il n’existe pas jusqu’à présent des éléments qui laissent supposer un éventuel lien entre la personne arrêtée dans le cadre de cette affaire (Mahmoud Rafeh) et les attentats qui se sont produits dans la banlieue est de Beyrouth (...) d’autant que la technique employée depuis l’attentat contre le ministre Marwan Hamadé, en passant par celle qui m’a visé, est différente ».
« Lier ces attentats à celui de Saïda compromet l’enquête. Il ne faut tenir compte que des informations fournies par les services de renseignements de l’armée », a-t-il insisté, affirmant ne pas vouloir accuser ou innocenter qui que ce soit.

M. Murr a ensuite déclaré que ce sont les services de renseignements de l’armée, seuls, qui ont réussi à traquer et à démanteler le réseau, sans l’aide d’aucune partie, et notamment le Hezbollah. Il a cependant invité tous les partis qui auraient des informations sur des réseaux terroristes à les communiquer à l’armée.

M. Murr a ensuite déclaré que la campagne menée depuis près d’un an et demi contre l’armée et les différents services de sécurité « a créé un sentiment d’abattement chez les officiers ». « Prenons l’exemple des services de renseignements de l’armée. Il se peut que deux ou trois officiers aient commis des erreurs, mais il existait en contrepartie 150 autres qui ont veillé pendant dix ans au maintien de la sécurité et qui ont été démoralisés parce qu’ils se sont sentis visés », a-t-il dit, rappelant que près de 95 % des cadres des services de renseignements ont été récemment changés et ont commencé à travailler sur le terrain.

En réponse à une question, il a jugé qu’aucun État au monde, aussi puissant soit-il, ne peut se protéger contre les actions terroristes. « Cela ne veut pas dire pour autant que je n’accomplirai pas mon devoir pour éviter autant que possible des incidents du genre et pour
démanteler les réseaux terroristes avant qu’ils n’agissent », a-t-il ajouté. Rappelons qu’il y a près de trois ans, les services de renseignements de l’armée avaient démantelé, sous le mandat Murr, un réseau terroriste qui voulait attaquer à l’explosif l’ambassade d’Italie ainsi que d’autres chancelleries.

Le ministre de la Défense a ensuite assuré que les forces régulières fonctionneront à plein rendement pour maintenir la sécurité dans le pays, même si leur nombre a diminué après l’annulation du service du drapeau et si leur mission a quadruplé après le retrait israélien. Il a assuré que la communauté internationale « met tout son poids dans la balance pour aider l’armée libanaise », affirmant que dans trois mois, les forces régulières auront évolué sensiblement au niveau qualitatif, que ce soit grâce au matériel qui leur sera accordé ou grâce à la formation qu’elles auront reçue. 

 

Sources : Lorient le jour






Publié dans MOSSAD AU LIBAN

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